Organisations internationales et multilatéralisme
La rhétorique sur la crise du multilatéralisme est fréquente. Les organisations internationales (ONU, OMC, etc.) n'en demeurent pas moins importantes, tandis que d'autres forums (G20, BRICS, etc.) s'affirment.
Sujets liés
Les BRICS en quête d'un nouvel ordre mondial
Du 22 au 24 août 2023, se tient à Johannesbourg le sommet annuel des BRICS… BRICS, acronyme anglais pour Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. Sa création remonte à la première décennie des années 2000 comme une sorte d’alternative à l’hégémonie américaine et à l’unipolarité et ce sentiment profond qui unit ces cinq pays d’avoir été maintenus à la périphérie des affaires politiques du monde par les puissances occidentales.
La RussAfrique à l’épreuve de la guerre
Après le premier forum d’affaires russo-africain en 2011, le sommet Russie/Afrique de Sotchi en 2019 qui avait réuni 43 des 54 chefs d’État et de gouvernement africains avait officialisé en grande pompe le retour de la Russie sur le continent. Précédé par une intense préparation diplomatique, le second sommet Russie-Afrique doit avoir lieu à Saint-Pétersbourg et va, cette fois-ci, faire figure de test crucial pour la RussAfrique.
Le temps des grandes missions de maintien de la paix de l'ONU est révolu
Le 30 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU a mis fin à la mission des casques bleus de la Minusma à la demande des autorités maliennes. En RDC, le gouvernement congolais a négocié un retrait porgressif de la Monusco. Selon Thierry Vircoulon, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri), "on voit la fin d'une époque, celle du maintien de la paix onusien dans sa version classique", notamment "parce que la réforme vers l'imposition de la paix n'a pas été possible".
Départ de la MINUSMA, un tournant pour la sécurité au Mali ?
Un an après le départ des troupes françaises, le gouvernement militaire du Mali a demandé le retrait sans délais des forces onusiennes de la MINUSMA le 16 juin 2023.
La France dans l’OTAN : de l’allié difficile au contributeur essentiel
Dégradation rapide du contexte sécuritaire et retrait chaotique d’Afghanistan, différends internes éclatant au grand jour, questionnements sur son périmètre de responsabilité en matière de sécurité, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) semblait en fâcheuse posture jusqu’à ce que l’invasion de l’Ukraine le 24 février 2022 vienne la remettre pleinement en selle.
Lutte d’influence pour la place de la France dans l’Otan
Deux modèles de « génération de forces » sont en discussion entre États membres: l’un pour augmenter les moyens pré-positionnés à l’Est, l’autre qui mise sur un renforcement de la réactivité des armées.
Turquie, les ambitions bridées
La Turquie, à travers les élections de ce printemps, s’est encore montrée emblématique du temps. Un temps où nombre de régimes politiques oscillent entre formes démocratiques et concentration autoritaire du pouvoir. Où l’inflation et la récession succèdent à d’impressionnantes périodes de croissance. Où le dérèglement international ouvre les voies de diplomaties tous azimuts, balançant entre fidélités politiques variées. Face à la guerre d’Ukraine, Ankara joue toutes ses cartes en élargissant ses espaces de présence et d’intervention. Elle est plus nécessaire que jamais à tous ses partenaires, quel que soit son destin intérieur.
L’Iran, grand gagnant de la politique chinoise au Moyen-Orient ?
Le 10 mars dernier, la révélation d’un accord entre l’Arabie saoudite et l’Iran obtenu via une médiation chinoise prend par surprise les observateurs et diplomates occidentaux. Sans précédent, l’intervention de Pékin dans le contentieux opposant Riyad et Téhéran confirme ses ambitions grandissantes à l’égard de la région.
Nucléaire : l’Iran entre coopération et défi
Ces derniers mois, l'Iran a augmenté son stock d'uranium enrichi sur son territoire. Théoriquement, selon un accord signé en 2015 entre l'Iran et les membres du Conseil de sécurité des Nations Unis, le taux d'enrichissement de l'uranium iranien ne devrait pas dépasser 3,6 %. Or l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) révèle qu'il est aujourd'hui enrichi à prêt de 84 %, à un rien des 90 % nécessaires pour produire une bombe atomique. Depuis mai 2018 et la sortie des Etats-Unis des accords de 2015 décidée par Donald Trump, les négociations avec Téhéran patinent et les Iraniens sont de plus en plus exigeants sur les contreparties à une limitation de leur activité nucléaire.
Guerre en Ukraine : la position du Japon vis-à-vis des armes nucléaires peut-elle évoluer ?
Dans le contexte de la guerre en Ukraine menée par la Russie, l'Union européenne a dû revoir sa politique de défense et de sécurité. Comment la France, seul membre de l'Union européenne possédant l'arme nucléaire, perçoit-elle les efforts en termes de désarmement ?
Le Royaume-Uni de Charles III et l’Afrique : une tentation de repli
Le 6 mai 2023, le roi Charles III sera couronné à l'abbaye londonienne de Westminster. Ce briefing prend le pouls des relations entre le Royaume-Uni et le continent africain sur fond de discours du souverain sur le Global Britain.
le "Green Deal", une mobilisation sans précédent en Europe
Face au déréglement climatique, l'Union Européenne (UE) adoptait en décembre 2019 son "Green Deal". Ce "Pacte vert" prévoit une réduction juridiquement contraignante d'au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2030 et l'atteinte de la neutralité carbone au niveau de l'UE d'ici 2050.
Chine/États-Unis : l’Europe en déséquilibre
En amont de la visite d'Emmanuel Macron et d'Ursula von der Leyen en Chine, une vingtaine de chercheurs de l'Ifri décryptent les enjeux du triangle stratégique États-Unis/Chine/Europe.
La guerre en Ukraine dope l’OTAN, pas la défense européenne
Le président français juge urgent de bâtir une défense collective sur le continent. Mais la crise ukrainienne a surtout renforcé l'Alliance atlantique et le poids de la Pologne.
Liberté, Union européenne, OTAN : la société ukrainienne a fait son choix
La résistance ukrainienne s'inscrit dans un temps long, ouvert par l'indépendance de 1991 et confirmé en 2014. Une tendance continue a rapproché très largement l'opinion du pays de l'Union européenne (UE) puis de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN), la conduisant à chercher une véritable séparation avec la Russie et surtout avec son héritage historique soviétique.
Ballon-sonde chinois : un ballon d'essai ?
Ballon espion pour le Pentagone… aéronef civil dévié de sa trajectoire d’après Pékin. Toujours est-il que l’objet volant à 18 kilomètres d’altitude a été aperçu entre-autres au-dessus d’un site nucléaire stratégique aux Etats-Unis.
Afrique : des transitions démocratiques aux transitions militaires
Depuis 2020, une étonnante épidémie de putschs (cinq en deux ans) a frappé la zone comprise entre les 10e et le 20e parallèles nord, qui va du Soudan à la Guinée. De Khartoum à Conakry, des militaires ont pris le pouvoir entre 2020 et 2022 et entendent y rester. Niger mis à part, cette bande est ainsi devenue la « bande des juntes ».
Quelles sont les véritables ambitions des grandes puissances ?
Le directeur de l’Institut Français des Relations Internationales, historien et auteur Thomas Gomart présente son dernier livre “Les ambitions inavouées, ce que préparent les grandes puissances” aux éditions Tallandier.
Les ambitions inavouées. Ce que préparent les grandes puissances
Que savons-nous des plans échafaudés par nos partenaires et adversaires ? La guerre en Ukraine nous a brutalement rappelé qu’une décision prise par un chef d’État a un impact sur le sort de millions de personnes.
Regard sur une planète en folie : l’Occident en ligne de mire
Tous les ans, Thierry de Montbrial, fondateur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), organise la World Policy Conference (WPC). Elle se tenait en décembre dernier, à Abu Dhabi. Ce « Davos de la géopolitique mondiale », qui réunit quelques centaines d’initiés, a dressé des perspectives sur l’avenir de la planète.
La coopération sanitaire internationale à l'épreuve du COVID-19
La pandémie de COVID-19 a joué un rôle de catalyseur des tensions internationales, en particulier entre la Chine et les États-Unis.
DOSSIER RAMSES 2021 : Santé/Climat : COVID-19, et maintenant ?
Le virus est emblématique de la mondialisation : nul ne contrôle ni ne maîtrise sa circulation. Qui gouverne ? Il n'y a pas de gouvernance spécifique du "transversal", des questions mondialisées : santé, environnement, techniques informationnelles...
RAMSES 2021. Le grand basculement ?
Pour sa 38e édition, trois questions majeures sont abordées dans le RAMSES 2021. Santé/Climat : COVID-19, et maintenant ? : Le virus est emblématique de la mondialisation : nul ne contrôle ni ne maîtrise sa circulation. Qui gouverne ? Il n'y a pas de gouvernance spécifique du "transversal", des questions mondialisées : santé, environnement, techniques informationnelles... Europe : se refaire ou se défaire : Comme toujours, le bilan européen est en demi-teinte : pâle et décisif, inévitable. Se refaire ou se défaire, se penser comme projet politique ou vivoter comme simple filet de sécurité : voilà l’option qui est devant la Conférence sur l’avenir de l’Europe. Monde arabe : 10 ans après le faux printemps : La décennie post-printemps et la crise du coronavirus vont dans le même sens : renforcement du contrôle sur les sociétés, aggravation du poids des régimes autoritaires, situation économique catastrophique, division profonde de sociétés en révolte.
La justice et la force
En prenant un peu de distance vis-à-vis de l’activité des dernières semaines, une phrase célèbre de Goethe (dans sa relation du siège de Mayence, en 1793) m’est revenue en mémoire : « Je suis ainsi fait, j’aime mieux commettre une injustice que de souffrir un désordre. » Autrement dit : le désordre engendre davantage d’injustices que celles qu’il fait éventuellement disparaître. Or, s’il y a un mot qui caractérise le monde en cette fin d’été 2020, c’est bien le désordre.
La France et la modernisation de l'union douanière UE-Turquie : intérêts et obstacles
Ce rapport fait partie d'une initiative du Centre d'études appliquées sur la Turquie (CATS) de la Stiftung Wissenschaft und Politik (SWP), avec l'Institut royal Elcano (ELCANO, Madrid), l'Institut polonais des affaires internationales (PISM, Varsovie), l'Istituto Affari Internazionali (IAI, Rome) et la Fondation hellénique pour la politique européenne et étrangère (ELIAMEP, Athènes), pour ouvrir des perspectives de modernisation de l'Union douanière Union européenne-Turquie (CU UE-Turquie).
Conséquences et leçons d’un virus
Les Européens s’apprêtent à prendre leurs vacances à un moment où la pandémie de COVID-19 semble s’éloigner d’eux, malgré les clusters qui apparaissent ici ou là. Pour autant, nous ne sommes pas à l’abri d’une prochaine vague. Après tant de discours imprudents, plus personne n’ose d’ailleurs émettre des prévisions trop précises.
COVID-19 : le monde d’après est déjà là
L’imprévisible crise du COVID-19 pose, à plusieurs niveaux, des questions fondamentales. Elle questionne la forme actuelle de la mondialisation, et l’idéologie néo-libérale qui l’a jusqu’ici accompagnée. Elle interroge une gouvernance mondiale en panne, dépassée par les égoïsmes nationaux, et les tentations de fermeture. Elle appelle à la mobilisation des instruments de résilience des démocraties, et d’une Union européenne qui joue son avenir, en particulier dans la confiance des peuples.
COVID-19 : choc sanitaire et géopolitique
La crise du COVID-19 a durement frappé les pays membres de l’Union européenne. Analysant ses premiers effets sur les grands équilibres mondiaux, Josep Borrell, son Haut Représentant pour la politique étrangère, propose six grands choix politiques pour conforter la résilience de l’Union et la doter d’une véritable autonomie stratégique.
Le bien public mondial, au-delà des mots
Au moment où j’écris ces lignes, l’évolution de la pandémie de COVID-19 semble donner raison à ceux des épidémiologistes ou virologues qui nous annoncent depuis un certain temps que la vague est en train de passer.
La stratégie économico-sécuritaire russe au Mozambique
Depuis le retour de Moscou sur le continent africain - timidement entamé au début des années 2000 et s’accélérant depuis 2014 -, la stratégie russe cible principalement les pays riches en minéraux en utilisant la stratégie suivante pour séduire les régimes africains : fournir des services de sécurité et de communication en échange de ressources naturelles et/ou d’un soutien lors des votes au Conseil de sécurité des Nations unies.
Le sommet du G20 en Inde terni par l'absence de Xi Jinping ?
Les dirigeants du G20 se réunissent du 9 au 10 septembre à New Delhi, en Inde, pour notamment échanger sur la guerre en Ukraine ou encore le dérèglement climatique. L'absence de Vladimir Poutine était attendue, mais pas celle du président chinois Xi Jinping, une première pour le forum.
La course aux minerais critiques
Sous le capot d'une voiture électrique, on trouve du lithium, du cobalt et d'autres minerais dits "critiques". Aussi difficiles à extraire que prisés par les industries, ils aiguisent les appétits des grandes puissances engagées dans la course à la transition énergétique.
Sommet 2023 des BRICS : élargissement du bloc
Le 24 août le 15e sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) s'est achevé à Johannesbourg avec l'annonce d'un élargissement historique.
Les BRICS en quête d'un nouvel ordre mondial
Du 22 au 24 août 2023, se tient à Johannesbourg le sommet annuel des BRICS… BRICS, acronyme anglais pour Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud. Sa création remonte à la première décennie des années 2000 comme une sorte d’alternative à l’hégémonie américaine et à l’unipolarité et ce sentiment profond qui unit ces cinq pays d’avoir été maintenus à la périphérie des affaires politiques du monde par les puissances occidentales.
Le temps des grandes missions de maintien de la paix de l'ONU est révolu
Le 30 juin, le Conseil de sécurité de l'ONU a mis fin à la mission des casques bleus de la Minusma à la demande des autorités maliennes. En RDC, le gouvernement congolais a négocié un retrait porgressif de la Monusco. Selon Thierry Vircoulon, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri), "on voit la fin d'une époque, celle du maintien de la paix onusien dans sa version classique", notamment "parce que la réforme vers l'imposition de la paix n'a pas été possible".
Départ de la MINUSMA, un tournant pour la sécurité au Mali ?
Un an après le départ des troupes françaises, le gouvernement militaire du Mali a demandé le retrait sans délais des forces onusiennes de la MINUSMA le 16 juin 2023.
Lutte d’influence pour la place de la France dans l’Otan
Deux modèles de « génération de forces » sont en discussion entre États membres: l’un pour augmenter les moyens pré-positionnés à l’Est, l’autre qui mise sur un renforcement de la réactivité des armées.
Nucléaire : l’Iran entre coopération et défi
Ces derniers mois, l'Iran a augmenté son stock d'uranium enrichi sur son territoire. Théoriquement, selon un accord signé en 2015 entre l'Iran et les membres du Conseil de sécurité des Nations Unis, le taux d'enrichissement de l'uranium iranien ne devrait pas dépasser 3,6 %. Or l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) révèle qu'il est aujourd'hui enrichi à prêt de 84 %, à un rien des 90 % nécessaires pour produire une bombe atomique. Depuis mai 2018 et la sortie des Etats-Unis des accords de 2015 décidée par Donald Trump, les négociations avec Téhéran patinent et les Iraniens sont de plus en plus exigeants sur les contreparties à une limitation de leur activité nucléaire.
Guerre en Ukraine : la position du Japon vis-à-vis des armes nucléaires peut-elle évoluer ?
Dans le contexte de la guerre en Ukraine menée par la Russie, l'Union européenne a dû revoir sa politique de défense et de sécurité. Comment la France, seul membre de l'Union européenne possédant l'arme nucléaire, perçoit-elle les efforts en termes de désarmement ?
le "Green Deal", une mobilisation sans précédent en Europe
Face au déréglement climatique, l'Union Européenne (UE) adoptait en décembre 2019 son "Green Deal". Ce "Pacte vert" prévoit une réduction juridiquement contraignante d'au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2030 et l'atteinte de la neutralité carbone au niveau de l'UE d'ici 2050.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.