Sociétés
L'existence d'une société civile internationale fait l'objet de débats théoriques. Par-delà ces débats, l'étude des sociétés demeure essentielle à la compréhension de la marche du monde.
Жизнь после Эдварда Сноудена: будущее управления интернетом
Тему управления интернетом в мире долгое время игнорировали, потому что она считалась предметом, доступным для изучения только узкому кругу экспертов. Однако за последний год эта тема оказалась в центре обсуждения как на национальных, так и на международном уровнях. Это, безусловно, хорошая новость, ведь сегодня пользование интернетом стремительно растет, во-первых, за счет развития мобильного интернета, а во-вторых, за счет появления все новых и новых интернет-пользователей из развивающихся стран.
Entre contrôle étatique et développement d'un marché. Le financement de l'enseignement supérieur en Russie
"Le financement de l'enseignement supérieur en Russie", Revue internationale d'éducation n° 65
Dossier: le financement de l'éducation, CIEP, Sèvres, avril 2014, p.69-77
ISBN : 978-2-85420-603-6
Editeur : Centre International d'Études Pédagogiques (CIEP)
1914-1918 et la redéfinition de la guerre
La Première Guerre mondiale a contribué à redéfinir la notion de stratégie, lui donnant une dimension politique qu’elle n’avait pas auparavant. De nouvelles institutions ont été créées pour permettre aux civils et aux militaires d’échanger sur les grandes orientations stratégiques. Au-delà de la stratégie, la « guerre totale » de 1914-1918 a transformé l’idée même de guerre. La mémoire de ce conflit doit être perpétuée : sa valeur dissuasive pourrait nous prémunir d’une nouvelle montée des extrêmes.
Turquie : le syndrome de Sèvres, ou la guerre qui n'en finit pas
Le traité de Sèvres symbolise pour les Turcs la liquidation de l’Empire et l’action des puissances extérieures pour démembrer la Turquie. L’effet historique du traité survit sous forme de syndrome, justifiant une vision obsidionale de la survie nationale. Au-delà de l’actuel néo-ottomanisme, un dialogue repensé avec l’Europe pourrait peut-être donner au pays un rapport nouveau à sa mémoire et l’aider à dépasser un syndrome manié par toutes les composantes de sa classe politique.
1914-2014 : nation et nationalisme
Les mobilisations de la Grande Guerre poussent leurs racines dans des imaginaires nationaux façonnés par le xixe siècle dans les pays d’Europe. Le double traumatisme des guerres mondiales engendre le déclin des nationalismes et la mise en place de nouvelles logiques de reconstruction des sociétés. La mondialisation remet encore en cause l’étroit cadre national, mais la crise actuelle de l’Union européenne montre que la démocratie a quelque mal à s’émanciper du cadre de la nation.
Le passé de l'Europe est-il le futur de l'Asie ?
De troublantes similitudes existent entre l’Asie d’aujourd’hui et l’Europe d’avant 1914. La Chine exige de jouer un rôle à la mesure de ses ambitions, comme l’Allemagne à la fin du XIXe siècle. La puissance dominante, les États-Unis, ne sait pas plus limiter l’expansion de la puissance émergente que la Grande-Bretagne il y a un siècle. Face à l’exacerbation du nationalisme en Asie, les leçons de la Première Guerre mondiale doivent être retenues pour éviter une escalade dangereuse.
1914-2014. La Grande Guerre et le monde de demain
1914 : l'enchaînement de Sarajevo. 2014 : l'enchaînement de Sébastopol ? À un siècle de distance, les crises européennes partent d'obsessions étrangement comparables ; pour déboucher sur des résolutions différentes. Le siècle qu'inaugure la Première Guerre mondiale a tout dessiné de notre temps : la sauvagerie des guerres techniques, l'illusion de l’entente des nations, un concept de sécurité collective qui peine à s'imposer, l'incertitude sur le destin d'une Europe à la puissance à la fois centrale et relative…
Le premier numéro 2014 de Politique étrangère projette l'héritage du premier conflit mondial sur notre avenir. De quelles formes de conflit sommes-nous aujourd'hui les héritiers ? Que faire du droit international ? L'Europe survivra-t-elle à son pacifisme actuel ? L'Asie est-elle le prochain champ d'affrontement des nouvelles puissances ? Le Moyen-Orient arrivera-t-il à digérer la fin des empires qui l'ont mis en coupe réglée ?
La nouvelle dynamique kurde
La "question kurde" s'impose de nouveau sur le devant de la scène proche et moyen-orientale.
Le salafisme en Allemagne : Un défi pour la démocratie
Même si les salafistes ne représentent en Allemagne qu’une petite partie de la population musulmane, ils déterminent une grande partie des débats sur l’islam.
"L'affaire Snowden a déclenché une prise de conscience"
Après l’annonce par Barack Obama d’une réforme des programmes de surveillance de la NSA, le scandale causé par les révélations d’Edward Snowden est-il derrière nous ?
- L’onde de choc créée par les révélations d’un seul homme a obligé le président des États-Unis à prendre position. C’est une victoire pour Edward Snowden et les gens qui le soutiennent. Barack Obama affirme que les services de renseignement américains contribuent en premier lieu à la sécurité des États-Unis. Cela implique l’espionnage, y compris des alliés.
Atatürk arabe : le poids de l'histoire
Les débats récents sur un "modèle turc" pour le monde arabe se sont surtout concentrés sur les réalisations de l'AKP en Turquie et son éventuelle proximité idéologique avec les partis issus de la mouvance des Frères musulmans.
Thaïlande : une révolution en marche ?
Alors que l’opposition appelle au blocus de Bangkok à partir du 13 janvier 2014, ce texte propose une mise en perspective des tumultes politiques qui secouent la Thaïlande ces derniers mois.
Les manifestations de Taksim vues par les médias arabes : le modèle turc à l'épreuve de la rue
Les réactions des médias arabes aux manifestations de » masse de juin 2013 en Turquie ont été immédiates, passionnées mais partagées. Elles confirment l’intérêt croissant des sociétés arabes pour les questions turques, mais aussi l’instabilité de l’image de ce pays dans la région.
Révolutions arabes et gaz de schiste : un mélange explosif
Les pays producteurs du Maghreb et du Moyen-Orient, traditionnellement-clé dans le paysage énergétique mondial, sont sous les feux de deux révolutions croisées : les révolutions arabes qui agitent la région, et la révolution énergétique, en d’autres termes, le bouleversement provoqué par les hydrocarbures non conventionnels, communément gaz de schiste, sur les marchés énergétiques mondiaux. Les réformes sont urgentes mais certains pays de la région sont plus conscients et mieux armés que d’autres pour faire face à la situation.
Les panneaux publicitaires à Abidjan : miroirs des marques, marqueurs des consommations. Publicité, consommation et banalisation culturelle dans une Afrique en croissance
Avec 5 % de croissance de son PIB en moyenne ces dernières années, le continent africain, longtemps méprisé par les investisseurs et les observateurs économiques internationaux, apparaît maintenant comme un continent d’opportunités pour les affaires et un relais de croissance indéniable pour des entreprises internationales affectées par la crise économique mondiale.
De quoi Snowden est-il le nom ?
Edward Snowden est celui par qui le scandale est arrivé. Que sait-on au juste de cet homme au visage juvénile né en juin 1983 ? Quels sont les ressorts psychiques et politiques de sa révélation du programme Prism ? Héros pour les uns, traître pour les autres, il reflète ce glissement de civilisation provoqué par la propagation des technologies de l’information et de la communication. Définissant la civilisation comme cette « aptitude à la transmission d’un ordre symbolique d’une génération à une autre », Alain Badiou déplore « la désorientation grandissante où se trouvent nos fils » auxquels ne serait plus proposé d’initiation. Or, la part étatique de l’initiation des fils s’est longtemps faite par le service militaire. Cette figure du maoïsme français explique, sans rire, que l’instabilité identitaire des fils d’aujourd’hui serait un symptôme, parmi d’autres, du dépérissement de l’État démocratique, amputé de ses fonctions symboliques d’initiation à la guerre. Première hypothèse : si Snowden nommait quelque chose, ce pourrait être le dépérissement de l’État américain, humilié par l’un de ses fils, décidé à révéler son hybris. Edward Snowden a bénéficié de multiples soutiens publics, notamment celui de Jürgen Habermas, qui a souligné son « courage civique exemplaire ». Seconde hypothèse : si Snowden nommait quelque chose, ce pourrait être l’aspiration à un espace public direct d’une génération de militants désormais prête à combattre toute restriction étatique en la matière, a fortiori lorsqu’elle émane de la première puissance mondiale, qui prétend être garante de la liberté d’Internet.
L’affaire Snowden rappelle aux naïfs que l’espionnage est un des plus vieux métiers du monde ; les progrès du libéralisme politique n’ont en aucun cas empêché la persistance d’une face cachée de l’État. Ils l’ont même accentuée. Plus profondément, si l’espionnage se révèle consubstantiel aux pouvoirs politiques les plus anciens, la création et le développement de services de renseignement, inscrits dans l’appareil d’État, sont étroitement liés à la modernité politique. Depuis plusieurs années, des mises en garde étaient formulées sur la tendance des régimes – autoritaires comme démocratiques – d’exercer une surveillance, un contrôle, voire une répression par voie numérique. L’affaire Snowden illustre la capacité de déstabilisation d’un individu sur l’ensemble du système diplomatique. C’est pourquoi il faut comprendre ses motivations profondes, ainsi que les réactions qu’il suscite. Edward Snowden défend une cause : divulguer des informations et documents pour dénoncer les ravages de la surveillance étatique, ainsi que les ententes entre les autorités américaines et de grands groupes privés. Dans ce domaine particulièrement sensible, toutes les manipulations sont évidemment possibles. Il n’en demeure pas moins que l’affaire Snowden signale l’apparition d’un différend fondamental entre sociétés civiles et États sur l’équilibre entre libertés individuelles et sécurité nationale. Vieux débat s’il en est, mais qui se structure aujourd’hui à l’échelle globale.
Les nouvelles voies de l'espionnage : Aux démocraties de montrer l'exemple
Douze ans après le 11-Septembre, l'affaire Snowden marque une nouvelle bifurcation du système international. Ben Laden a façonné l'appareil de sécurité des Etats-Unis, et par conséquent de leurs alliés, au cours de la dernière décennie. Edward Snowden sert désormais à nommer la nouvelle menace : la dénonciation de la NSA et de son étroite collusion avec les entreprises américaines du secteur numérique. Reste à savoir si les alliés traditionnels de Washington partagent cette définition, alors même qu'ils prennent conscience du caractère intrusif, systématique et, pour tout dire, incontrôlé, de cette surveillance qui s'exerce aussi à leurs dépens.
De quoi Snowden est-il le nom ?
Edward Snowden est celui par qui le scandale est arrivé. Que sait-on au juste de cet homme au visage juvénile né en juin 1983? Quels sont les ressorts psychiques et politiques de sa révélation du programme Prism?
"Angela Merkel a trahi les valeurs traditionnelles pour certains conservateurs"
Angela Merkel sera-t-elle toujours chancelière dans un an ? Hans Stark passe en revue le paysage politique allemand. Selon lui, la poussée de la droite populiste et eurosceptique est appelée à durer, mais ne devrait pas empêcher la formation d'une coalition lors des élections de 2017.
L’Allemagne devient-elle un pays d’Europe comme les autres ?
Après les revers électoraux d’Angela Merkel lors des élections récentes dans les Länder tel que la Mecklemburg-Poméranie Occidentale où l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) a fini deuxième, l’Allemagne deviendrait-elle un pays d’Europe comme les autres?
Extrême droite : «La France aura valeur de test»
Après l'ascension du populisme dans la plupart des pays, l'Allemagne apparaissait comme l'exception européenne. Faut-il s'étonner du résultat de ce scrutin ?
Non, je crois qu'il y a une forme de «normalisation» de l'Allemagne qui est le produit du passage du temps. La barbarie nazie s'est terminée en 1945. Il y a eu depuis une érosion du pouvoir classique dans toutes les démocraties. Angela Merkel est sur le devant de la scène depuis très longtemps avec l'ampleur exceptionnelle qu'a prise la question des réfugiés en Allemagne.
Elections en Allemagne : l'AfD devient "de plus en plus nationaliste, populiste de droite"
Angela Merkel a essuyé un revers électoral dimanche dans le Land du Mecklembourg lors des élections régionales. Le parti de la chancelière allemande, la CDU, est devancé, dans son fief, par les populistes de l’AfD
Tillykke, tillykke, tillykke: Europas nationalister jubler over »lussing« til Merkel
"Félicitations, Félicitations, Félicitations : Les nationalistes d'Europe se réjouissent de la "claque" pour Merkel"
Régionales en Allemagne : le parti d'Angela Merkel battu par les populistes (2/2)
La CDU de la chancelière donnée troisième derrière les populistes dans le Nord-Est de l'Allemagne. C'est une claque pour la CDU d'Angela Merkel à un an des législatives. Le parti anti-migrants allemand AfD est arrivé en deuxième position avec environ 21% des voix lors de l'élection régionale en Mecklembourg-Poméranie occidentale, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote.
Revers aux municipales. Échec ponctuel ou clap de fin pour l’ANC ?
C’est l’événement marquant du mois d’août en Afrique du Sud: la perte par l'ANC de plusieurs villes-clé : Johannesbourg, capitale économique du pays, Pretoria, Port Elizabeth ou encore Port-Elizabeth.
Géopolitique, Le débat : L'Afrique du Sud entre deux ères ?
Pour la première fois depuis le fin de l'apartheid, les sud-africains ont choisi de se détourner de l'ANC et de confier plusieurs grandes villes à l'opposition. Le déclin du parti de Nelson Mandela est-il inéluctable ? Comment ce pays aux immenses ressources s'est-il plongé dans une triple crise politique, économique et sociale ?
Putsch raté en Turquie : «Erdogan veut discipliner la société»
Alors que des milliers de Turcs défilaient, dimanche 24 juillet à Istanbul, pour défendre la démocratie, environ 13 000 personnes ont été arrêtées dans le pays depuis le coup d'état manqué de la nuit du 15 au 16 juillet. Dévryptage de la situation par Dorothée Schmid, chercheuse à l'Ifri, auteur de « la Turquie au Moyen-Orient, le retour d'une puissance régionale ? » (CNRS Ed).
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