Sociétés
L'existence d'une société civile internationale fait l'objet de débats théoriques. Par-delà ces débats, l'étude des sociétés demeure essentielle à la compréhension de la marche du monde.
Le salafisme en Allemagne : Un défi pour la démocratie
Même si les salafistes ne représentent en Allemagne qu’une petite partie de la population musulmane, ils déterminent une grande partie des débats sur l’islam.
"L'affaire Snowden a déclenché une prise de conscience"
Après l’annonce par Barack Obama d’une réforme des programmes de surveillance de la NSA, le scandale causé par les révélations d’Edward Snowden est-il derrière nous ?
- L’onde de choc créée par les révélations d’un seul homme a obligé le président des États-Unis à prendre position. C’est une victoire pour Edward Snowden et les gens qui le soutiennent. Barack Obama affirme que les services de renseignement américains contribuent en premier lieu à la sécurité des États-Unis. Cela implique l’espionnage, y compris des alliés.
Atatürk arabe : le poids de l'histoire
Les débats récents sur un "modèle turc" pour le monde arabe se sont surtout concentrés sur les réalisations de l'AKP en Turquie et son éventuelle proximité idéologique avec les partis issus de la mouvance des Frères musulmans.
Thaïlande : une révolution en marche ?
Alors que l’opposition appelle au blocus de Bangkok à partir du 13 janvier 2014, ce texte propose une mise en perspective des tumultes politiques qui secouent la Thaïlande ces derniers mois.
Les manifestations de Taksim vues par les médias arabes : le modèle turc à l'épreuve de la rue
Les réactions des médias arabes aux manifestations de » masse de juin 2013 en Turquie ont été immédiates, passionnées mais partagées. Elles confirment l’intérêt croissant des sociétés arabes pour les questions turques, mais aussi l’instabilité de l’image de ce pays dans la région.
Révolutions arabes et gaz de schiste : un mélange explosif
Les pays producteurs du Maghreb et du Moyen-Orient, traditionnellement-clé dans le paysage énergétique mondial, sont sous les feux de deux révolutions croisées : les révolutions arabes qui agitent la région, et la révolution énergétique, en d’autres termes, le bouleversement provoqué par les hydrocarbures non conventionnels, communément gaz de schiste, sur les marchés énergétiques mondiaux. Les réformes sont urgentes mais certains pays de la région sont plus conscients et mieux armés que d’autres pour faire face à la situation.
Les panneaux publicitaires à Abidjan : miroirs des marques, marqueurs des consommations. Publicité, consommation et banalisation culturelle dans une Afrique en croissance
Avec 5 % de croissance de son PIB en moyenne ces dernières années, le continent africain, longtemps méprisé par les investisseurs et les observateurs économiques internationaux, apparaît maintenant comme un continent d’opportunités pour les affaires et un relais de croissance indéniable pour des entreprises internationales affectées par la crise économique mondiale.
De quoi Snowden est-il le nom ?
Edward Snowden est celui par qui le scandale est arrivé. Que sait-on au juste de cet homme au visage juvénile né en juin 1983 ? Quels sont les ressorts psychiques et politiques de sa révélation du programme Prism ? Héros pour les uns, traître pour les autres, il reflète ce glissement de civilisation provoqué par la propagation des technologies de l’information et de la communication. Définissant la civilisation comme cette « aptitude à la transmission d’un ordre symbolique d’une génération à une autre », Alain Badiou déplore « la désorientation grandissante où se trouvent nos fils » auxquels ne serait plus proposé d’initiation. Or, la part étatique de l’initiation des fils s’est longtemps faite par le service militaire. Cette figure du maoïsme français explique, sans rire, que l’instabilité identitaire des fils d’aujourd’hui serait un symptôme, parmi d’autres, du dépérissement de l’État démocratique, amputé de ses fonctions symboliques d’initiation à la guerre. Première hypothèse : si Snowden nommait quelque chose, ce pourrait être le dépérissement de l’État américain, humilié par l’un de ses fils, décidé à révéler son hybris. Edward Snowden a bénéficié de multiples soutiens publics, notamment celui de Jürgen Habermas, qui a souligné son « courage civique exemplaire ». Seconde hypothèse : si Snowden nommait quelque chose, ce pourrait être l’aspiration à un espace public direct d’une génération de militants désormais prête à combattre toute restriction étatique en la matière, a fortiori lorsqu’elle émane de la première puissance mondiale, qui prétend être garante de la liberté d’Internet.
L’affaire Snowden rappelle aux naïfs que l’espionnage est un des plus vieux métiers du monde ; les progrès du libéralisme politique n’ont en aucun cas empêché la persistance d’une face cachée de l’État. Ils l’ont même accentuée. Plus profondément, si l’espionnage se révèle consubstantiel aux pouvoirs politiques les plus anciens, la création et le développement de services de renseignement, inscrits dans l’appareil d’État, sont étroitement liés à la modernité politique. Depuis plusieurs années, des mises en garde étaient formulées sur la tendance des régimes – autoritaires comme démocratiques – d’exercer une surveillance, un contrôle, voire une répression par voie numérique. L’affaire Snowden illustre la capacité de déstabilisation d’un individu sur l’ensemble du système diplomatique. C’est pourquoi il faut comprendre ses motivations profondes, ainsi que les réactions qu’il suscite. Edward Snowden défend une cause : divulguer des informations et documents pour dénoncer les ravages de la surveillance étatique, ainsi que les ententes entre les autorités américaines et de grands groupes privés. Dans ce domaine particulièrement sensible, toutes les manipulations sont évidemment possibles. Il n’en demeure pas moins que l’affaire Snowden signale l’apparition d’un différend fondamental entre sociétés civiles et États sur l’équilibre entre libertés individuelles et sécurité nationale. Vieux débat s’il en est, mais qui se structure aujourd’hui à l’échelle globale.
Les nouvelles voies de l'espionnage : Aux démocraties de montrer l'exemple
Douze ans après le 11-Septembre, l'affaire Snowden marque une nouvelle bifurcation du système international. Ben Laden a façonné l'appareil de sécurité des Etats-Unis, et par conséquent de leurs alliés, au cours de la dernière décennie. Edward Snowden sert désormais à nommer la nouvelle menace : la dénonciation de la NSA et de son étroite collusion avec les entreprises américaines du secteur numérique. Reste à savoir si les alliés traditionnels de Washington partagent cette définition, alors même qu'ils prennent conscience du caractère intrusif, systématique et, pour tout dire, incontrôlé, de cette surveillance qui s'exerce aussi à leurs dépens.
De quoi Snowden est-il le nom ?
Edward Snowden est celui par qui le scandale est arrivé. Que sait-on au juste de cet homme au visage juvénile né en juin 1983? Quels sont les ressorts psychiques et politiques de sa révélation du programme Prism?
L'espionnage électronique est-il une pratique courante entre alliés ?
Il y a toujours eu de l’espionnage entre pays adversaires ou alliés. Les exemples ne manquent pas entre la France et les États-Unis pendant ou après la guerre froide, dans le domaine militaire ou économique. Ce qui frappe dans l’affaire de la NSA, c’est la proportion, le caractère systématique et non ponctuel de la surveillance américaine, sans le moindre « gentleman agreement » entre alliés.
Les systèmes de santé en Algérie, au Maroc et en Tunisie : Des transitions inachevées
Pénuries fréquentes de médicaments, dépenses non remboursées, distances trop longues en milieu rural pour accéder à des services de soins, vétusté et inadaptation de certains équipements, les systèmes de santé des pays du Maghreb central traversent une crise.
Syrie, Snowden, homophobie... à quoi joue Vladimir Poutine avant le G20?
À Saint-Pétersbourg, l'ambiance sera tendue pour la photo de famille du G20 qui s'ouvre ce jeudi 5 septembre. Les sorties du président russe ont effectivement le don d'irriter les autres pays, et en particulier les États-Unis, compte-tenu du lourd passif entre les deux nations. A tel point que Barack Obama a "sévi" début août: il a annulé sa rencontre avec Poutine, initialement prévue en marge du sommet. Du jamais vu depuis plusieurs dizaines d'années.
"Le boycott du sommet de Moscou par Obama renforce la popularité de Poutine en Russie"
Les faits - Thomas Gomart, 40 ans, est directeur du centre Russie à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Pour L'Opinion, il décrypte l'attitude russe, après la décision de Barack Obama d'annuler sa participation à un sommet avec Vladimir Poutine, début septembre à Moscou, à la suite de l'affaire Edward Snowden, ce défecteur de l'agence de renseignements américaine NSA à qui le pouvoir russe a accordé l'asile.
L'éducation au Maghreb : promesses et défis
Cette étude retrace le développement des systèmes éducatifs au Maghreb et les principaux défis auxquels ils sont confrontés depuis les indépendances et établit les liens entre les révoltes et soulèvements qu’a connus récemment la région avec les impasses soulignées dans ce travail.
Edward Snowden and democratization through the web
Why did Edward Snowden decide to disclose information related to U.S. secret services?
- Edward Snowden belongs to that generation of militants who do believe in the web as a tool for democratization, and do think that, to some extent, intelligence services of big states intend to monitor and to control the web at the expense of civil societies. This generation of militants believes in democratization through the web, and they want to fight against the "raison d'Etat". In that sense, there will be certainly other people like Snowden who will be ready to defend that cause of transparency. We'll see what is going to happen, but I definitely think he will become more and more a sort of a symbol of this cause, as Julian Assange is.
La Cour suprême et le "Mariage pour tous"
Le 26 juin 2013, la Cour Suprême des Etats Unis a rendu deux arrêts sur la question du " mariage pour tous ". Ces deux décisions importantes ont eu un effet immédiat et concret aux Etats-Unis et leur portée est amenée à s’étendre aux débats politiques, juridiques et sociétaux qui vont se poursuivre autour de cette question. Par ailleurs, elles s’inscrivent dans le contexte constitutionnel particulier de la répartition des pouvoirs entre le gouvernement fédéral et les Etats fédérés.
La diplomatie russe à l'épreuve des tensions actuelles
Table ronde d'actualité internationale, en partenariat avec Libération: la diplomatie russe à l'épreuve des tensions actuelles. Nous allons parler ce matin de la diplomatie russe à l’épreuve ces derniers mois. D’abord sur le dossier syrien, mais aussi, plus récemment, avec l’affaire Snowden qui continue d’empoisonner les relations russo-américaines.
Jusqu'où Poutine est-il prêt à en découdre ?
Vladimir Poutine n’étant pas ce que l’on peut appeler un personnage exubérant, il y a peu de chance de le voir reproduire le coup d’éclat d’un de ses prédécesseurs à la tribune de l’ONU. Souvenez-vous : Nikita Khrouchtchev, en 1960, brandissant sa chaussure avant de l’abattre sur son pupitre, pour marquer sa désapprobation après des propos critiquant la politique expansionniste de l’URSS. Vraiment pas le genre de Poutine.
Pour autant, si le style est différent, le président russe n’est-il pas le digne héritier des anciens dirigeants soviétiques, exception faite de Mikhaïl Gorbatchev ? A savoir un adepte du Niet comme élément central de sa politique étrangère.
Russie: le système Poutine à la peine
Depuis son retour au Kremlin, Vladimir Poutine procède à une ferme et progressive répression des espaces de liberté et de partole qui, hérités pour une part de la période Eltsine, ont participé activement aux mouvements de contestation de l'hiver 2012. Journaux, sites, blogs, associations, organisations non gouvernementales... Sur tout ces acteurs, la pression est constante. Par le biais d'enquêtes, d'arrestations ou par l'adoption de nouvelle loi. Est-ce la fin du "Poutinisme par consentement?", s'interroge Julien Nocetti, chercheur à l'Ifri, dans cette tribune publiée dans Ouest-France.
L’Allemagne devient-elle un pays d’Europe comme les autres ?
Après les revers électoraux d’Angela Merkel lors des élections récentes dans les Länder tel que la Mecklemburg-Poméranie Occidentale où l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) a fini deuxième, l’Allemagne deviendrait-elle un pays d’Europe comme les autres?
Extrême droite : «La France aura valeur de test»
Après l'ascension du populisme dans la plupart des pays, l'Allemagne apparaissait comme l'exception européenne. Faut-il s'étonner du résultat de ce scrutin ?
Non, je crois qu'il y a une forme de «normalisation» de l'Allemagne qui est le produit du passage du temps. La barbarie nazie s'est terminée en 1945. Il y a eu depuis une érosion du pouvoir classique dans toutes les démocraties. Angela Merkel est sur le devant de la scène depuis très longtemps avec l'ampleur exceptionnelle qu'a prise la question des réfugiés en Allemagne.
Tillykke, tillykke, tillykke: Europas nationalister jubler over »lussing« til Merkel
"Félicitations, Félicitations, Félicitations : Les nationalistes d'Europe se réjouissent de la "claque" pour Merkel"
Elections en Allemagne : l'AfD devient "de plus en plus nationaliste, populiste de droite"
Angela Merkel a essuyé un revers électoral dimanche dans le Land du Mecklembourg lors des élections régionales. Le parti de la chancelière allemande, la CDU, est devancé, dans son fief, par les populistes de l’AfD
Régionales en Allemagne : le parti d'Angela Merkel battu par les populistes (2/2)
La CDU de la chancelière donnée troisième derrière les populistes dans le Nord-Est de l'Allemagne. C'est une claque pour la CDU d'Angela Merkel à un an des législatives. Le parti anti-migrants allemand AfD est arrivé en deuxième position avec environ 21% des voix lors de l'élection régionale en Mecklembourg-Poméranie occidentale, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote.
Revers aux municipales. Échec ponctuel ou clap de fin pour l’ANC ?
C’est l’événement marquant du mois d’août en Afrique du Sud: la perte par l'ANC de plusieurs villes-clé : Johannesbourg, capitale économique du pays, Pretoria, Port Elizabeth ou encore Port-Elizabeth.
Géopolitique, Le débat : L'Afrique du Sud entre deux ères ?
Pour la première fois depuis le fin de l'apartheid, les sud-africains ont choisi de se détourner de l'ANC et de confier plusieurs grandes villes à l'opposition. Le déclin du parti de Nelson Mandela est-il inéluctable ? Comment ce pays aux immenses ressources s'est-il plongé dans une triple crise politique, économique et sociale ?
Putsch raté en Turquie : «Erdogan veut discipliner la société»
Alors que des milliers de Turcs défilaient, dimanche 24 juillet à Istanbul, pour défendre la démocratie, environ 13 000 personnes ont été arrêtées dans le pays depuis le coup d'état manqué de la nuit du 15 au 16 juillet. Dévryptage de la situation par Dorothée Schmid, chercheuse à l'Ifri, auteur de « la Turquie au Moyen-Orient, le retour d'une puissance régionale ? » (CNRS Ed).
Turquie: le coup d'État était-il monté de toutes pièces ?
Philippe Moreau Defarges, politologue, spécialiste des relations européennes, chercheur à l'IFRI, revient sur l'actualité internationale, marquée notamment par le coup d'État manqué en Turquie, dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 juillet 2016.
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