Gouvernance et sociétés
Les États demeurent des piliers essentiels du système international, même s'ils n'en sont pas les seuls acteurs. Le sujet de la gouvernance se décline au niveau local, national et international.
Sujets liés
Un siècle d'avatars impériaux
Le XXe siècle a vu s’effondrer successivement l’ensemble des empires : empires monarchiques, d’abord, avec la Première Guerre mondiale ; empires coloniaux, ensuite, après 1945 ; empires totalitaires, enfin, avec l’éclatement de l’URSS et de la Yougoslavie dans les années 90. Mais l’empire est-il mort ? Partout on le voit au contraire renaître sous des formes nouvelles : empire démocratique autour de l’ONU ou de l’Union européenne, empire national au sein d’États anciens secoués par des minorités (Espagne, France, Royaume-Uni, Russie), empire flou et diffus avec la suprématie économique et culturelle américaine. Mais ces nouveaux empires ne sont peut-être que le nouvel avatar de vieilles réalités impériales qu’une crise profonde du système international pourrait faire resurgir.
L'Afrique et le XXe siècle : dépossession, renaissance, incertitudes
L’histoire de l’Afrique au XXe siècle semble encore aujourd’hui, à plus d’un titre, toujours à faire. Dans un monde où domine la vision des grandes puissances et des institutions qui en ont émané, la place de l’Afrique dans les relations internationales oscille ainsi, presque à défaut, entre la gloire et la tristesse : gloire d’un continent qui a su reconquérir en partie ce dont il avait été dépossédé par la colonisation, tristesse d’une Afrique apparemment souveraine où le meilleur ne l’a que rarement emporté sur le pire. Et pourtant, si la dépossession et la renaissance du continent n’ont cessé d’être mêlées dans un même processus historique de construction de l’indépendance, une Afrique nouvelle se dessine depuis le début des années 80, plus autonome et plus ouverte, mais aussi plus diverse et plus complexe que ne le laissait présager le paysage assez homogène de l’indépendance retrouvée.
Nation et Europe au XXe siècle : de la sacralisation négative à la sécularisation positive
Le XXe siècle restera peut-être celui du divorce entre la nation et l’Europe. Après avoir façonné le Vieux Continent au XIXe siècle, le nationalisme l’entraîna en effet à sa perte, poussant par deux fois les vieilles nations européennes dans une guerre civile et mondiale qui les relégua au rang de puissances secondaires. Dès lors, le divorce entre l’Europe et la nation semblait consommé, favorisant l’émergence d’une Communauté puis d’une Union européenne aux desseins supranationaux. Mais la dévaluation de la nation n’a pas manqué de produire en retour quelques effets pervers, que le triomphe de la globalisation sous égide américaine n’a fait qu’amplifier. Et si la nation n’est plus sacralisée, comme elle le fut par le passé, elle paraît seule en mesure de redonner à l’Europe les fondations qui lui font encore défaut pour devenir une véritable Union.
La Première Guerre mondiale : une rupture dans l'évolution de l'ordre européen
Parce qu'elle entraîna une rupture profonde avec l'ordre ancien, la Première Guerre mondiale apparaît encore aujourd'hui comme la véritable « matrice du XXe siècle ». Rompant avec le concert européen, qui reposait largement sur la défense concertée des intérêts des grandes puissances et sur la volonté de préserver l'équilibre des forces en Europe, la guerre de 1914-1918 et les traités qui en découlèrent prirent une tournure idéologique et prétendirent imposer un ordre international nouveau. Celui-ci se fondit sur des principes novateurs : sécurité collective, droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, souveraineté de tous les Etats, y compris des « petits », exigence libérale et démocratique, enfin, dans le domaine économique et politique. L'échec flagrant de ce système, dont la Seconde Guerre mondiale sonna le glas, n'a pourtant pas cessé depuis de traverser l'histoire du siècle qui s'achève.
Les Afro-Asiatiques : acteurs ou enjeux de la scène politique internationale ?
Né à la conférence de Bandung, en 1955, l’afro-asiatisme marqua de son empreinte la seconde moitié du XXᵉ siècle. «Mythe politique inspirateur d’actions», il favorisa la décolonisation et permit l’émergence du Tiers-Monde sur la scène internationale, derrière les figures de Nasser, Nehru, Sukarno et Zhou Enlaï. Pris dans l’étau de la guerre froide, il ne put cependant résoudre certaines contradictions, entre non-alignement et pro-communisme, discours libérateur et régime autoritaire, indépendance politique et dépendance économique. En définitive, l’expérience afro-asiatique se sera surtout distinguée par sa contribution décisive à la démocratisation des relations internationales.
Thomas Gomart : « Malgré les critiques, ce G7 aura eu le mérite d’exister »
Pour Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, le rendez-vous d’Evian aura permis des avancées, notamment sur l’Ukraine. Mais si Trump a encore dicté sa loi, il ne faudrait pas s’y tromper. Celui qui se décrit encore comme le « boss » est un président très affaibli.
Donald Trump au sommet du G7 : vers un réchauffement des relations transatlantiques ?
Cessez-le-feu en Iran, ouverture du détroit d'Ormuz et guerre en Ukraine... L'ensemble des sujets brûlants de l'actualité internationale ont été abordés avec le président des États-Unis.
Thomas Gomart : « Dans la manière de faire campagne à la présidentielle, il faut s’attendre à la multiplication de “ petits Trump ” »
Alors que le dernier G7 du quinquennat s’achève mercredi 17 juin, le directeur de l’Institut français des relations internationales regrette la faible importance accordée aux questions internationales dans la campagne.
Démographie et natalité : anatomie d'une chute
Dans ce nouvel épisode du Monde selon l'Ifri, Marc Hecker reçoit le démographe Hervé Le Bras, directeur d'études émérite à l'EHESS, l'une des voix les plus lucides sur les mutations de la population mondiale. Hervé Le Bras vient notamment de publier un article paru dans le dernier numéro de la revue de l'Ifri, Politique étrangère : "La population du monde au XXIᵉ siècle".
En 50 ans, le G7 dont le sommet s’ouvre à Evian a beaucoup changé (et ça en dit long sur l’état du monde)
Passé du G6 au G7 après une période de G8, le club des grandes puissances occidentales, affaibli et contesté, n’est clairement plus le même qu’à sa naissance en France en 1975.
La participation des réfugiés à l’action municipale, clé de leur intégration
Lorsqu’ils arrivent sur un territoire, les réfugiés n’en connaissent ni la culture, ni le fonctionnement. Renforcer leur participation à la vie de la cité améliore leur intégration. Dès lors que les personnes réfugiées participent aux dispositifs les concernant, leurs besoins sont mieux identifiés et pris en compte.
La France et l'Allemagne, face au dilemme des expulsions des « immigrants dangereux »
La France et l'Allemagne montrent leur volonté d'expulser les immigrés considérés comme « dangereux » au profit de la lutte contre les islamistes violents. Mais de telles expulsions ne sont pas toujours possibles.
Frontières: réformer Schengen ?
Le Conseil européen s'ouvre le 10 décembre et, parmi d'autres sujets, la sécurité et le contrôle des frontières de l'Union seront abordés. La France va plaider pour une modification de l'accord Schengen. Peu d’entre nous connaissent intimement la géographie du Luxembourg, mais il est un village dont le nom, depuis 35 ans, nous est familier : Schengen.
La possibilité d’une île… pour migrants
Partout dans le monde, les demandeurs d’asile sont de plus en plus souvent relégués sur des îles comme on le faisait autrefois des bagnards et des lépreux. Qu’est-ce que ces prisons à ciel ouvert disent de notre regard sur les migrants ?
Nouveau Pacte Migration et Asile : vers la « solidarité obligatoire » ?
Cette semaine, la Commission Européenne présentait son nouveau Pacte sur la migration et l’asile, avec pour objectif de remplacer le controversé règlement de Dublin et d'organiser la « solidarité » des états-membres qui a tant fait défaut ces dernières années.
La Commission européenne veut réformer le droit d'asile en Europe
La réforme prévoit la mise en place d'un mécanisme de solidarité obligatoire pour l'accueil des migrants, mais elle se heurtera sans doute à l'opposition de plusieurs pays d'Europe centrale hostiles à l'immigration de masse.
Migrants: "aller en Angleterre est une sorte de fuite en avant", selon un chercheur
Gagner le Royaume-Uni constitue souvent une "fuite en avant" plus qu'une fin en soi pour les migrants, souligne Matthieu Tardis, spécialiste des politiques migratoires à l'Institut français des relations internationales.
Immigration : le règlement de Dublin, l'impossible réforme ?
En voulant abroger le règlement de Dublin, qui impose la responsabilité des demandeurs d'asile au premier pays d'entrée dans l'Union européenne, Bruxelles reconnaît des dysfonctionnements dans l’accueil des migrants. Mais les Vingt-Sept, plus que jamais divisés sur cette question, sont-ils prêts à une refonte du texte ? Éléments de réponses.
Trump, quatre ans de politique anti-migrants
"Toutes les mesures de Trump sont réversibles. Elles ont toutes été adoptées par les pouvoirs exécutifs présidentiels, et si Joe Biden est élu, il pourra, d'une seule signature, revenir sur ces mesures. Mais cela pose ensuite la question des compensations pour toutes les familles qui ont souffert de la politique migratoire de Trump, pour toutes les personnes qui sont encore aujourd'hui coincées à la frontière américaine".
2015-2020 : intégration réussie pour les réfugiés en Europe ?
"Wir schaffen das", "nous allons y arriver" : le 31 août 2015, alors que des milliers de réfugiés arrivaient en Europe, Angela Merkel prononçait un discours resté célèbre. La chancelière se déclaraient prête à les accueillir sur le sol allemand et en appelait à la responsabilité des autres États membres de l'Union européenne.
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