Géopolitique de la cyber-conflictualité
Politique étrangère, vol. 83, n° 2, été 2018
Les cyberattaques tendent à se multiplier et à devenir plus complexes. Les auteurs, comme les victimes, peuvent être des États ou des acteurs privés.
Le champ de la cyber-conflictualité est particulièrement difficile à appréhender du fait de la multiplicité des acteurs impliqués, de la difficulté à attribuer précisément les attaques et de l’émergence de nouvelles formes de guerre de l’information. Les tentatives de régulation internationale du cyberespace ont abouti à des résultats modestes.
Plan de l'article
Le cyberespace, perturbateur du système international
Des menaces informatiques protéiformes et intenses
« Guerre de l’information » et cyberespace
Les acteurs : États, proxies, individus
Les États s’adaptent aux cyber-menaces
Cyber-diplomatie : la nouvelle frontière
Risque d’escalade et attribution des cyberattaques
Les normes internationales du cyberespace
Élargir la régulation au secteur privé ?
Julien Nocetti est chercheur à l’Ifri. Ses travaux portent sur la diplomatie du numérique et de l’intelligence artificielle, la gouvernance de la cybersécurité, et les manipulations de l’information.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 83, n° 2, été 2018.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Géopolitique de la cyber-conflictualité
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa dissuasion nucléaire française à l’épreuve d’un nouvel ordre européen – Analyse du discours présidentiel du 2 mars 2026
Le discours du 2 mars 2026 du président de la République sur la dissuasion nucléaire marque une inflexion stratégique importante dans un contexte international dégradé. Entre menace russe persistante et incertitudes sur les garanties de sécurité américaines, la France affirme une ambition renforcée pour la défense européenne. La notion de « dissuasion avancée » et les évolutions capacitaires annoncées par Emmanuel Macron esquissent ainsi une nouvelle étape, à la fois structurante et durable.
Finlande, l'allié venu du froid
De tous les pays européens, la Finlande est peut-être celui dont la culture stratégique et le modèle militaire ont le moins évolué depuis la fin de la guerre froide. Bâti après la fin de la Seconde Guerre mondiale pour faire face à une nouvelle invasion soviétique, ce modèle permet à la Finlande de faire figure de modèle pour le réarmement européen.
La Bundeswehr : du changement d’époque (Zeitenwende) à la rupture historique (Epochenbruch)
La Zeitenwende (« changement d’époque ») annoncée par Olaf Scholz le 27 février 2022 passe à la vitesse supérieure. Soutenues financièrement par la réforme constitutionnelle du « frein à la dette » de mars 2025 et cautionnées par un large consensus politique et sociétal en faveur du renforcement et de la modernisation de la Bundeswehr, les capacités militaires de l’Allemagne devraient augmenter rapidement au cours des prochaines années. Appelée à jouer un rôle central dans la défense du continent européen sur fond de relations transatlantiques en plein bouleversement, la position allemande en matière politique et militaire traverse une profonde mutation.
Financer le réarmement de l’Europe FED, EDIP, SAFE : les instruments budgétaires de l’Union européenne
Lors d’un séminaire de travail organisé début novembre 2025 à Bruxelles et rassemblant des agents de l’Union européenne (UE) et des représentants civilo-militaires des États membres, un diplomate expérimenté prend la parole : « Honestly, I am lost with all these acronyms » ; une autre complète : « The European Union machine is even complex for those who follow it. »