La Communauté économique de l'ASEAN : un modèle d'intégration original
À sa création voici 50 ans, l’ASEAN affiche des ambitions économiques modestes. Elle va néanmoins jusqu’en 1992 permettre une intégration progressive des économies des États membres. Cette intégration s’institutionnalise dans la période qui suit.
La Communauté économique de l’Association de nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) suit des principes bien différents de ceux qui ont présidé à la construction européenne. Elle est pourtant appelée à jouer un rôle moteur dans la structuration de la région Asie-Pacifique.
PLAN DE L'ARTICLE
1967-1992 : l’intégration économique « par le bas »
1992-2017 : de l’ASEAN Free Trade Area (AFTA) à la Communauté économique de l'ASEAN (CEA), l’intégration économique s’institutionnalise
La CEA et au-delà
Françoise Nicolas est directeur du Centre Asie de l'Ifri.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 82, n° 2, été 2017
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
La Communauté économique de l'ASEAN : un modèle d'intégration original
En savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa souveraineté industrielle au révélateur du COVID-19
Au cours des vingt dernières années, la France s’est désindustrialisée, a délocalisé et étendu ses chaînes de valeur. Cette tendance s’est traduite, pendant la crise du COVID-19, par des pénuries de produits sanitaires et une dépendance à l’égard de la Chine. Pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise, plusieurs stratégies peuvent être envisagées. L’Union européenne sera amenée à jouer un rôle important dans le renforcement de la résilience économique de ses États membres.
Le COVID-19, accélérateur de la post-mondialisation
La mondialisation a généré des interdépendances, dont les effets néfastes ont pu être constatés à l’occasion de la pandémie de COVID-19. Plusieurs pays européens ont ainsi dû faire face à une pénurie de produits sanitaires essentiels. L’Europe est amenée à tirer les leçons de cette crise et à entrer de plain-pied dans l’ère de la post-globalisation. Elle devra réduire sa dépendance à l’égard de pays qui ne respectent pas les règles du libéralisme, en particulier la Chine.
Après le COVID-19 : une terre démondialisée ?
Après une poussée sans précédent de mondialisation depuis 1945, le xxie siècle amorce un choc en retour que vient démultiplier la crise sanitaire, puis économique, produite par le COVID-19. Mais entre exigences de re-localisation, mirages d’auto-suffisance, et contraintes de l’internationalisation, l’avenir de la planète mondialisée n’est pas écrit : on peut souhaiter que l’avenir voie l’émergence d’une mondialisation réformée, voire maîtrisée.
La coopération sanitaire internationale à l’épreuve du COVID-19
La pandémie de COVID-19 a joué un rôle de catalyseur des tensions internationales, en particulier entre la Chine et les États-Unis. Le président américain a fortement critiqué l’Organisation mondiale de la santé, accusée de servir les intérêts de Pékin et d’inefficacité. Pourtant, cette organisation a agi avec célérité et a facilité la coopération sanitaire internationale. Elle œuvre notamment à la production d’un vaccin qui pourrait être considéré comme un bien public mondial.