L’Asie centrale (1991-2021) : de l’indépendance aux incertitudes
Après deux siècles de domination russe puis soviétique, les cinq républiques d’Asie centrale proclamaient leur indépendance en 1991. Si ces nouveaux États présentent des traits communs, ils ne forment pas pour autant un ensemble homogène, comme en attestent leurs trajectoires pour le moins hétérogènes.
En 1991, l’écroulement progressif de l’Union soviétique a conduit les cinq républiques d’Asie centrale à proclamer successivement leur indépendance : le Kirghizstan, le 31 août ; l’Ouzbékistan, le 1er septembre ; le Tadjikistan, le 9 septembre ; le Turkménistan, le 27 octobre ; enfin, le Kazakhstan, le 16 décembre. Ces pays, qui apparaissent sur la carte du monde avec les appellations et les frontières qui leur ont été attribuées durant la période soviétique, affirment leur souveraineté par une identité politique et des choix de développement économique propres, ainsi que par une défiance, plus ou moins grande, à l’égard des structures supranationales.
Comment ces « nouveaux » régimes s’arment-ils sur la scène nationale et quelles stratégies mettent-ils en oeuvre à l’international pour s’affranchir de leur enclavement ? Quel rôle jouent les différentes organisations qui font progressivement leur apparition dans la région ? Ces jeunes États sont-ils capables de mettre de côté leurs divergences —et parfois même leurs différends— pour affronter ensemble les défis auxquels ils se trouvent confrontés ?
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