Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

Le djihadisme en procès

Articles
|
Date de publication
|
Références
Revue des Deux Mondes, septembre 2017
Accroche

En partant du procès de la cellule djihadiste dite de "Cannes-Torcy", Marc Hecker se livre à une réflexion sur les processus de radicalisation et sur le traitement judiciaire du terrorisme.

Image principale
Statue représentant la Justice (balance)
Corps analyses

Au début de l’année 2017, le procureur François Molins a annoncé que plus de 1200 personnes étaient mises en examen ou recherchées dans près de 400 dossiers ayant trait au terrorisme. Certaines affaires requièrent des moyens considérables. La plus emblématique est celle des attentats du 13 novembre 2015 qui mobilise six juges d’instruction. A ces cas les plus graves s’ajoutent les délits comme l’apologie du terrorisme ou la consultation de sites web ou réseaux sociaux appelant à commettre des actes de terrorisme. En 2016, 1847 délits d’apologie du terrorisme ont été enregistrés alors que les poursuites pour ce motif étaient rares avant les attentats de janvier 2015.

Si le système judiciaire est sous tension, l’administration pénitentiaire est elle aussi soumise à rude épreuve. Non seulement les personnes condamnées pour association de malfaiteurs terroriste sont plus nombreuses et vouées à être enfermées plus longtemps, mais de surcroît, les peines de prison ferme pour apologie ou consultation de sites incitant au terrorisme sont désormais fréquentes. Certaines personnes ont écopé, au cours des derniers mois, de plus de deux ans de prison ferme pour apologie du terrorisme alors qu’il y a une décennie, les peines de cette longueur étaient infligées à des individus étant partis sur une terre de djihad. La conséquence de cette situation est simple : les prisons françaises – déjà surchargées – voient affluer des centaines de détenus radicalisés.

 

Decoration

Contenu disponible en :

Régions et thématiques

Partager

Decoration
Auteur(s)
Photo
Marc HECKER

Marc HECKER

Intitulé du poste

Directeur exécutif de l'Ifri, rédacteur en chef de Politique étrangère et chercheur au Centre des études de sécurité de l'Ifri

Image principale
Un soldat contemplant un coucher de soleil sur un véhicule blindé de combat d’infanterie
Centre des études de sécurité
Accroche centre

Héritier d’une tradition remontant à la fondation de l’Ifri, le Centre des études de sécurité de l'Ifri fournit aux décideurs publics et privés ainsi qu’au grand public les clefs de compréhension des rapports de force et des modes de conflictualité contemporains et à venir. Par son positionnement à la jointure du politique et de l’opérationnel, la crédibilité de son équipe civilo-militaire et la diffusion large de ses publications en français et en anglais, le Centre des études de sécurité constitue dans le paysage français des think tanks un pôle unique de recherche et d’influence sur le débat de défense national et international.

Image principale
Des légionnaires patrouillant lors de l’opération sentinelle à Paris
Sécurité intérieure
Accroche centre

La distinction entre menaces internes et externes est souvent exagérée, tant les frontières sont poreuses. Les conflits qui se déroulent à des milliers de kilomètres de la France peuvent avoir des résonances tragiques sur le territoire national.

La radicalisation, le terrorisme ou encore la criminalité organisée ont une dimension internationale qu’on ne peut ignorer.

Image principale

Des corsaires aux mercenaires : les acteurs maritimes non-militaires et les continuités historiques de la guerre navale

Date de publication
26 août 2026
Accroche

Depuis fin 2023, plusieurs attaques houthies contre des navires marchands ont vu intervenir des équipes armées privées, chargées d'assurer la défense des bâtiments et la coordination des réponses immédiates — souvent en l'absence de forces navales régulières sur place au moment des hostilités. Ces épisodes illustrent une tension stratégique à laquelle les marines contemporaines sont de plus en plus confrontées : d'un côté, elles doivent remplir des missions de sécurité maritime permanentes mais de faible intensité — lutte contre la piraterie, police des mers, protection du commerce maritime ; de l'autre, elles sont de nouveau sommées de se préparer à des conflits de haute intensité face à des adversaires de rang comparable, dans un contexte de retour de la compétition entre grandes puissances.

Pieter ZHAO
Image principale

Vers un renseignement spatial accessible à tous ? Le cas des frappes iraniennes du printemps 2026

Date de publication
15 juillet 2026
Accroche

Le conflit au Moyen-Orient a permis de constater l’efficacité des frappes iraniennes en termes de ciblage et de précision. Ce constat interpelle sur les moyens que le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI) a exploités pour y parvenir.

Image principale

Lutter contre la flotte fantôme. La France en action

Date de publication
29 juin 2026
Accroche

La flotte fantôme, qui représente aujourd’hui 10 % de la flotte mondiale de navires de commerce et continue de croître, est un phénomène structurel alimenté par la surcapacité maritime et la logique de contournement des sanctions internationales, qui met au défi le monde maritime dans son ensemble.

Image principale

Stabilité sous pression. Un point de vue pakistanais sur la dissuasion nucléaire après Pahalgam

Date de publication
24 juin 2026
Accroche

La crise indo-pakistanaise de mai 2025, survenue après l’attaque de Pahalgam, a relancé un débat familier mais incomplet : la dissuasion nucléaire a-t-elle fonctionné, ou a-t-elle simplement permis aux deux parties de mener une guerre limitée sous l’ombre du nucléaire ? La meilleure réponse est que la dissuasion a fonctionné au niveau pour lequel elle a été conçue. Elle a empêché une guerre généralisée ainsi qu’une escalade verticale incontrôlée, tout en maintenant les armes nucléaires à l’arrière-plan. En revanche, elle n’a pas empêché l’Inde de chercher à se ménager un espace d’action conventionnelle, ni le Pakistan de répondre par des moyens conventionnels afin de rétablir la crédibilité de sa dissuasion.

Rabia AKHTAR

Comment citer cette étude ?

Marc HECKER, « Le djihadisme en procès », Articles, Ifri, 1 septembre 2017.
Copier