Les guerres contre la drogue. Armées, sécurité intérieure et narcotrafic en Amérique latine
Dans le contexte de l’impunité persistante de la criminalité organisée et du narcotrafic, de nombreux pays d’Amérique latine, et plus particulièrement au Mexique et en Colombie, ont fait le choix d’affecter des forces armées à des tâches de sécurité intérieure.
Bien qu’étroitement liée à l’histoire politique et militaire de la région, cette dynamique de militarisation de la sécurité intérieure s’est accélérée au xxie siècle sous l’influence conjuguée des politiques contre-narcotiques des États-Unis et la crise de légitimité des forces de police. Mobilisées dans les « guerres contre la drogue » sur leur territoire national, les forces armées se trouvent au cœur de nouveaux enjeux politiques, stratégiques et constitutionnels qui conduisent à repenser les relations civilo-militaires dans leur ensemble. L’expansion de ce nouveau cadre normatif à travers toute la région (Brésil, Argentine, etc.) pose avec d’autant plus d’actualité la question du rôle des armées dans ces missions de sécurité intérieure.
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Les guerres contre la drogue. Armées, sécurité intérieure et narcotrafic en Amérique latine
Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
Alors que la Russie et l'Ukraine s'affrontent dans une guerre d'usure où missiles et drones pleuvent dans la profondeur stratégique de l'adversaire, l'Iran use de sa puissance de feu, appuyée par sa main mise sur le détroit d'Ormuz, pour assurer la survie du régime. Dès lors, l'enjeu d'un modèle de feu performant pour les armées françaises apparaît comme crucial dans la construction d'une défense européenne et nationale crédible à l'aune d'un retour de la guerre de haute intensité.
Comment les changements de l’opinion publique ont-ils influencé ou contraint les choix de politique étrangère dans votre pays ? Le cas français
En France, la politique étrangère fait partie de ce que l’on appelle le « domaine réservé » du président de la République. Depuis qu’il est entré en fonction, Emmanuel Macron n’a – à notre connaissance – jamais reconnu une quelconque influence de l’opinion publique sur sa politique étrangère.
Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe
Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?
Identifier la menace terroriste avec lucidité et objectivité
Il y a 20 ans, en 2006, le gouvernement français a produit un Livre blanc sur la sécurité intérieure face au terrorisme. Un passage de ce document expliquait pourquoi la France rejetait le concept américain de « guerre globale contre le terrorisme », bien que des soldats français aient été déployés en Afghanistan dès 2001 au sein de la coalition menée par les Etats-Unis. La raison principale était juridique : qui dit guerre, dit législation d’exception. Mais elle était aussi stratégique : dans la mesure où des ressortissants de pays occidentaux rejoignent des groupes djihadistes, reconnaître un état de guerre pourrait conduire sur la pente glissante vers la guerre civile.