Hacking, déstabilisation... Le spectre de la cyberguerre plane sur l'élection présidentielle de 2017
L'élection présidentielle de 2017, prochain terrain de jeu des hackers russes? Le scénario n'a rien de fantaisiste. Après les attaques informatiques qui ont perturbé l'élection présidentielle américaine, les autorités françaises redoutent de voir se multiplier intrusions et tentatives de piratages d'ici le mois de mai prochain. Objectif à peine dissimulé de ces pirates venus du froid: déstabiliser le processus démocratique pour fragiliser le futur pouvoir en place.
Une nouvelle Guerre froide qui a déjà débuté. En octobre, Washington a ouvertement accusé Moscou d'avoir autorisé des cyberattaques dans le "but d'interférer dans le processus électoral américain". Une accusation d'autant plus sensible que les Etats-Unis recourent à de nombreuses "machines à voter" et sont donc vulnérables aux intrusions numériques.
L’entrée en premier et l’avenir de l’autonomie stratégique
La France compte aujourd’hui parmi les rares puissances du monde capables de projeter des forces armées dans des délais contraints, en quasi-autonomie, et à plusieurs milliers de kilomètres. Pour toute force expéditionnaire, l'aptitude à pénétrer un théâtre d'opérations distant et contesté par l'adversaire est déterminante.
La politologue Barbara Kunz invitée du Heute journal
L'élection primaire des Républicains: décryptage par Barbara Kunz.
Intégration ou assimilation: une histoire de nuances
Depuis les années 1980, le mot "intégration" s'était imposé dans le discours politique en France. Que signifie le retour, notamment à droite, du mot "assimilation"?
Calais : système français à bout de souffle ou échec de la politique d’asile européenne ?
La nouvelle opération de démantèlement des campements de migrants à Calais qui s’ouvre le 24 octobre 2016 est sans précédent par son ampleur.
France – Russie. La détérioration actuelle de la relation bilatérale
La détérioration actuelle de la relation franco-russe (notamment, l’annulation par Moscou de la visite privée du président Poutine en France) ne peut se comprendre sans qu’on prenne un peu de champ et qu’on mette en perspective les dossiers clés qui ont rapproché ou séparé les deux capitales.
« La garde nationale est un simple label »
Voulue par François Hollande au lendemain de l’attentat du 13 novembre 2015, la garde nationale, qui regroupe les réserves opérationnelles de l’armée, de la police et de la gendarmerie, a été officiellement lancée mercredi 12 octobre.
La France devait-elle recevoir Poutine comme si de rien n'était?
François Hollande a hésité avant de trancher. "Je me pose encore la question" de savoir s'il faut recevoir M. Poutine. "Est-ce que c'est utile?", s'interrogeait le président français lundi soir, sur la chaîne de télévision TMC.
Le patron du Kremlin devait en effet inaugurer, le 19 octobre, dans le cadre d'un visite privée, un "centre spirituel et culturel orthodoxe russe" abritant une église, une école et les services culturels de l'ambassade, ainsi qu'une exposition organisée par la Fondation Vuitton sur la collection du mécène russe Sergueï Chtouchkine.
Le report de cette visite résulte du télescopage de deux agendas incompatibles. "D'un côté, explique Tatiana Kastouéva-Jean, responsable du Centre Russie à l'IFRI. La construction, décidée en 2007, dans un contexte complètement différent, d'une cathédrale orthodoxe à Paris qui devait être un couronnement du soft power [diplomatie d'influence, ndlr] russe, du rayonnement du 'monde russe' au-delà des frontières. De l'autre, la crise diplomatique actuelle marquée par un pic du hard power russe, avec les bombardements d'Alep."
Les ambitions de Vladimir Poutine (et son influence) vont bien au-delà de la Syrie
Finalement, il ne viendra pas. Alors que François Hollande déclarait il y a quelques jours se "poser la question" de recevoir Vladimir Poutine mercredi prochain, en raison des "crimes de guerre" commis par le régime de Bachar al-Assad à Alep avec le soutien de l'aviation russe, l'homme fort du Kremlin a mis fin au suspense.
Ce mardi 11 octobre, Vladimir Poutine a décidé d'annuler sa visite du 19 octobre, programmée de longue date dans le cadre de l'inauguration à Paris du "Centre spirituel et culturel orthodoxe russe". L'Elysée lui avait proposé une "réunion de travail" sur la Syrie avec François Hollande, qui devait lui dire des "vérités", mais sans l'accompagner à cette inauguration.
Un désaccord qui illustre le dialogue de sourds actuel entre la Russie et la France, et plus largement avec les Occidentaux, trois jours après que Moscou a opposé son veto à une résolution française sur un cessez-le-feu à Alep au Conseil de sécurité de l'Onu. Et confirme que même isolé, Vladimir Poutine donne toujours le tempo.
De la COP21 à la COP22 : comment gagner le combat climatique ?
En décembre 2015, la COP21 a abouti à un nouvel accord international dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique, ouvrant la voie à un changement d’échelle des efforts d’atténuation et d’adaptation. La nécessité d’agir vite ayant été fermement exprimée, 2016 fait figure d’année test pour la crédibilité des engagements pris à Paris.
USA, France : y a-t-il un cerveau derrière les attentats ?
Débat sur les attentats perpétrés récemment en France et aux Etats-Unis.
La France peut-elle encore peser sur la scène internationale ?
Alors que François Hollande arrive au terme de son mandat, retour sur le bilan de l'action diplomatique française, ses défis, impacts et moyens sur la scène internationale.
Meurtre des policiers à Magnanville : maîtriser notre émotion
Le double meurtre de Magnanville, particulièrement abject, marque une nouvelle étape dans la stratégie de terreur de Daech en France. Il démontre que les policiers peuvent être des cibles jusque dans leur sphère privée et que leur famille peut également être visée. Pour Marc Hecker, chercheur au Centre des études de sécurité de l'Ifri, l'affichage de nos frayeurs fait le jeu des terroristes qui cherchent, via une spirale de la violence, à fragmenter la société.
La Sentinelle égarée ? L’armée de Terre face au terrorisme
L’activation du contrat opérationnel de protection à la suite des attentats qui ont frappé la France durant l’année 2015 ouvre une nouvelle phase dans la longue histoire de l’engagement des forces terrestres au profit de la sécurité intérieure.
Moyen-Orient, le nouveau «Grand Jeu»
Le Moyen-Orient décomposé redevient-il le centre d’un nouveau « Grand Jeu » ?... S’y réinscrivent les puissances globales : des États-Unis faussement tentés par l’éloignement, une Russie qui s’impose sur un échiquier inattendu, une France secouée par les contradictions de ses politiques… Et s’y affrontent les candidats à l’hégémonie régionale : Iran, Turquie, Arabie Saoudite.
La France et l'Allemagne - images, stéréotypes, reflets et la perception du pays voisin en temps de crise
Le portrait des relations franco-allemandes ne peut pas se faire sans images. Elles critiquent, mais renvoient également aux préjugés et aux stéréotypes. Elles sont cultivées et combattues, et même utilisées et exploitées dans leur propre pays pour le débat politique.
Champions climatiques ? France, Allemagne et Europe dans les négociations sur l’Accord de Paris sur le climat
L’adoption de l’Accord de Paris en décembre 2015 constitue un succès incontestable pour la diplomatie française, qui a su saisir une fenêtre d’opportunité géopolitique et économique et mener à bien des négociations difficiles. Elle a été secondée dans cette tâche par l’Europe et l’Allemagne.
“A ce stade”, c’est non : la France monte en première ligne contre le projet de TTIP
Pour Vivien Pertusot, les déclarations françaises ne vont pas empêcher pour autant la poursuite des négociations. “Quand la Commission s’empare d’un sujet, elle va généralement jusqu’au bout. Il est donc difficile d’envisager un arrêt pur et simple des négociations dans les prochains mois”, a-t-il expliqué.
Retours sur Sangaris. Entre stabilisation et protection des civils
En décembre 2013, la France lançait l'opération Sangaris en République centrafricaine. Avec quels résultats pour la stabilisation du pays et la protection des civils ?
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