Marc Hecker : « Les mobilisations liées au conflit israélo-palestinien demeurent relativement limitées en France »
Alors que le conflit a longtemps déchaîné les passions en France, depuis le 7 octobre 2023, les manifestations y sont moins importantes qu’aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, affirme le chercheur, dans une tribune au « Monde ».

Guerre à Gaza : la dangereuse polarisation des débats ?
UCLA, Colombia, Yale ou encore Harvard: depuis plusieurs semaines les universités les plus prestigieuses américaines se déchirent autour de la guerre menée par Israël à Gaza.
La France a-t-elle encore une politique arabe ?
Dès la fin de la guerre d’Algérie, la France a systématiquement repris contact avec les pays arabes qui avaient rompu les relations diplomatiques au moment de la malheureuse expédition de Suez de 1956. Ainsi se sont renouées ou nouées des relations actives et souvent confiantes, y compris avec des pays où elle était absente, comme les émirats du Golfe. Le président Chirac a voulu formaliser et conforter cette orientation lorsque le 6 mars 1996, à l’université du Caire, il a évoqué la « politique arabe et méditerranéenne » de la France. Par-delà quelques principes communs, il s’agissait naturellement d’une politique à géométrie variable selon les pays, avec la volonté d’être présent dans cet ensemble de pays qui sont nos voisins proches, situés dans une zone stratégique et dont d’importantes communautés vivent en France. Très tôt attachée à contribuer à la paix entre Israël et les pays arabes, la France prône une politique équilibrée entre le maintien de la sécurité d’Israël et le soutien du processus de paix israélo-palestinien qui donnerait le droit à l’autodétermination des Palestiniens et à la création d’un État. À cet égard, l’année 2007 représente une rupture due à l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy qui sur ce plan, comme sur d’autres, a pris le contre-pied de son prédécesseur. Depuis lors, la politique de la France dans cette région n’a plus la même priorité, réagit plus qu’elle n’agit et semble flotter entre une volonté de maintenir ses liens avec les pays arabes et une certaine complaisance à l’égard d’Israël.
Aux origines de la contestation étudiante dans l'Amérique des 60's
Peut-on la comparer aux mouvements actuels en faveur de Gaza? Les occupations d'universités se multiplient aux États-Unis, en lien avec la situation au Moyen-Orient.
Guerre à Gaza : l'IA au service des frappes israéliennes
L'IA a permis de frapper la bande de Gaza avec une intensité inédite en générant chaque jour des centaines de cibles. Si son utilisation n'est pas nécessairement contraire au droit international, la façon dont Tsahal y a recours suscite toutefois une controverse.
Biden et le Moyen-Orient : pile tu gagnes, face je perds
La position de Washington est délicate face à l'escalade des tensions dans la région. Les événements dramatiques qui se déroulent en Israël et à Gaza depuis le 7 octobre 2023 connaissent de nouveaux développements, puisque l'on voit désormais Israël et l'Iran s'en prendre ouvertement l'un à l'autre.
IA : faut-il confier la guerre à des robots ?
La guerre a-t-elle basculé dans l’ère de l’IA ? Le ministre de la Défense vient d’annoncer la création d’une agence spécifique, et partout dans le monde, on se pose des questions sur la place prise par les robots et les algorithmes sur les champs de bataille.

« On n’envoie pas des missiles balistiques sans assumer le risque d’une escalade »
Israël a frappé le Liban, mardi 16 avril, et tué un haut commandant du Hezbollah. Quelles peuvent être les répliques de l’attaque iranienne du week-end dernier ? Entretien avec Amélie Férey, chercheuse à l’Ifri.
Héloïse Fayet : « Une riposte israélienne sur le territoire iranien paraît peu probable »
Au lendemain de l’attaque aérienne iranienne ayant visé Israël dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 avril, Héloïse Fayet, chercheuse au centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales, où elle dirige le programme de recherche « dissuasion et prolifération », analyse la situation et les possibles ripostes israéliennes.
Israël-Gaza : 6 mois après, le monde a changé ?
Le 7 octobre, le Hamas a lancé une attaque contre Israël. Six mois après, on compte plus de 30 000 morts côté Palestiniens. La communauté internationale commence à lâcher l'état hébreu. Lundi, un bâtiment consulaire iranien a été bombardé. Le conflit peut-il s'étendre? Une paix est-elle possible?
La démonstration de force d'Israël
L’armée Israélienne poursuit ses opérations dans la bande de Gaza, quatre semaines après l’attaque du Hamas en territoire israélien. L’ambition des responsables israéliens est de détruire les branches militaire et politique du Hamas à Gaza à coups de bombardements d’une extrême intensité. Enjeu capital pour le gouvernement israélien : le sort des otages. Les négociations se poursuivent via notamment le Qatar, malgré l'absence de retenue de l'État hébreu.
USA et Israel alliés, mais jusqu'où ?
Depuis l'attaque du 7 octobre, un conflit armé a repris entre le Hamas et Israël. Si les Etats-Unis, par l'intermédiaire d'Anthony Blinken puis Joe Biden ont publiquement soutenu l'Etat Israëlien, nous pouvons nous demander si cela va durer, notamment en voyant la violence réponse israëlienne à Gaza.
Guerre Israël-Hamas : « Le rôle de l'Iran sera crucial »
Fondateur de la World Policy Conference qui tient sa 16 édition à Abu Dhabi ce week-end, en partenariat avec « Les Echos », Thierry de Montbrial revient sur les crises qui secouent le système international, du conflit qui oppose Israël au Hamas à la guerre en Ukraine.
Aéroport pris d’assaut, hôtel fouillé, centre juif incendié… Au Daghestan, un week-end aux relents de pogrom
Une foule d’hommes a envahi dimanche soir l’aéroport de la république caucasienne russe du Daghestan à la recherche de passagers israéliens qu’ils pensaient à bord d’un avion arrivé de Tel-Aviv. La région, à majorité musulmane, a connu d’autres incidents antisémites ce week-end.

Alliés des Occidentaux, proches du Hamas: à quoi joue la Qatar à Gaza?
Hôte du bureau politique du Hamas, principal financier de Gaza, le Qatar joue un rôle fondamental d’intermédiaire entre le groupe terroriste et l’Occident. Allié fiable ou dangereux opportuniste ?
”La seule façon de trouver une solution pacifique à Gaza, c’est de garder les canaux de communication ouverts” insistait mercredi à Doha le cheikh Mohammed al-Thani. Le Premier ministre du Qatar sait précisément de quoi il parle et prêche au passage pour la chapelle de l’Émirat, car le principal canal de communication dans ce conflit, c’est lui.
Guerre Hamas-Israël : « un réveil tragique » pour les pays arabes
Coincés entre leurs opinions publiques et l’amorce d’un rapprochement, les pays voisins de l’État hébreu se trouvent « dans une position délicate », explique Denis Bauchard, conseiller pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient à l'Ifri.

Conflit Israël - Hamas: pourquoi Emmanuel Macron s'est-il rendu en Jordanie?
FOCUS - Emmanuel Macron s'est entretenu le 25 octobre avec Abdallah II, le roi de Jordanie, pays clé dans la résolution du conflit Israël et le groupe islamiste palestinien.
France : la diplomatie de l'équilibre ? Emmanuel Macron en Cisjordanie et en Jordanie
Dans le cadre du regain de tensions entre Israël et le Hamas, Emmanuel Macron entame une tournée au Proche-Orient.
Les États-Unis au centre du jeu diplomatique mondial
Proche-Orient, Ukraine : le monde peut-il se passer de l'Amérique ? « Biden peut-il contenir la guerre ? » : c'est la question que posait le magazine américain « Newsweek » sur la guerre entre le Hamas et Israël. S'il est sans doute prématuré d'y répondre, il est possible de dresser un bilan provisoire de la visite du président américain à Tel-Aviv le 18 octobre dernier.

La guerre Israël - Hamas, du "pain bénit" pour Poutine
Pour le chef du Kremlin, le conflit au Proche-Orient offre une occasion inespérée d’affaiblir les Occidentaux dans la région. Avec l’espoir d’en tirer parti en Ukraine.
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2024, l’Ifri accompagne plus de 70 entreprises et organisations françaises et étrangères.
