Putsch manqué de 2016 en Turquie : quelles conséquences sur la relation Turquie-Afrique ?
Notes de l'Ifri, juin 2018
Le coup d’État raté de juillet 2016 contre le pouvoir du président Recep Tayyip Erdoğan a conduit à de profonds bouleversements en Turquie mais a également eu des répercussions très significatives sur l’organisation de ses relations internationales et de ses réseaux d’influence à l’étranger.
L’étude des conséquences de ce putsch sur les acteurs qui ont façonné la politique turque en Afrique, montre bien combien le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Recep Tayyip Erdoğan d’avoir fomenté le coup d’État, a accompagné voire structuré cette relation jusqu’en 2016. Aujourd’hui, la diplomatie turque en Afrique est en reconstruction car elle doit défaire des réseaux en place et fonctionnels, mais elle doit aussi renforcer les nouveaux acteurs adoubés par Ankara. La destruction de ce qui a été patiemment mis en place depuis 20 ans et la création de nouveaux canaux d’influence est une mission exigeante pour les diplomates et hommes politiques turcs qui multiplient les visites sur le continent africain. Dans certains pays, la diplomatie turque se confronte parfois à des difficultés pour que les réseaux gülenistes disparaissent, ceux-ci étant dans certains cas très liés à des dignitaires africains de haut rang.
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