Complémentarité ou concurrence ? La coopération franco-britannique et l’horizon européen de la défense française
Quel avenir pour le partenariat de défense franco-britannique à l'heure du Brexit ?
La France et le Royaume-Uni bénéficient depuis longtemps d’une étroite coopération de défense, fruit de cultures stratégiques voisines. Cette proximité s’est vue consacrée en 2010 par les accords de Lancaster House qui ont mené à un approfondissement de la coopération dans le domaine nucléaire ainsi qu’en matière de projection de forces, d’interopérabilité ou encore d’intégration industrielle. Malgré de réelles avancées au cours des premières années, ce partenariat stratégique est venu achopper sur un double écueil : le Brexit et ses conséquences politiques d’une part, la volonté de la présidence Macron de relancer la défense européenne via une priorité à la relation franco-allemande d’autre part. Le dixième anniversaire de Lancaster House à l’automne 2020 devrait être l’occasion d’une nouvelle réflexion sur la convergence entre la coopération bilatérale et l’horizon résolument européen de la défense française.
Ce contenu est disponible en anglais : Complementarity or Competition? Franco-British Cooperation and the European Horizon of French Defense Policy.
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Complémentarité ou concurrence ? La coopération franco-britannique et l’horizon européen de la défense française
Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
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Comment les changements de l’opinion publique ont-ils influencé ou contraint les choix de politique étrangère dans votre pays ? Le cas français
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Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe
Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?
Identifier la menace terroriste avec lucidité et objectivité
Il y a 20 ans, en 2006, le gouvernement français a produit un Livre blanc sur la sécurité intérieure face au terrorisme. Un passage de ce document expliquait pourquoi la France rejetait le concept américain de « guerre globale contre le terrorisme », bien que des soldats français aient été déployés en Afghanistan dès 2001 au sein de la coalition menée par les Etats-Unis. La raison principale était juridique : qui dit guerre, dit législation d’exception. Mais elle était aussi stratégique : dans la mesure où des ressortissants de pays occidentaux rejoignent des groupes djihadistes, reconnaître un état de guerre pourrait conduire sur la pente glissante vers la guerre civile.