L’Iran et ses “proxys” au Moyen-Orient. Les défis de la guerre par procuration
Si l’Iran occupe aujourd’hui une place aussi centrale au Moyen-Orient c’est en partie du fait de l’action d’un réseau de groupes armés qu’il utilise comme « proxys ».
Cette stratégie repose sur un soutien politique, capacitaire et parfois opérationnel à des acteurs non-étatiques, dont certains peuvent avoir été créés par l’Iran tandis que d’autres sont des partenaires de circonstances. Depuis sa création dans les années 1980, le principal architecte de cette stratégie est la force al-Qods dont la tâche est de coordonner et d’appuyer l’action des milices. Par ailleurs, certains groupes particulièrement avancés, comme le Hezbollah libanais ou l’organisation Badr irakienne, ont aussi pris un rôle actif dans la structuration du réseau paramilitaire iranien au Moyen-Orient. Après avoir connu d’indéniables succès en Syrie face aux insurgés, en Irak face à l’État islamique et même au Yémen contre l’intervention saoudienne, l’« Axe de Résistance » n’en doit pas moins aujourd’hui faire face à des défis de taille : la confrontation avec les États-Unis de Donald Trump tout d’abord, mais aussi une contestation politique et sociale grandissante qui dénonce ce système milicien, en Iran même aussi bien que dans les pays où il sévit tels que l’Irak et le Liban.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
L’Iran et ses “proxys” au Moyen-Orient. Les défis de la guerre par procuration
L’avenir de la fonction Airborne Early Warning (AEW). Le remplacement des AWACS de l’OTAN
La fonction Airborne Early Warning (AEW ou AEW&C, pour Control) est consubstantielle à la doctrine aérienne occidentale. Elle est incarnée depuis les années 1950 par un avion de ligne modifié sur lequel est installé un puissant radar de veille et à bord duquel des contrôleurs aériens tactiques communiquent la position de l’ennemi aux aéronefs de combat. Son renouvellement, retardé par des programmes de modernisation et de prolongation, devient un sujet de préoccupation dans un contexte de durcissement de la guerre aérienne et de vulnérabilité croissante de ces avions stratégique, comme en témoigne la destruction de deux avions AEW russes A-50U, les 14 janvier et 23 février 2024.
Idées reçues sur la Pologne
Longtemps méprisée par la France et ses partenaires européens, la Pologne s’est placée sur le devant de la scène depuis le début de la guerre en Ukraine. Il est loin le temps du « plombier polonais » dénigré, le pays est désormais de ceux avec lesquels il faut compter.
Du consensus à la mise en œuvre. L’Europe spatiale de défense après le Sommet de Paris
Les 9 et 10 septembre 2026, Paris a accueilli le Sommet international sur l’espace, organisé par la France et l’Allemagne autour de trois axes : économie spatiale ; sciences et exploration ; sécurité de l’espace.
Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
Alors que la Russie et l'Ukraine s'affrontent dans une guerre d'usure où missiles et drones pleuvent dans la profondeur stratégique de l'adversaire, l'Iran use de sa puissance de feu, appuyée par sa main mise sur le détroit d'Ormuz, pour assurer la survie du régime. Dès lors, l'enjeu d'un modèle de feu performant pour les armées françaises apparaît comme crucial dans la construction d'une défense européenne et nationale crédible à l'aune d'un retour de la guerre de haute intensité.