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Sur le Brexit et une « nouvelle AELE »
Plusieurs pays européens ne veulent ou ne peuvent pas rejoindre l’Union européenne (UE). Le Royaume-Uni pourrait devenir leur chef de file en donnant une nouvelle impulsion à l’Association européenne de libre échange (AELE). Une bonne articulation entre l’UE et l’AELE permettrait une unification historique du continent. Des États importants comme l’Ukraine et la Turquie seraient intégrés à cette architecture. Un tel projet entraverait les visées russes dans les marges orientales de l’Europe.
COVID-19 : le monde d’après est déjà là
L’imprévisible crise du COVID-19 pose, à plusieurs niveaux, des questions fondamentales. Elle questionne la forme actuelle de la mondialisation, et l’idéologie néo-libérale qui l’a jusqu’ici accompagnée. Elle interroge une gouvernance mondiale en panne, dépassée par les égoïsmes nationaux, et les tentations de fermeture. Elle appelle à la mobilisation des instruments de résilience des démocraties, et d’une Union européenne qui joue son avenir, en particulier dans la confiance des peuples.
Le COVID-19 et la fin de l'innocence technologique
Le COVID-19 agit comme un catalyseur dans les relations internationales. Il accélère et amplifie des tendances qu’on voyait poindre avant la crise, comme le rôle central et croissant du cyberespace, la consécration d’un capitalisme de surveillance ou l’aiguisement de la rivalité sino-américaine. L’Europe est en train de devenir un champ d’affrontement majeur entre Washington et Pékin. Le maintien d’une souveraineté européenne passera par des investissements importants, notamment dans la 5G.
La multipolarité nucléaire : mythes et réalités de la compétition
Le terme de « course aux armements » rend imparfaitement compte des enchaînements de la guerre froide, et encore moins des logiques multipolaires qui lui ont succédé. Cette nouvelle multipolarité nucléaire valorise les trajectoires singulières, dans des logiques de développement des arsenaux à la fois quantitatives et qualitatives. Au risque d’encourager des compétitions qui pourraient, à terme, mettre en cause les équilibres stratégiques et le statu quo nucléaire.
Quelle politique étrangère américaine après 2020 ?
Les résultats de l’élection présidentielle américaine de novembre 2020 sont très incertains. Si Donald Trump est réélu, il mènera sans doute une politique étrangère conforme à celle de son premier mandat. En cas de victoire démocrate, on assisterait en partie à un retour aux fondamentaux de la diplomatie de Barack Obama. La confrontation sino-américaine sera sûrement le sujet central de ces prochaines années. Sur ce dossier, les Démocrates ne renieraient pas totalement l’héritage de Trump.
Le « trumpisme » en politique étrangère : vision et pratique
En 2016, Donald Trump s’est présenté comme le candidat de la rupture et, une fois élu, il s’est évertué à déconstruire l’héritage de ses prédécesseurs. Sa vision du monde est fondée sur la conviction que les États-Unis sont floués par leurs alliés et que les institutions multilatérales desservent les intérêts américains. Il a cherché à remettre en question l’ordre international qu’il juge comme autant de contraintes à la puissance américaine, et à faire entrer les États-Unis dans une ère de confrontation géopolitique avec la Chine.
Mémoire de la Seconde Guerre mondiale dans la Russie actuelle
Sous les présidences de Vladimir Poutine, la mémoire historique est devenue un outil essentiel de légitimation politique.
La Ceinture et la Route : la "communauté de destin" chinoise pour l'Asie du Sud-Est ?
L'Asie du Sud-Est, en tant que zone de front et pivot, est à la fois un laboratoire et une vitrine pour les ambitions de la Chine à développer une grande stratégie de coopération. La création de liens mutuellement positifs est cruciale pour ces deux partenaires, quoique pour des raisons différentes.