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Sahel : soubassements d’un désastre
Économies atones peu créatrices d’emplois, croissances démographiques vigoureuses, aides internationales souvent considérées comme des rentes, appareils de sécurité incapables de sécuriser les espaces nationaux, et surtout de protéger les populations : les États du Sahel sont-ils en train de perdre la main sur leurs propres espaces intérieurs ? La déroute des systèmes militaires, judiciaires et éducatifs n’autorise que peu d’optimisme sur l’avenir de ces pays, et de l’insécurité qui y grandit.
La stratégie indopacifique de l’administration Trump : une difficile émergence
L’administration Trump a initié une nouvelle stratégie pour l’Indo-Pacifique. Cette stratégie vise avant tout à endiguer l’expansion chinoise, en développant le partenariat avec l’Inde et les coopérations en Asie du Sud-Est. Mais cette posture renforce un jeu à somme nulle qui incite les partenaires de Washington à la prudence. La capacité des États-Unis à proposer une alternative à Pékin s’érode tandis que les États de cette région cherchent à affirmer leur autonomie stratégique.
La France et le concept d’Indo-Pacifique
Depuis 2018, les autorités françaises emploient le concept d’« Indo-Pacifique » à la place de celui d’« Asie-Pacifique ». Cette évolution sémantique traduit un changement de politique et même de vision du monde. L’Asie est désormais placée au cœur des préoccupations françaises et un accent particulier est mis sur les océans. Les îles – y compris les collectivités territoriales françaises – acquièrent une importance nouvelle. La France s’affirme comme une puissance maritime et insulaire.
Les petits pays insulaires du Pacifique face aux changements climatiques
Les petits États insulaires du Pacifique sont plus grands qu’il n’y paraît : l’espace maritime de la Mélanésie, de la Micronésie et de la Polynésie représente 40 millions de km2. Or, la biodiversité de l’océan est affectée par le réchauffement climatique et la montée des eaux menace les habitants de certaines îles. Les territoires du Pacifique, en dépit de leur hétérogénéité, ont réussi à s’unir pour tenter de faire entendre leur voix dans différentes instances diplomatiques.
L’Indo-Pacifique aux couleurs de la Chine
La montée en puissance économique de la Chine l’installe dans une géographie stratégique nouvelle, du Pacifique à l’Afrique et au Moyen-Orient, ce que traduit sa grande stratégie dite Belt and Road Initiative. Le concept d’Indo-Pacifique, officiellement rejeté par Pékin, tente d’intégrer l’extension de la puissance chinoise dans un cadre multilatéral, qui ferait à sa puissance toute sa place, tout en ménageant les intérêts et les capacités de décision de tous les acteurs de la région.
La stabilisation du Sahel, nouveau rocher de Sisyphe ?
Le Sahel est traversé par des crises multiples qui peuvent avoir un impact au-delà de cette zone. Toutefois, la situation n’est pas désespérée. Certains pays et régions résistent mieux que d’autres face à la dégradation de l’environnement sécuritaire. La communauté internationale a un rôle important à jouer pour aider les acteurs locaux à lutter contre des maux variés : pauvreté, corruption, désertification, terrorisme, etc. L’aide internationale doit être pérenne et mieux coordonnée.
Contestation de la mondialisation : vingt ans après la « bataille de Seattle »
En 1999 à Seattle, la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce a suscité d’importantes manifestations émaillées de violences. Vingt ans plus tard, il apparaît que les objectifs des manifestants n’ont pas été atteints. Le commerce international, en particulier, a connu un fort essor. Toutefois, la contestation et la colère ont pris de l’ampleur. Les populistes promouvant la démondialisation ont mieux su tirer profit du rejet de la globalisation que les altermondialistes.
Du président populaire au président sacré. La sacralisation de la figure présidentielle au Burundi
Au cours de leurs premières années au pouvoir, Pierre Nkurunziza et le conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) s’étaient attachés à construire l’image d’une figure présidentielle populaire.