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Kurdistan : l’indépendance en balance
Depuis un siècle, les mouvements kurdes sont à la recherche des éléments constitutifs d’un État. Les Kurdes irakiens sont sans doute les plus avancés sur cette voie. Mais leur discours indépendantiste a connu plusieurs phases et des mutations considérables. Les conditions objectives, locales et internationales, sont aujourd’hui défavorables à l’indépendance du Kurdistan. La pan-kurdisme n’existe plus et l’indépendantisme kurde irakien aura du mal à se concrétiser en État.
L'ordre international face à l'Amérique de Trump
Donald Trump bouscule l’ordre mondial établi. Mais, en dépit de ses déclarations provocatrices, cherche-t-il vraiment à le remettre en cause ? Les bouleversements du système international ne datent pas de l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Ils correspondent à des changements en profondeur du monde de l’après-guerre froide. Si le président américain accentue aujourd’hui le désordre du monde, il n’en est pas l’instigateur et ne fournit pas davantage de solutions, faute d’une stratégie claire.
Les groupes chiites en Irak : enjeux nationaux et dimensions transnationales
Les milices chiites irakiennes se sont mobilisées rapidement après la déroute de l’armée irakienne face à Daech en 2014. Elles minimisent le rôle joué par les États-Unis dans les reculs actuels de l’organisation djihadiste. Elles entendent peser sur l’avenir de l’Irak, et investissent notamment le champ de l’éducation. Ces milices sont loin d’être unifiées. Si certaines ont des affiliations très claires avec l’Iran, d’autres entretiennent des relations plus distantes avec Téhéran.
Les think tanks chinois : ambitions et contradictions
Depuis l’arrivée de Xi Jinping à la tête de la Chine, le nombre de think tanks chinois a substantiellement augmenté. Ces organismes sont incités à s’ouvrir à l’international afin de recueillir des analyses étrangères et de promouvoir les concepts officiels chinois. Les chercheurs sont contraints de travailler sur des sujets utiles au Parti. Ils font également l’objet d’un contrôle politique plus strict qui pourrait nuire, à terme, à leur crédibilité internationale.
Irak, le laboratoire permanent
Si l’on s’en tient à l’adage anesthésiant qui voudrait que les peuples heureux n’aient pas d’histoire, les Irakiens partent d’emblée avec un lourd handicap. Ils forment en effet un peuple saturé d’histoire(s), depuis que la Mésopotamie a tenu lieu de décor aux premières sociétés humaines sophistiquées. La temporalité politique s’y affole, en outre, depuis 15 ans ; les velléités américaines de changer le destin du Moyen-Orient tout entier à partir de l’Irak ayant transformé le pays en laboratoire d’observation in vivo des transitions politiques et des recompositions sociales et communautaires (ethniques, religieuses) du monde arabe. Laboratoire déserté par ses laborantins, et où le protocole expérimental ne tient plus.
L’Irak a-t-il jamais pu exister ?
Né de la décomposition de l’empire ottoman gérée par les impérialismes occidentaux, l’Irak, espace composite, a vu se succéder les régimes sans créer les bases psychologiques et politiques d’un État-nation. Les événements des deux dernières décennies n’ont fait, avec une lourde responsabilité occidentale, que creuser le fossé entre les communautés et les affiliations. L’Irak a-t-il jamais vraiment existé pour ses populations, et les conflits régionaux le laisseront-ils survivre ?
Corée du Nord/États-Unis : jusqu’où ira la confrontation ?
Donald Trump bouscule l’ordre mondial établi. Mais, en dépit de ses déclarations provocatrices, cherche-t-il vraiment à le remettre en cause ? Les bouleversements du système international ne datent pas de l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Ils correspondent à des changements en profondeur du monde de l’après-guerre froide. Si le président américain accentue aujourd’hui le désordre du monde, il n’en est pas l’instigateur et ne fournit pas davantage de solutions, faute d’une stratégie claire.
Sauver l’ordre libéral de lui-même
L’élection de Donald Trump est le symptôme d’une crise générale de l’ordre libéral international. Ses coûts ont été gravement sous-estimés : délocalisations brisant le pacte social, flux migratoires mal assimilables par les sociétés, divisions entre élites et masses perdantes de la globalisation, crises électorales et politiques. Les sociétés doivent adapter l’ordre libéral à leurs caractéristiques profondes, et non l’accepter comme un donné global et obligatoire.