Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des conflits et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
Sujets liés
Le prince héritier saoudien en mission séduction aux États-Unis
Mohammed ben Salmane est arrivé lundi 19 mars en visite officielle aux États-Unis. L’occasion d’attirer des investisseurs pour son plan de réformes économiques mais aussi de s’assurer du soutien américain pour la guerre que l’Arabie saoudite mène au Yémen.
Syrie : le pire est devant nous ?
Malgré la trêve humanitaire décrétée par le Conseil de Sécurité de l’ONU, les raids aériens du régime syrien n’ont pas cessé dans l’enclave rebelle de la Ghouta Orientale. Peut-on espérer un apaisement du conflit en Syrie ? Faut-il s’attendre, au contraire, à une intensification des combats ?
La Chine en Méditerranée : une présence émergente
La présence chinoise en Méditerranée fait l’objet d’interrogations croissantes au sein des diplomaties des pays du Maghreb comme d’Europe du Sud. En effet, ces cinq dernières années, la Chine décline avec un activisme croissant ses priorités nationales à l’échelle méditerranéenne.
Préserver la Coopération Transatlantique et l'accord sur le nucléaire iranien. Une perspective européenne et américaine
Les différends transatlantiques concernant le futur de l'accord sur le nucléaire iranien (ou le plan d'action global commun, Joint Comprehensive Plan of Action - JCPOA - en anglais) nuisent à un accord nucléaire que tous les partis, Etats-Unis mis à part, considèrent comme remplissant son objectif.
L’escalade militaire sera-t-elle la dernière carte de Nétanyahou ?
En Israël la police préconise l'inculpation du premier ministre Benyamin Nétanyahou pour corruption. Que peut-on attendre comme réaction de sa part pour échapper à son sort judiciaire ?
« La France tente de rentrer dans le jeu diplomatique »
La déclaration du président en faveur d’une réunion internationale sur la Syrie s’inscrit dans un contexte marqué par une complexité et une confusion croissantes, rendant plus difficile la recherche d’une solution politique. Le conflit n’est plus seulement entre l’opposition et le régime, entre groupes djihadistes, entre ces groupes et le régime ou entre Kurdes et djihadistes.
Offensive turque à Afrine : « Erdogan a besoin de cette guerre pour sa politique intérieure »
L’offensive turque à Afrine (Syrie) pourrait embraser une zone où se mêlent les intérêts de plusieurs pays. Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine et Moyen-Orient de l’Institut français des relations Internationales (IFRI), analyse pour Le Parisien les enjeux de cette offensive qui inquiète la communauté internationale.
Les groupes chiites en Irak : enjeux nationaux et dimensions transnationales
Les milices chiites irakiennes se sont mobilisées rapidement après la déroute de l’armée irakienne face à Daech en 2014. Elles minimisent le rôle joué par les États-Unis dans les reculs actuels de l’organisation djihadiste. Elles entendent peser sur l’avenir de l’Irak, et investissent notamment le champ de l’éducation. Ces milices sont loin d’être unifiées. Si certaines ont des affiliations très claires avec l’Iran, d’autres entretiennent des relations plus distantes avec Téhéran.
La vengeance, ressort mobilisateur de l’État islamique
Au cœur des motivations des terroristes de l’État islamique figure la vengeance, contre un Occident vu comme l’héritier du colonialisme, et plus généralement comme agresseur des musulmans. La dimension émotionnelle est donc forte, qui induit la définition d’une identité collective et la déshumanisation de l’adversaire. Si le revanchisme est au cœur du récit djihadiste, il faut démonter sur le long terme ce discours, qui ne disparaîtra pas avec l’emprise territoriale de Daech.
L’Irak a-t-il jamais pu exister ?
Né de la décomposition de l’empire ottoman gérée par les impérialismes occidentaux, l’Irak, espace composite, a vu se succéder les régimes sans créer les bases psychologiques et politiques d’un État-nation. Les événements des deux dernières décennies n’ont fait, avec une lourde responsabilité occidentale, que creuser le fossé entre les communautés et les affiliations. L’Irak a-t-il jamais vraiment existé pour ses populations, et les conflits régionaux le laisseront-ils survivre ?
Iran : architecture du pouvoir et conservatisme
Les institutions politiques iraniennes sont difficiles à déchiffrer. Elles sont les héritières de traditions particulières et de la Révolution de 1979. Les sources du pouvoir sont multiples : électorales, religieuses, économiques, groupes de pression, réseaux d’influence, etc. Au-delà de la dualité visible président/Guide suprême, le compromis établi entre traditions, loi religieuse et acquis libéraux est complexe et réduit la probabilité d’une évolution rapide du régime.
Kurdistan : l’indépendance en balance
Depuis un siècle, les mouvements kurdes sont à la recherche des éléments constitutifs d’un État. Les Kurdes irakiens sont sans doute les plus avancés sur cette voie. Mais leur discours indépendantiste a connu plusieurs phases et des mutations considérables. Les conditions objectives, locales et internationales, sont aujourd’hui défavorables à l’indépendance du Kurdistan. La pan-kurdisme n’existe plus et l’indépendantisme kurde irakien aura du mal à se concrétiser en État.
Irak, le laboratoire permanent
Si l’on s’en tient à l’adage anesthésiant qui voudrait que les peuples heureux n’aient pas d’histoire, les Irakiens partent d’emblée avec un lourd handicap. Ils forment en effet un peuple saturé d’histoire(s), depuis que la Mésopotamie a tenu lieu de décor aux premières sociétés humaines sophistiquées. La temporalité politique s’y affole, en outre, depuis 15 ans ; les velléités américaines de changer le destin du Moyen-Orient tout entier à partir de l’Irak ayant transformé le pays en laboratoire d’observation in vivo des transitions politiques et des recompositions sociales et communautaires (ethniques, religieuses) du monde arabe. Laboratoire déserté par ses laborantins, et où le protocole expérimental ne tient plus.
Erdogan appelle les musulmans à reconnaître Jérusalem-est comme capitale de la Palestine
Lors du sommet extraordinaire de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à reconnaitre Jérusalem-est comme capitale de la Palestine.
Jérusalem capitale d'Israël : quelles conséquences pour le processus de paix ?
Pour les Etats-Unis, la capitale d'Israël c'est désormais Jérusalem. Donald Trump l'a annoncé et c'est une vraie rupture dans la diplomatie américaine et internationale sur la question israëlo-palestinienne. Depuis la proclamation d'Israël en 1948 et l'annexion de Jérusalem-Est en 1967, c'était la position israélienne mais aucun état de la communauté internationale ne l'avait reconnu et les ambassades étrangères étaient situées à Tel Aviv.
L'Irak après Daech - Politique étrangère (Hiver 2017-2018)
Dominique David, rédacteur en chef de la revue trimestrielle de l'Ifri "Politique étrangère", présente le numéro d'hiver 2017-2018, disponible en librairie dès le 6 décembre 2017.
L'Irak après Daech
L’Irak se relèvera-t-il, et comment, de décennies de dictature, d’une invasion américaine, d’une guerre civile, de la parcellisation aujourd’hui imposée entre milices, communautés, djihadistes, et influences extérieures ? Le dossier central de ce numéro s’interroge sur l’avenir de l’État irakien, capital pour une région entière où semblent avoir éclaté, ou se déliter, toutes les structures politiques en place. L’Irak « souverain, autonome et démocratique » qu’appelait de ses vœux le président Obama pourra-t-il un jour exister ?
VIDÉO : Revue Politique étrangère, hiver 2017-2018
Découvrez en une minute, le numéro d'hiver 2017-2018 de Politique étrangère. À la une de ce numéro - Dossier : "L'Irak après Daech" / Rubrique Contrechamps : "Trump : une rupture de l'ordre mondial ?"
Emmanuel Macron à Riyad : la France a-t-elle un plan pour le Moyen-Orient ?
La première visite d’Emmanuel Macron dans le Golfe Persique ce week-end se voulait culturelle et symbolique avec l’ouverture du Louvre à Abu Dhabi. Elle s’est muée en épreuve diplomatique avec une visite surprise en Arabie Saoudite. Ce détour met la diplomatie française face à ses ambitions au Moyen-Orient : dans l’urgence, c’est notamment un test de son implication auprès du Liban, partenaire «séculaire» disait Emmanuel Macron en août aux ambassadeurs, et dont le Premier Ministre démissionnaire est toujours en Arabie Saoudite.
Liban : nouveau terrain de guerre entre l'Arabie saoudite et l'Iran ?
Alors que la démission du Premier ministre libanais vient se surajouter aux tensions déjà présentes dans le Golfe, le Liban n’est-il pas le prélude d’un conflit généralisé entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, s’accusant l’un l’autre de mainmise potentielle sur le pays ? Analyse avec Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales (IFRI).
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