Afrique du Nord et Moyen-Orient
Analyse de l’évolution des dynamiques dans la région Afrique du Nord/Moyen-Orient dans un contexte de multiplication des conflits et de leurs conséquences politiques, économiques et énergétiques.
→ Découvrez notre série d’analyses « Gaza vu depuis le monde », consacrée aux perceptions internationales du conflit israélo-palestinien et à ses répercussions géopolitiques.
Sujets liés
Irak, le laboratoire permanent
Si l’on s’en tient à l’adage anesthésiant qui voudrait que les peuples heureux n’aient pas d’histoire, les Irakiens partent d’emblée avec un lourd handicap. Ils forment en effet un peuple saturé d’histoire(s), depuis que la Mésopotamie a tenu lieu de décor aux premières sociétés humaines sophistiquées. La temporalité politique s’y affole, en outre, depuis 15 ans ; les velléités américaines de changer le destin du Moyen-Orient tout entier à partir de l’Irak ayant transformé le pays en laboratoire d’observation in vivo des transitions politiques et des recompositions sociales et communautaires (ethniques, religieuses) du monde arabe. Laboratoire déserté par ses laborantins, et où le protocole expérimental ne tient plus.
Les groupes chiites en Irak : enjeux nationaux et dimensions transnationales
Les milices chiites irakiennes se sont mobilisées rapidement après la déroute de l’armée irakienne face à Daech en 2014. Elles minimisent le rôle joué par les États-Unis dans les reculs actuels de l’organisation djihadiste. Elles entendent peser sur l’avenir de l’Irak, et investissent notamment le champ de l’éducation. Ces milices sont loin d’être unifiées. Si certaines ont des affiliations très claires avec l’Iran, d’autres entretiennent des relations plus distantes avec Téhéran.
Kurdistan : l’indépendance en balance
Depuis un siècle, les mouvements kurdes sont à la recherche des éléments constitutifs d’un État. Les Kurdes irakiens sont sans doute les plus avancés sur cette voie. Mais leur discours indépendantiste a connu plusieurs phases et des mutations considérables. Les conditions objectives, locales et internationales, sont aujourd’hui défavorables à l’indépendance du Kurdistan. La pan-kurdisme n’existe plus et l’indépendantisme kurde irakien aura du mal à se concrétiser en État.
Erdogan appelle les musulmans à reconnaître Jérusalem-est comme capitale de la Palestine
Lors du sommet extraordinaire de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à reconnaitre Jérusalem-est comme capitale de la Palestine.
Jérusalem capitale d'Israël : quelles conséquences pour le processus de paix ?
Pour les Etats-Unis, la capitale d'Israël c'est désormais Jérusalem. Donald Trump l'a annoncé et c'est une vraie rupture dans la diplomatie américaine et internationale sur la question israëlo-palestinienne. Depuis la proclamation d'Israël en 1948 et l'annexion de Jérusalem-Est en 1967, c'était la position israélienne mais aucun état de la communauté internationale ne l'avait reconnu et les ambassades étrangères étaient situées à Tel Aviv.
L'Irak après Daech - Politique étrangère (Hiver 2017-2018)
Dominique David, rédacteur en chef de la revue trimestrielle de l'Ifri "Politique étrangère", présente le numéro d'hiver 2017-2018, disponible en librairie dès le 6 décembre 2017.
L'Irak après Daech
L’Irak se relèvera-t-il, et comment, de décennies de dictature, d’une invasion américaine, d’une guerre civile, de la parcellisation aujourd’hui imposée entre milices, communautés, djihadistes, et influences extérieures ? Le dossier central de ce numéro s’interroge sur l’avenir de l’État irakien, capital pour une région entière où semblent avoir éclaté, ou se déliter, toutes les structures politiques en place. L’Irak « souverain, autonome et démocratique » qu’appelait de ses vœux le président Obama pourra-t-il un jour exister ?
VIDÉO : Revue Politique étrangère, hiver 2017-2018
Découvrez en une minute, le numéro d'hiver 2017-2018 de Politique étrangère. À la une de ce numéro - Dossier : "L'Irak après Daech" / Rubrique Contrechamps : "Trump : une rupture de l'ordre mondial ?"
Emmanuel Macron à Riyad : la France a-t-elle un plan pour le Moyen-Orient ?
La première visite d’Emmanuel Macron dans le Golfe Persique ce week-end se voulait culturelle et symbolique avec l’ouverture du Louvre à Abu Dhabi. Elle s’est muée en épreuve diplomatique avec une visite surprise en Arabie Saoudite. Ce détour met la diplomatie française face à ses ambitions au Moyen-Orient : dans l’urgence, c’est notamment un test de son implication auprès du Liban, partenaire «séculaire» disait Emmanuel Macron en août aux ambassadeurs, et dont le Premier Ministre démissionnaire est toujours en Arabie Saoudite.
Liban : nouveau terrain de guerre entre l'Arabie saoudite et l'Iran ?
Alors que la démission du Premier ministre libanais vient se surajouter aux tensions déjà présentes dans le Golfe, le Liban n’est-il pas le prélude d’un conflit généralisé entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, s’accusant l’un l’autre de mainmise potentielle sur le pays ? Analyse avec Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales (IFRI).
Trump, un an après. Un monde à l'état de nature ?
Dans la semaine qui avait suivi l’élection de Donald Trump, l’Ifri avait publié une étude destinée à identifier les probables changements de la politique étrangère des États-Unis. D’emblée, cette élection avait été présentée comme une bifurcation dans leur trajectoire avec des conséquences sur les rapports de puissance et sur le fonctionnement du système international.
Diplomatie nomade autour du Yémen
Avec la Syrie et la Libye, le Yémen est le troisième des pays arabes en situation de guerre civile/internationale, avec une même conséquence pour l’activité diplomatique : du fait de la fermeture des ambassades sur place et de la situation sécuritaire, les États ont dû développer une politique « nomade » de contacts en pays tiers avec leurs interlocuteurs en fonction de leurs lieux d’exil, dont l’article suivant constitue, s’agissant du Yémen, un essai de « cartographie ».
Denis Bauchard :« La gouvernance autoritaire du prince héritier suscite des réactions très fortes »
Quelles entraves à l’ouverture de la société saoudienne ? L’avis de Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen-Orient à l’Institut français des relations internationales (IFRI). « L’Arabie saoudite est l’un des pays les plus connectés avec un accès libre et une pratique intensive des réseaux sociaux par la jeunesse. Mais de nombreux facteurs jouent contre la modernisation et l’ouverture. Outre la force du conservatisme religieux, les structures traditionnelles – la tribu et la communauté – font, par exemple, que le rôle de la femme n’est pas encore reconnu et que les mariages sont soumis à la décision du chef de famille.
La souveraineté alimentaire ou le droit des peuples à se nourrir eux-mêmes
La plupart des pays en développement dépendent des importations pour nourrir leur population. Les politiques libérales impulsées par les organisations financières internationales ont mis à mal l’agriculture traditionnelle au profit de grandes firmes multinationales. Les États du Sud doivent désormais reprendre les choses en main et mettre en œuvre des politiques agricoles volontaristes permettant d’atteindre la souveraineté et la sécurité alimentaires.
Les fragilités du Kurdistan irakien
Le Kurdistan irakien arbore les institutions d’un État. Mais ses divisions politiques et ses faiblesses économiques minent ses prétentions à plus d’autonomie. Ses relations avec les acteurs de la région et au-delà ne semblent guère pouvoir concrétiser un appui à une marche vers l’indépendance qui demeure incertaine.
Turquie : la contagion syrienne - RAMSES 2018 (Dorothée SCHMID)
Dorothée SCHMID, responsable du Programme Turquie contemporaine de l'Ifri, éclaire les ressorts de la complexe stratégie du régime turc : pour ses rapports avec son voisinage moyen-oriental, et au-delà pour ses relations avec l'OTAN et l'UE.
Arctique : une exploration stratégique
Deux espaces stratégiques sont à l’honneur dans le numéro de la rentrée de Politique étrangère. L’un, l’espace Arctique, aligne les enjeux : militaires, énergétiques, climatiques, économiques et commerciaux. Avec des revendications qui se croisent, s’opposent, mais essaient de dialoguer dans un multilatéralisme tempéré. L’Arctique serait-il la survivance d’un multilatéralisme mal en point, ou l’annonce d’une société internationale mieux gérée en commun ?
Le jeu des puissances au Moyen-Orient - RAMSES 2018 (Denis Bauchard)
Denis BAUCHARD, conseiller pour le Moyen-Orient à l'Ifri, approche le jeu des puissances dans cette région à travers les outils de persuasion et de contrainte dont elles disposent. Parviendront-elles à recomposer un ordre régional ?
Le conflit au Yémen : un nouveau paysage stratégique régional
François Frison-Roche, chargé de recherche au CNRS, analyse les enjeux géopolitiques du conflit au Yémen et ses conséquences sur la déstabilisation de la région.
Le conflit au Yémen comme matrice du terrorisme islamique
Si la montée en puissance de Daech depuis 2011 semblait corrélée d'un affaiblissement général d'Al-Qaïda, la branche yéménite du groupe terroriste, AQPA (Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique) a su s'installer durablement dans le pays. Actuellement au Yémen, les djihadistes de Daech se comptent par centaines, ceux d'AQPA par milliers.
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