Afrique de l'Est
L’Afrique de l’Est, carrefour culturel et géostratégique, est abordée à partir de ses aspects sécuritaires, humanitaires et environnementaux et ses dynamiques électorales et politiques.
Les reconfigurations de l'autoritarisme en Tanzanie
Dans une région d’Afrique de l’Est et des Grands Lacs troublée, la Tanzanie est perçue comme un pôle de stabilité : le pays est généralement décrit comme une démocratie en voie de consolidation sous les auspices du Chama Cha Mapinduzi (CCM), plus vieux parti africain au pouvoir.
Blitzkrieg pour la paix : la réconciliation Éthiopie-Érythrée
Il faut, pour comprendre les chaotiques relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée – avant-dernier État indépendant d’Afrique –, remonter au début du xxe siècle et aux conséquences des actions multiples des grandes puissances dans la région. Guerre de trente, ou de cinquante ans, l’opposition entre Addis-Abeba et Asmara semble désormais muer en dialogue. L’héritage d’une histoire et d’une culture communes suffira-t-il à garantir la paix, en dépit du caractère dictatorial du régime érythréen ?
Conflits d’Afrique subsaharienne : l’éternel retour ?
Au Sahel, au Soudan du Sud, dans l’Afrique des Grands Lacs, les conflits récurrents témoignent surtout de l’échec des gouvernances héritées de la colonisation. Les pouvoirs politiques n’ont jamais reflété la diversité des communautés de leurs sociétés. La démocratisation des années 1990 ne pouvait dans ces conditions qu’être un trompe-l’œil. Les oligarchies tournent à la prédation de plus en plus violente, et tous les éléments semblent réunis pour que les conflits perdurent.
L'arme de la communication dans la crise burundaise
La crise que connaît le Burundi depuis 2015 a une forte dimension communicationnelle. D’une part, le monde de la communication médiatique a été partie prenante des prémices de cette crise et de son déclenchement ; d’autre part, la communication est une arme utilisée par le régime et ses opposants.
Référendum au Burundi : enterrement de l'accord d'Arusha ou volonté populaire ?
Jeudi 17 mai 2018, quelque 4,8 millions d’électeurs burundais sont appelés aux urnes pour se prononcer sur une révision constitutionnelle très contestée qui pourrait permettre au président Pierre Nkurunziza de rester au pouvoir jusqu'en 2034. Dans un contexte de très forte répression politique, marqué par l’appel au boycott de l’opposition et la société civile en exil, l'issue du vote ne fait que peu de doutes et devrait renforcer un régime accusé de s'enfoncer de plus en plus dans une dérive mystico-religieuse portée par un président convaincu que son pouvoir est d'essence divine.
Au Burundi, "la dérive quasi-sectaire du régime du président Pierre Nkurunziza"
Entretien avec Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Le président Pierre Nkurunziza, adepte d'une église évangélique, l'Eglise du Rocher, utilise la religion pour affermir son autorité et sa légitimité.
La souveraineté alimentaire ou le droit des peuples à se nourrir eux-mêmes
La plupart des pays en développement dépendent des importations pour nourrir leur population. Les politiques libérales impulsées par les organisations financières internationales ont mis à mal l’agriculture traditionnelle au profit de grandes firmes multinationales. Les États du Sud doivent désormais reprendre les choses en main et mettre en œuvre des politiques agricoles volontaristes permettant d’atteindre la souveraineté et la sécurité alimentaires.
Requiem pour l’accord d’Arusha. Réflexions sur la révision constitutionnelle au Burundi
L’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi qui, depuis 2000, constituait la clé de voûte de la stabilité et qui a inspiré la Constitution de 2005, pourrait prochainement connaître son épilogue.
La crise financière du Mozambique. Un pays modèle remis en cause
Avec une décennie de croissance économique supérieure à 7 % par an en moyenne et un régime stable dominé par un seul parti (le Front de libération du Mozambique, Frelimo) depuis la fin de la guerre civile en 1992, le Mozambique était présenté jusqu’à une date récente comme un des succès économiques du continent africain.
Un retour de l'instabilité au Mozambique ?
Entretien avec Régio Conrado, doctorant au laboratoire "Les Afriques dans le monde".
La résurgence du conflit au Mozambique. Fantômes du passé et entraves à une démocratie pacifiée
L’année 2016 s'est révélée très difficile pour le Mozambique. Les tensions réapparues en 2013 entre le gouvernement et le parti d'opposition, la Résitance nationale du Mozambique (Renamo), se sont intensifiées au cours des derniers mois, alors que les négociations de paix ont stagné.
L’opposition burundaise en exil
Dès 2015, la crise burundaise a jeté sur les chemins de l’exil presque tous les politiciens et leaders de la société civile. Deux principales vagues de départ ont eu lieu.
Massacres à Béni, la fausse piste djihadiste
Depuis octobre 2014, un groupe armé commet des massacres dans le grand nord du Kivu, à l’est de la RD-Congo. Le régime attribue ces massacres à des islamistes ougandais. Rien n’est moins sûr, toutefois, selon les chercheurs Jean Battory et Thierry Vircoulon, de l’Ifri.
« La menace djihadiste à l’est de la RDC est une pure invention »
Thierry Vircoulon déconstruit le mythe d’un mouvement djihadiste dans la région du Nord-Kivu, thèse « inventée » et exploitée par Kinshasa. A l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans la ville de Beni et ses environs, les massacres se poursuivent malgré la présence des casques bleus. Tout a démarré en 2010 avec des enlèvements qui se sont transformés en tueries quatre ans plus tard. Plus de mille personnes ont perdu la vie, selon la société civile, égorgées le plus souvent, parfois tuées par balles.
Thierry Vircoulon : les ADF, une menace «extrêmement utile» pour la RDC et l’Ouganda
Ces dernières années, la crainte de l’implantation d’un islam radical et violent se manifeste en République démocratique du Congo (RDC). La société civile ainsi que les autorités brandissent régulièrement cette menace, liée notamment à la présence d’un groupe armé originaire d’Ouganda, baptisé ADF et particulièrement actif depuis 2014.
L’islam radical en République démocratique du Congo. Entre mythe et manipulation
L’islam en République démocratique du Congo (RDC) n’a eu qu’une présence marginale et périphérique et a été un non sujet jusqu’à une date très récente. Le caractère ultra-minoritaire des musulmans dans un pays qui est, depuis la colonisation belge, une terre de compétition entre les diverses tendances du christianisme et leurs hybridations locales rendait impossible l’émergence d’une « question musulmane » dans cette partie du monde.
État d’urgence en Éthiopie : nouveau far East, vieux far West
Jusqu’à récemment, peu de regards s’étaient tournés vers la crise dans laquelle le régime éthiopien s’enfonce pourtant depuis plus de deux ans. Les rares projecteurs braqués sur cet État ont loué ses performances économiques, le qualifiant de nouveau « far East » ou de « lion africain ». Les violences et les emprisonnements visant activistes, journalistes et bon nombre de citoyens sont quant à eux restés dans l’ombre.
Leçons de la crise burundaise : les ratés du peacebuilding démocratique
Après une phase de contestation non violente du pouvoir d’avril à juillet 2015, le Burundi est entré, depuis la réélection du président Nkurunziza le 27 juillet, dans une phase de confrontation armée qui se poursuit encore à ce jour. Si pour le moment la basse intensité de ce conflit conduit à minimiser sa dangerosité, une escalade avec des effets déstabilisateurs dans la sous-région n’est pas à exclure. En effet, l’enlisement dans la violence radicalise les positions et ravive les démons du temps de la guerre ethnique.
Burundi : défaire la paix
Depuis 1962, année de son indépendance, le Burundi a connu plusieurs épisodes de guerre civile. La dernière en date a pris fin en 2000 grâce à l’accord d’Arusha mais la stabilité et la paix consécutives à ce dernier ont été remises en cause avec l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza le 25 avril 2015.
La Somalie, Sisyphe moderne ?
Depuis son indépendance en 1960, la Somalie n’a connu que peu de périodes de stabilité.
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