Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
Sommet sur la guerre en Ukraine à Washington : "Le pire a été évité"
Après la réunion sur l'Ukraine à Washington, Grand entretien ce mardi avec Claude Blanchemaison, ancien ambassadeur de France à Moscou, Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l’Ifri et Sylvie Kauffmann, éditorialiste au "Monde", spécialiste des questions internationales.
Pourquoi le faux réalisme trumpien a mené à un fiasco diplomatique à Anchorage ? [...] Poutine est néanmoins le premier et le seul responsable de cette « guerre coloniale à l’ombre du nucléaire », pour reprendre le mot du directeur de l’Ifri, Thomas Gomart, violant tous les principes de la charte de l’ONU et les traités dont Moscou était signataire.
cité par Marc SEMO dans Challenges
Après la rencontre avec Poutine : « Trump a surestimé ses capacités à influencer la Russie »
Le président Trump, qui exigeait un « cessez-le-feu immédiat » avant sa rencontre avec Vladimir Poutine, réclame désormais un « accord de paix » entre la Russie et l’Ukraine. Pour le chercheur Dimitri Minic, ce sommet est « un échec » pour Washington, qui a « surestimé ses capacités à influencer la Russie ».
80 ans après Hiroshima, quid des ambitions d’abandon des armes nucléaires ?
Ce mercredi 6 août marque les 80 ans du bombardement atomique d'Hiroshima par les Américains. Le Japon y organise une cérémonie, qui devrait réunir 120 pays, avec l'espoir de dénucléariser les arsenaux. Mais cette volonté se heurte à un monde de plus en plus instable, où le recours à l'arme atomique est brandi avec de plus en plus d'hubris.
Les accords START ont-ils un avenir ?
Les différents traités START, signés depuis 1991 entre les États-Unis et la Russie, incarnaient les efforts de désarmement des deux principales puissances nucléaires. Mais la suspension de NEW START par Moscou en 2023 a ouvert une période d’incertitude dans l'équilibre nucléaire mondial.
La France peut-elle encore gagner la bataille du nucléaire ?
Dans un monde en quête de décarbonation et confronté à des bouleversements géopolitiques majeurs, l'énergie nucléaire opère un retour en force. Mais l'Occident, berceau d'une technologie qui a révolutionné la production d'électricité bas carbone, risque-t-il de perdre demain une course qu'il a lui-même lancée ? C'est l'alerte que soulève, dans un rapport fouillé pour l'Institut français des relations internationales (Ifri), que Le Point a pu consulter en exclusivité, l'experte en transition énergétique Cécile Maisonneuve, fondatrice du cabinet de prospective Decysive. « La relance du nucléaire occidental aura-t-elle lieu ? » demande-t-elle. Si la réponse est nuancée, l'urgence qu'elle décrit est réelle.
La détermination de Poutine à obtenir une "victoire russe" malgré une économie vacillante
Alors qu'à Kiev a eu lieu, le 4 juillet, l'attaque "la plus massive" depuis 2022, le président russe Vladimir Poutine affirme que "Moscou ne renonce pas à ses objectifs".
« Face à Vladimir Poutine, il n’y a plus de solution gagnante pour les Européens : soit ils laissent le dialogue avec Poutine entièrement aux Américains au risque de se marginaliser complètement et de faire les frais des aléas de la politique de Trump ; soit ils relancent le dialogue, comme Emmanuel Macron vient de le faire, en espérant peser », observe Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie Eurasie de l’Ifri. « Le problème, c’est que ce geste sera interprété à Moscou comme un geste de faiblesse et de désarroi ».
citée par Elsa Conesa, Philippe Ricard, Claire Gatinois et Benjamin Quénelle, dans Le Monde
Les nouvelles cibles du Kremlin
La volonté du président russe de reconstituer son « étranger proche » passe par la conquête ou la déstabilisation. Par peur d'être les prochains sur la liste, les voisins de la Russie cherchent encore le bon moyen de l'en dissuader.
La Russie sort-elle renforcée de la guerre israélo-iranienne ?
Alors que Téhéran vient d’annoncer la fin de la « guerre des douze jours » qui l’a opposé à Israël et aux États-Unis, nous vous proposons un entretien avec le politologue Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri et spécialiste de l’Iran et, notamment, de ses relations avec la Russie, afin de comprendre l’impact que la déflagration que vient de subir le Moyen-Orient a eu sur Moscou, allié « stratégique » de la République islamique.
La Chine est-elle en train de changer de position dans le conflit en Ukraine ?
[Question du jour] Selon le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, la Chine s’apprêterait à livrer des armes à la Russie pour mener sa guerre en Ukraine. De telles livraisons marqueraient une rupture majeure dans l’approche chinoise du conflit. Pékin a vivement démenti, assurant au contraire vouloir « encourager la paix ».
Menace nucléaire : depuis un an, Poutine joue avec nos nerfs
Depuis le début de la guerre, le président russe brandit à intervalles réguliers la menace nucléaire. Sans que cela n’ait influencé, pour l’heure, le comportement des alliés de l’Ukraine.
Élie Tenenbaum : “Vladimir Poutine n’a jamais choisi l’option de l’escalade vis-à-vis des Occidentaux”
Alors que la livraison de chars à l’Ukraine soulève un vaste débat sur l’implication militaire des Européens et des Américains, Élie Tenenbaum nous donne son éclairage sur les risques d’escalade.
"Poutine, la haine de l'Occident"
Pour lui, l'Occident est devenu le Mal absolu. Depuis l'invasion des troupes russes en Ukraine, Vladimir Poutine multiplie les déclarations hostiles au monde occidental, qu'il juge même responsable du déclenchement de la guerre.
"Cette guerre en Ukraine est aussi existentielle pour nous"
Sylvie Kauffmann, éditorialiste de politique internationale au Monde et ancienne correspondante à Moscou, et Thomas Gomart, directeur de l’IFRI et auteur de "Les ambitions inavouées" (Tallandier) analyse la diplomatie française et européenne vis-à-vis de l'Ukraine.
Vladimir Poutine, la guerre du froid et de l'eau ? Les déboires de l'armée russe
Cela fait plus de huit mois que la Russie a envahi l'Ukraine. Les soldats mais aussi la population sont affectés par la guerre. Côté Ukrainiens, il faut faire face à des coupures d'électricité, d'eau et de chauffage. Côté Russes, l'armée semble mal préparée et angoissée.
L'expert russe Pavel Baev : "Les jours de Poutine sont comptés"
Pour l'analyste russo-norvégien du prestigieux Institut de recherche pour la paix d'Oslo, l'érosion du pouvoir du maître du Kremlin a atteint un point de non-retour. La semaine dernière, le professeur russo-norvégien Pavel Baev a fêté le 30e anniversaire de son déménagement en Norvège, où il travaille au sein du prestigieux Institut de recherche pour la paix d'Oslo.
La Russie est-elle plus isolée après les annexions en Ukraine ?
La Russie bénéficie-t-elle toujours des mêmes soutiens, après l’annexion de quatre provinces ukrainiennes ? Pékin semble conserver sa timide neutralité à l’égard de Moscou tout en demandant à la fin du mois de septembre la facilitation des « négociations de paix » entre l’Ukraine et la Russie. La réunion d’urgence des 193 Etats membres de l’ONU sur la question des annexions, ce lundi, fera-t-elle bouger les lignes des pays alliés de la Russie ?
L’exode et la révolte anti-guerre dans la Russie de Poutine
Mercredi 21 septembre, Vladimir Poutine annonçait la mobilisation partielle. Depuis des milliers de jeunes russes ont fui et nombre de manifestants ont été arrêtés. En parallèle, Poutine a annexé 4 régions après de prétendus référendum. Jusqu'où ira Poutine ? Jusqu'où la population le soutiendra ?
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.