Russie - Eurasie
L’Eurasie connaît de profondes mutations. Si le passé soviétique a laissé une empreinte durable, la Russie et les pays d’Europe orientale, d’Asie centrale et du Caucase du Sud ont leur propre trajectoire.
Sujets liés
L'Ukraine, entre désillusion politique et dilemme stratégique
La révolution orange, dans l'élan des révolutions pacifiques de l'aire post-socialiste, avait suscité nombre d'espoirs, en Ukraine comme à l'Ouest. Peut-être trop. L'élection de Viktor Ianoukovitch à la présidence invite au rappel d'un certain nombre de réalités sur ce pays en transition qui est soumis à des influences extérieures multiples.
La Russie, la Chine et les Etats-Unis : quel avenir pour ce triangle stratégique ?
Au cours des dix dernières années, les débats étaient centrés sur l'émergence d'un nouvel ordre mondial dans lequel l'" unipolarité " américaine serait remplacée par des rapports plus équilibrés entre les grandes puissances. L'un des modèles possibles était le retour au triangle Russie-Chine-États-Unis. En réalité, l'époque de tels schémas géopolitiques est révolue.
"Occidentalistes et "sinophiles" dans la politique étrangère russe
Du bon usage de l'UE en Géorgie : "Partenariat oriental" et gestion des conflit
La Russie et les pays du "Partenariat oriental" après la guerre en Géorgie
L'aide au développement : la percée chinoise au Tadjikistan et au Kirghizstan
Terrorisme islamiste en Grande Asie centrale : "Al-Qaïdisation du djihadisme ouzbek
Russie: la transition inachevée
La croissance économique russe est spectaculaire ; mais les échecs sociaux et politiques du pays sont tout aussi nets. Vladimir Poutine apparaît à la fois comme l’homme des réformes pragmatiques et comme l’initiateur d’une nouvelle glaciation politique qui s’illustre dans la brutalisation croissante des relations avec l’étranger proche. Les Occidentaux, divisés et largement impuissants, doivent redéfinir et unifier leurs choix politiques vis-à-vis d’une Russie pour le moins incertaine.
La Russie. Enjeux internationaux et intérieurs
Ce numéro hors-série de Politique étrangère souhaite mettre en valeur l'expertise de l'Ifri sur la Russie post-soviétique à travers une approche multidisciplinaire. Il rassemble des auteurs connus pour leurs recherches sur l'ex-bloc soviétique autour des principales thématiques : les relations de la Russie avec le reste du monde, ses incertitudes internes, le développement de sa puissance régionale, son partenariat avec l’Union européenne. Ce numéro spécial laisse transparaître l’évolution des approches et la construction progressive du savoir géopolitique sur la Russie post-soviétique et illustre la vocation de Politique étrangère et de la collection « Russie.Nei.Visions » : proposer des analyses approfondies de l'actualité internationale, mettre en perspective les grands débats en matière de relations internationales et constituer ainsi un instrument de référence pour le long terme.
Dimitri Minic : "Donald Trump est indifférent au sort de l'Ukraine et de l'Europe"
L'appel entre Donald Trump et Vladimir Poutine a fait surgir la peur d'un "deal" qui céderait aux exigences du Kremlin. Certains objectifs russes seraient déjà atteints. Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, analyse les conséquences de cet appel : autant pour les Ukrainiens que pour Donald Trump et Vladimir Poutine.
« La perspective d'une troisième guerre mondiale ne peut plus être écartée »
Trois semaines après l'avènement d'une administration Trump qui brise tous les codes, le spécialiste des questions internationales, Thierry de Montbrial, explique comment nous sommes entrés dans une seconde guerre froide, très différente de la précédente. Et pourquoi un nouveau conflit mondial est possible dans les prochaines années, voire déjà latent avec la multiplication de guerres hybrides.
Guerre en Ukraine : les cinq enjeux clés de la négociation entre Trump et Poutine
Donald Trump, en cadrant la discussion des négociations sur la fin de la guerre en Ukraine entre Washington et Moscou, a de fait mis de côté les Ukrainiens comme les Européens. Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, analyse les conséquences de cette situation.
Les États-Unis viennent régler la guerre "rapidement"
L'administration Trump souhaite régler la guerre en Ukraine "rapidement", au risque de céder aux demandes russes. Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, analyse les conséquences des déclarations de Donald Trump au sujet d'un arrêt rapide de la guerre.
En Russie, vers une militarisation de l'intelligence artificielle ?
« Celui qui maîtrisera l'intelligence artificielle sera le leader du monde ». Cette phrase de Vladimir Poutine a beaucoup fait parler. Pourtant, la Russie semble avoir manqué le train de l'IA, et avoir tourné tout entier son économie vers sa guerre avec l'Ukraine, y compris dans ce secteur.
Vladimir Poutine est-il réaliste ?
« Nous irons de l’avant sans jamais reculer », affirmait Vladimir Poutine lors de sa brève allocution télévisée du 31 décembre 2024. Cette intervention correspondait au vingt-cinquième anniversaire de son arrivée au Kremlin. Sans mentionner une seule fois l’Ukraine, il s’adressait ainsi à ses soldats : « Vous êtes de véritables héros, vous qui assumez aujourd’hui les devoirs militaires, vous qui défendez la Russie et assurez à notre peuple des garanties solides de paix et de sécurité. Nous nous remplissons de fierté devant votre courage et votre bravoure ; nous avons foi en vous. »
2025 : les Européens face à Poutine
En cette année 2025, la guerre prendra-t-elle fin sur notre continent ? Quel serait le rôle de l'Europe dans d’éventuelles négociations ? Les Européens devront décider de leur sort. L'Europe veut-elle et peut-elle répondre aux défis commerciaux de la Chine, aux injonctions de la prochaine administration américaine, et, plus frontalement encore, aux menaces de Vladimir Poutine ?
« A l’évidence, les événements syriens sont le signe d’une nette défaite de l’approche russe »
Alors qu’en 2015, l’intervention militaire en Syrie avait signé un retour inédit de l’influence russe au Proche-Orient, la chute de Bachar Al-Assad illustre la faiblesse de l’offre sécuritaire russe, analyse le chercheur en relations internationales Julien Nocetti, dans une tribune au « Monde ».
Chute de Bachar el-Assad : Vladimir Poutine, le nouveau parrain boiteux
La chute de Bachar el-Assad met en avant les faiblesses de la Russie de protéger ses Etats-clients. Si en 2015, l'aide russe au dirigeant syrien se voulait attractive pour d'autres Etats du Sud Global, aujourd'hui la stratégie russe en Afrique risque d'être freiner par la perte de ses deux bases militaires. Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, analyse les conséquences de la chute de Bachar el-Assad pour la stratégie de Vladimir Poutine auprès de ses Etats-clients.
La chute de Bachar Al-Assad, un revers d'ampleur pour la Russie de Vladimir Poutine
Le président syrien a trouvé refuge à Moscou. En 2015, le soutien du Kremlin lui avait permis de reprendre le contrôle d’une grande partie du pays. Cette fois-ci, l’armée russe, qui concentre ses moyens sur le front ukrainien, n’est pratiquement pas intervenue face aux rebelles islamistes. Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, analyse les conséquences de la situation en Syrie pour le Kremlin.
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