L'Organisation de Coopération de Shanghai vue d'Astana : un "coup de bluff" géopolitique ?
Depuis le milieu des années 1990, l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) apparaît comme l'un des principaux instruments de la politique étrangère du Kazakhstan et des recompositions géopolitiques en Asie centrale.
Le Kazakhstan s'y implique pour des raisons géopolitiques, de sécurité, économiques ou de politique régionale. Cette organisation prétend couvrir un large éventail de dossiers n'ayant parfois aucun lien entre eux et qui sont traités pour l'essentiel en marge de l'OCS. Au fond, l'OCS n'est qu'un 'coup de bluff' géopolitique d'envergure. Si les Etats-Unis représentent une sorte de 'membre officieux' de l'organisation, l'Union européenne est pratiquement absente d'Asie centrale. En réalité, pour le Kazakhstan, la participation à l'OCS comporte plus de défis et de risques qu'elle n'apporte de bénéfices.
Mourat Laumouline – docteur en science politique, vice-directeur du centre analytique de l’Agence d’étude des investissements du Kazakhstan. M. Laumouline a été vice-directeur et chercheur senior à l’Institut des recherches stratégiques du Kazakhstan (KISI). Depuis 1999, il est commentateur politique pour la revue KontinenT. Entre 1993 et 1994, il a travaillé au ministère des Affaires étrangères du Kazakhstan. Il est auteur de plusieurs dizaines d’ouvrages et articles sur l’histoire du Kazakhstan et de l’Asie centrale, les relations internationales et la politique extérieure du Kazakhstan.
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