Économie
L'économie est un attribut essentiel de la puissance et une composante majeure des relations internationales. Alors que les tensions géopolitiques augmentent, les interdépendances économiques restent fortes.
Sujets liés
Le partenariat économique Chine - Allemagne : une interdépendance croissante
L'ascension de la Chine au statut de principal partenaire économique de l'Allemagne en Asie repose sur plusieurs facteurs. Un réseau institutionnel étroit d'organisations publiques et privées joue un rôle d'amortisseur des baisses d'intensité des relations économiques et permet de surmonter les conflits politiques entre les deux pays.
Les questions foncières rurales comme facteur de crise en Afrique subsaharienne : Afrique du Sud, Côte d'Ivoire, Kenya
La problématique foncière rurale en Afrique subsaharienne, où le secteur agricole occupe toujours une place importante tant dans le PIB que dans la population active, est l'une des questions essentielles pour le devenir des sociétés africaines.
L'option libre-échangiste de l'Union européenne en Asie : dogme ou nécessité ?
La crise économique et financière internationale a fait émerger un certain nombre de critiques sur le fonctionnement du système économique libéral, en particulier le phénomène de dérégulation. L'ensemble des pays du monde sont aujourd'hui touchés à des degrés divers; et les pays émergents ou ré-émergents d'Asie ne sont pas épargnés, notamment en raison d'économies fondées en partie sur les exportations. La plupart des pays développés et émergents, notamment dans le cadre du G20, ont affiché une volonté de régulation plus grande des marchés financiers internationaux. Néanmoins, les négociations d'accords de libre-échange (ALE) de l'UE avec un certain nombre de pays tiers, dont l'Inde, la Corée du Sud et l'ASEAN en Asie, semblent suivre leur feuille de route comme si rien ne s'était produit. On ne peut que constater le peu de publicité qui entoure les négociations. Avec le maintien de M. Barroso à la tête de la Commission européenne qui se confirme et une majorité de pays et de députés conservateurs au sein de l'Union, se profile a priori une continuité dans la politique externe menée. Dans ce cadre, la question de la pertinence de l'option libre-échangiste de l'Union européenne en Asie dans le contexte de la crise économique internationale mérite d'être soulevée.
1929-1990-2008 : les leçons des crises passées face à la crise actuelle
La crise de 1929, la crise japonaise des années 1990, génèrent leurs leçons en politique intérieure : d’abord l’obligation de prendre très au sérieux les menaces de crises des liquidités, et les premières mesures à leur opposer : purge du système, relance budgétaire... Elles ont aussi leurs leçons en matière de coordination internationale, au premier chef sur les axes possibles de réforme du système financier : liberté de mouvement des capitaux, ou cloisonnement de la finance.
Nourrir la planète de façon durable est possible, à condition que...
'La planète comptera plus de 9 milliards d'habitants en 2050. D'où la question de la capacité des agricultures du monde à satisfaire les besoins alimentaires d'une population en croissance'.
Agriculture et développement : impasse à l'OMC
Ce ne sont pas tant les questions des subventions et du protectionnisme agricoles, pourtant inlassablement mis en cause dans le débat international, que les contradictions inhérentes au cycle de négociations lui-même, qui sont responsables de l’échec des négociations de l’OMC à Genève. En rebaptisant cette négociation « cycle du développement » peu après son ouverture à Doha, on a tenté de lui donner une nouvelle rationalité, qui s’est avérée largement contre-productive.
Crise financière, consensus et contrariétés
La crise actuelle ne reflète pas la perversité du système financier, mais de pratiques sociales complexes. Il faut se détacher des interprétations faussement évidentes, qui cachent les raisons réelles. L’aversion envers le risque économique, producteur d’insécurité, augure cependant mal de la reprise. Les critiques des débordements du système financier pourraient déboucher sur une reterritorialisation des échanges. Il faut éviter d’imputer les dérèglements observables à des entités étrangères aux habitudes des sociétés.
La crise et la gouvernance européenne
La crise financière frappe une Europe institutionnellement mal en point. La présidence française a donné à l’UE l’illusion d’être gouvernée, sans instituer de gouvernance nouvelle. La Commission s’est marginalisée, et le Conseil n’a démontré aucune autonomie par rapport à sa présidence semestrielle. La Banque centrale est sans doute l’institution qui a le mieux réagi. Quant au traité de Lisbonne, il n’est pas bien sûr qu’il puisse remédier à une faiblesse persistante de l’exécutif européen.
Globalisation, crise financière et gouvernance mondiale
Ces vingt dernières années, la globalisation de la finance a beaucoup contribué à la croissance mondiale. Elle a pourtant eu pour conséquence négative de permettre la propagation de la crise à l’ensemble du système financier mondial. Cette crise a mis en évidence la nécessité d’une nouvelle gouvernance mondiale, tant économique pour limiter la durée et l’ampleur de la récession, que monétaire et financière pour éviter, ou tout du moins limiter, les crises futures.
La crise économique mondiale : enjeux et réformes
L’intégration des marchés financiers et le développement du commerce international ont eu par le passé un effet multiplicateur au service de la croissance. Le mécanisme fonctionne désormais à rebours et la chute de la demande se diffuse à travers le monde.
Les aides publiques au développement en France et en Allemagne : perspectives comparées
Les ministres européens du Développement ont qualifié l'année 2008 de "cruciale pour le développement et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)". Ainsi, la présidence française du Conseil de l'Union européenne consacre un volet à la coopération au développement, s'appuyant en partie sur les initiatives lancées par l'Allemagne en 2007.
La troisième révolution américaine
La présidence de George Bush se solde par un désastre : l'Irak, la corruption, l'incompétence, l'irresponsabilité financière et, en toile de fond, une économie qui rappelle celle de la fin de XIXe siècle, douce aux riches, dure pour les pauvres et surtout menaçante pour les classes moyennes.
La croissance économique chinoise face aux défis de la mondialisation
Cet article est représentatif du courant de pensée des jeunes économistes, qui tentent d'appréhender d'une manière ouverte l'ensemble des contraintes qui pèsent sur le développement chinois.
De l'internationalisation à la globalisation : quels succès, quels défis ?
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Pour la vérité des prix de l'énergie aux consommateurs
L"un des objectifs de l"Etat-protecteur est d"améliorer le niveau de vie des plus démunis dans la société, mais depuis l"origine, deux moyens sont en concurrence : la modulation d"impôts ou de subventions sur le revenu global de chaque ménage ou la fourniture directe de biens ou de services gratuits ou à tarif réduit. La théorie économique du welfare recommande en général le premier moyen, car le second fausse les choix des ménages et les conduit à ne pas prendre en compte le coût des ressources rares nécessaires à la production de chaque bien et service, coût que sous certaines hypothèses le prix représente.
"Je dois être le maître dans tout et surtout dans ce qui concerne les affaires de la Banque".
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La fuite en avant dans l'endettement
Le XXe siècle a été, comme on le dit souvent, le siècle de l'Amérique. En économie, c'est elle qui a donné le ton en matière de technologie, de management, de modes de vie. C'est elle aussi qui, pendant l'essentiel de ce siècle, a exercé un leadership global, façonnant en particulier les institutions internationales au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Mais c'est elle aussi qui a précipité le monde dans la grande dépression des années 1930 et c'est elle qui a provoqué l'effondrement du gold exchange standard au début des années 1970.
Représenter les intérêts privés pour renforcer la confiance entre la Russie et l'UE
L’élargissement du cercle des acteurs de la coopération Union européenne-Russie, par exemple aux entreprises ou associations, pourrait aider à résoudre nombre de difficultés. Il pourrait produire un rapprochement progressif des comportements sociaux, économiques ou politiques, et aider à remédier au déficit de participation citoyenne dans la gestion des relations entre l’Union et Moscou. Cet élargissement servirait ainsi à la fois le partenariat euro-russe et la construction européenne elle-même.
Les systèmes nationaux dans la nouvelle phase de la mondialisation. Une comparaison transatlantique
Depuis la seconde moitié des années 1980, l'économie mondiale n'a cessé de s'intégrer, à travers des échanges multiformes et la participation d'un nombre croissant de pays à ces échanges. La dynamique du commerce international et son impact sur les systèmes nationaux de production en ont été profondément modifiés.
Le business russe entre l'Europe et l'Amérique
Moscou n’a pas de stratégie de long terme et manœuvre selon les intérêts de sa classe dirigeante, dans une sorte de géo-économie privatisée. Elle est donc résolument post-impériale, et ses relations avec l’Union européenne et les États-Unis dépendent au premier chef des accords financiers et économiques à conclure. Les relations avec l’Union pourront s’améliorer plus rapidement que les relations avec Washington, sans que l’on puisse prévoir une mue rapide de la Russie en démocratie « à l’européenne ».
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