COP21 : quelles chances de succès ?
Depuis la Conférence de Copenhague en 2009, la négociation climatique internationale fait du surplace. Elle ne pourrait être débloquée qu’en mettant au coeur des discussions la question de la tarification internationale du carbone.
Dans l’économie mondialisée, les décisions se prennent en fonction des prix qui expriment des valeurs sur les marchés. La protection du climat y compte pour zéro. Le principal enjeu des négociations est l’introduction d’une nouvelle valeur, celle que nous accordons collectivement à la protection du climat, dans l’économie mondiale.
Christian de Perthuis est professeur d’économie à l’université Paris-Dauphine, dont il préside la chaire Économie du Climat. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, essais et roman, traduits en plusieurs langues étrangères.
Raphaël Trotignon est ingénieur en génie de l’environnement et docteur en économie. Il dirige le programme de recherche sur les prix et marchés du carbone à la chaire Économie du Climat. Ils ont écrit ensemble un ouvrage sur la négociation climatique à paraître chez Odile Jacob en 2015, Le climat : à quel prix ? La négociation internationale.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 80, n° 2, été 2015
Plan de l’article
Retour sur les principes de la Convention de 1992
Le principe de reconnaissance :
Le principe de réduction :
Le principe de « responsabilité commune mais différenciée » :
La négociation embourbée depuis Copenhague
La problématique de la tarification internationale du carbone
Un « bonus-malus » carbone pour viser l’accord universel
Une coalition restreinte pour lancer le marché transcontinental du carbone
Du bon usage de « l’agenda des solutions »
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesQuels instruments financiers pour renforcer la résilience des chaînes de valeur des métaux critiques et le stockage stratégique ?
Les chaînes de valeur des matières premières critiques sont plus vulnérables que jamais et des secteurs industriels vitaux en Europe sont désormais menacés si leurs approvisionnements ne sont pas sécurisés par des mesures stratégiques et urgentes, compte tenu de l'intensification des confrontations géopolitiques, du nationalisme en matière de ressources, de la demande croissante et de l'augmentation limitée de l'offre.
L'UE en état d'alerte : priorité sur les enjeux énergétiques et industriels pour 2026
L'année 2025 a confirmé qu'il était nécessaire de se préparer à un environnement géoéconomique et géopolitique plus difficile, car l'intensité et la fréquence des chocs augmentent, tandis que l'Union européenne (UE) n'a plus de flancs stables, dans un contexte de fréquentes crises avec les États-Unis, révélatrices d’une fracture systémique.
De l'IRA à l'OBBA : les entreprises françaises de l'énergie aux États-Unis
Adopté en 2022 sous l’administration Biden, l’Inflation Reduction Act (IRA) a marqué un tournant historique dans la politique énergétique américaine, offrant une visibilité supposée de long terme et attirant les investissements. De 2022 à 2024, les investissements américains dans les énergies propres ont atteint près de 500 milliards de dollars (+ 71 % en deux ans).
Le rôle clé de la Chine dans les chaînes de valeur des minerais critiques
La Chine occupe aujourd’hui une position dominante dans les chaînes de valeur des minerais critiques, de l’extraction à la transformation jusqu’aux technologies en aval. Cette suprématie repose sur des décennies de politiques industrielles et lui confère une influence stratégique considérable sur la sécurité d’approvisionnement mondiale, notamment pour l’Union européenne.