Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

La diplomatie climatique sino-américaine

Politique étrangère Articles
|
Date de publication
|
Références
Politique étrangère, vol. 87, n° 1, printemps 2022
Image de couverture de la publication
Page couverture PE n° 1 2022
Accroche

Lors de la COP26, Pékin et l'administration Biden se sont engagés à raviver la coopération sino-américaine sur le climat, au nom de leur intérêt commun à préserver sa stabilité. La tentative d'isoler cette question des nombreux différends qui opposent la Chine et les États-Unis a pourtant de maigres chances d'aboutir. Les deux plus grands émetteurs mondiaux devront améliorer le cadre général de leur relation bilatérale pour pouvoir, ensuite, collaborer étroitement et efficacement sur le climat.

Image principale
Archive de Politique étrangère
Table des matières
Table des matières
body

Les phénomènes climatiques extrêmes font les unes du monde entier, l’influence humaine ayant réchauffé le climat à un rythme sans précédent au cours des deux derniers millénaires
. Les deux plus grands émetteurs de dioxyde de carbone (CO2), Chine et États-Unis, ont un rôle clé à jouer dans toute solution mondiale, mais la détérioration des relations sino-américaines a altéré la capacité des deux pays à collaborer.


Des relations à contre-courant du rééquilibrage des puissances


En 1978, Deng Xiaoping a ouvert l’économie fermée et agraire de la Chine au monde extérieur. La politique « de réforme et d’ouverture » a été soutenue par les États-Unis, qui ont immédiatement transféré leur reconnaissance diplomatique de Taipei à Pékin au 1er janvier 1979. Entre cette date et 1991, le produit intérieur brut (PIB) nominal de la Chine a augmenté de près de 15 % par an. Mais du fait de la forte dévaluation du yuan (¥) face au dollar ($) – de 1,7 ¥/$ en 1978 à 5,3 ¥/$ en 1991 –, la faible part de la Chine dans l’économie mondiale, mesurée en dollars courants, a légèrement régressé : de 1,7 % en 1978 à 1,6 %.


Puis, en 1991, la chute de l’Union soviétique et la fin de la guerre froide ont entraîné une redistribution profonde de la puissance entre États, marchés et sociétés civiles. Les gouvernements ont dû partager leur pouvoir – y compris des fonctions politiques, sociales et sécuritaires au cœur de la souveraineté – avec des entreprises, des organisations internationales et de multiples organisations non gouvernementales (ONG). D’où la fin provisoire de la croissante concentration du pouvoir dans les mains des États, initiée en 1648 par les traités de Westphalie, parallèle à la concentration de puissance par l’Occident, face à un Orient en déclin.

[…]

La Chine décide de renforcer son engagement dans la mondialisation et rejoint l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, alors que les attaques terroristes du 11 Septembre faisaient sentir leurs ondes de choc géopolitiques dans le monde entier. Rétrospectivement, la période précédant 2001 pourrait être vue comme la phase « gagnant-gagnant » des relations sino-américaines, la part des deux pays dans l’économie mondiale étant alors en augmentation. À la grande satisfaction des élites américaines, la Chine est restée un partenaire de second rang pendant toute cette période, son PIB ne représentant en 2001 que moins de 13 % du PIB américain, et ses émissions de CO2 60 % de celles produites par les États-Unis. […]


PLAN

  • Des relations à contre-courant du rééquilibrage des puissances
  • Historique de la diplomatie climatique sino-américaine
  • Perspectives d’une diplomatie climatique sino-américaine


Kevin Tu est chercheur associé au Centre Énergie et Climat de l'Ifri. Il est également conseiller senior du think tank allemand Agora Energiewende, et professeur adjoint à l'École d'environnement de l'Université normale de Pékin.


Traduit par Cadenza Academic Translations.

Decoration

Contenu disponible en :

Partager

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

La diplomatie climatique sino-américaine

Decoration
Auteur(s)
Photo
portrait_kevin-tu.jpg

Kevin TU

Intitulé du poste

Chercheur associé, Centre énergie et climat de l'Ifri

Image principale

L’ASEAN, les réfugiés birmans et les droits de l’homme

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

L’ASEAN a adopté en 2007 une charte en faveur de l’état de droit et des droits de l’homme. On s’interroge sur les suites concrètes de cet engagement, et sur ses raisons mêmes. Il semble que l’attitude de l’État birman vis-à-vis de ses minorités, générant d’importants flux de réfugiés, ait posé problème à plusieurs membres de l’ASEAN, tant en termes économiques qu’en termes d’image. La charte de 2007 constitue néanmoins une base d’action importante, en particulier pour les sociétés civiles.

Anja JETSCHKE
Image principale

La « centralité » de l’ASEAN : concept et mise en œuvre

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

Le concept de « centralité » de l’ASEAN a émergé il y a une dizaine d’années, alors que l’organisation semblait menacée par des projets concurrents. Différentes mesures ont été prises pour renforcer la solidité de l’Association mais sa pérennité n’est pas pour autant garantie. Elle souffre notamment d’un désintérêt des populations locales et d’un sous-financement chronique. Un nouveau traité de coopération politique permettrait de donner un second souffle à l’ASEAN.

Termsak CHALERMPALANUPAP
Image principale

L’ASEAN en quête d’une identité régionale

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

L’ASEAN réunit des États et des populations disparates. Cette diversité rend l’émergence d’une identité commune difficile. La difficulté est d’autant plus grande que l’ASEAN est souvent perçue comme une structure élitiste, dont les activités ne profitent guère aux classes moyennes et inférieures. Toutefois, les dirigeants de la région sont conscients de ces problèmes et souhaitent y remédier par des actions concrètes. Ces actions semblent produire des résultats, en particulier auprès des jeunes.

Yann ROCHE
Image principale

L’ASEAN : défis relevés, défis à venir

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

En août 2017, l’ASEAN fête ses cinquante ans. Passée de cinq membres fondateurs à six puis sept, puis neuf et dix membres, l’Association des nations d’Asie du Sud-Est a su accompagner le développement de ses membres en évitant les écueils de la guerre froide, en valorisant les potentialités de la mondialisation, puis en relevant le défi de la montée en puissance chinoise. Elle apparaît aujourd’hui comme une institution régionale nécessaire, en dépit de l’originalité de son parcours et de ses procédures.

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
Page couverture PE n° 1 2022
Kevin TU, « La diplomatie climatique sino-américaine », Politique étrangère, Articles, Ifri, 20 mars 2022.
Copier
Image de couverture de la publication
Page couverture PE n° 1 2022

La diplomatie climatique sino-américaine