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Les industriels face aux nouveaux protectionnismes

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Dans ce numéro spécial de Politique étrangère consacré aux actes de la Conférence organisée par l'Ifri le 10 avril 2019 au Grand amphithéâtre de la Sorbonne, à l'occasion de son quarantième anniversaire, découvrez le débat animé par Thierry de Montbrial entre Jean-Paul Agon et Patrick Pouyanné. 

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Thierry de Montbrial


Total est-elle une entreprise française ? L'Oréal est-elle une entreprise française, ou suisse ? Dans cette session, nous voudrions voir comment deux grandes entreprises internationales sont impactées par ce que les géopoliticiens ou géoéconomistes ressentent comme les grandes incertitudes pour l'avenir. Leurs activités sont en effet géopolitiques par nature.


Les capitalisations boursières de Total et de L'Oréal au 3 avril 2019 sont très proches ; L'Oréal l'emporte avec 134,6 milliards d'euros, devant Total, à 132,1. Quand on regarde les chiffres d'affaires, ils sont de 177 milliards pour Total et de 27 milliards pour L'Oréal. Quant au résultat d'exploitation, il est de 13,6 milliards d'euros pour Total et de 4,9 pour L'Oréal ; le résultat net est de 11,5 pour Total et 3,9 milliards pour L'Oréal. Le cash flow, 10,3 pour Total et 3,9 pour L'Oréal, et les investissements sont de 10,5 % pour Total et de 1,4 % pour L'Oréal. En termes d'effectifs, 104 000 pour Total et 86 000 pour L'Oréal. Comment se fait-il qu'avec des chiffres aussi différents la capitalisation boursière soit la même ? Comment se fait-il que la capitalisation boursière de Total ne soit pas nettement supérieure à celle de L'Oréal ? N'y aurait-il pas derrière cela des explications liées aux incertitudes géopolitiques ?


Pétrole, gaz : une géopolitique spécifique


Patrick Pouyanné
 

Tout cela pose la question du futur des grandes entreprises pétrolières et gazières. On est dans un monde où la transition énergétique s'impose. C'est pourquoi Total met en oeuvre une stratégie non seulement pétrolière et gazière, mais aussi électrique. La question est bien de savoir quel sera le futur de nos entreprises. Bien entendu, le cadre de notre réflexion est géopolitique. Nos grands concurrents sont anglo-saxons, les grands actionnaires mondiaux sont américains et anglo-saxons et, comme toujours, on préfère investir dans les entreprises de son pays plutôt que dans celles d'une Europe dont le futur géopolitique semble peu assuré. Les multiples des entreprises pétrolières américaines sont à peu près 1,5 fois meilleur que les miens.


Je voudrais rappeler quelques caractéristiques propres au monde de l'énergie.


Il s'agit d'une industrie très capitalistique. Des sociétés comme les nôtres doivent mettre en valeur des ressources dans nombre de pays qui n'ont pas les moyens financiers de le faire eux-mêmes. C'est une industrie du temps long (on y investit pour des projets sur 20 ou 30 ans) ; une industrie qui met en oeuvre beaucoup de compétences techniques (ingénierie) – on doit donc apporter une forte capacité d'innovation : on ne s'improvise pas géologue ou foreur… Enfin, cette industrie touche à la souveraineté des États. […]


Jean-Paul Agon est président-directeur général de L’Oréal.

Patrick Pouyanné est président-directeur général de Total.

Thierry de Montbrial est fondateur et président de l’Ifri.

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Les industriels face aux nouveaux protectionnismes

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Thierry DE MONTBRIAL

Thierry de MONTBRIAL

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Fondateur et Président exécutif de l'Ifri - Membre de l’Institut de France (Académie des sciences morales et politiques)

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Le Sri Lanka : de l'effondrement économique à la révolte

Date de publication
21 décembre 2022
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En 2022, le Sri Lanka a été secoué par une crise économique et politique inédite. Au cours du mois d’avril, le pays a fait défaut sur le remboursement de sa dette et s’est retrouvé dans l’incapacité d’emprunter sur les marchés internationaux. L’inflation a frappé les classes populaires de plein fouet et la pauvreté a gagné du terrain. Une partie de la population s’est alors mobilisée pour obtenir le départ du clan Rajapakse, au pouvoir depuis deux décennies, accusé d’incurie et de corruption.

Lola GUYOT
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Chili : une page qui ne tourne pas

Date de publication
21 décembre 2022
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Le Chili a connu une forte contestation sociale en 2019 et 2020, qui a conduit à la fois à l’ouverture d’un processus visant à remplacer la Constitution de 1980 et à l’arrivée au pouvoir d’un nouveau président issu de la gauche, Gabriel Boric. Les travaux de la Convention constitutionnelle ont duré plus d’un an et ont abouti à un texte soumis à référendum. La population a rejeté massivement ce projet qui devait acter des avancées sociales majeures et permettre de tourner la page de la période Pinochet.

Axel NOGUÉ
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L'élargissement de l'UE et la transformation du continent

Date de publication
21 décembre 2022
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La problématique de l’élargissement, jusqu’ici vécue comme un accomplissement du projet européen, s’inscrit désormais dans un contexte international neuf. Ce dernier contraint l’Union européenne à dépasser les classiques dimensions juridique et géographique de sa réflexion, au profit d’une approche véritablement géopolitique de ses relations avec ses environnements. La Communauté politique européenne s’inscrit dans la logique de remodelage du continent qu’impose la guerre en Ukraine.

Sébastien MAILLARD
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L'euro. 30 ans après Maastricht et 10 ans après le drame grec

Date de publication
21 décembre 2022
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L’euro est conçu à la fin des années 1980 pour constituer l’un des trois pôles de l’ordre monétaire international. L’impossibilité d’équilibrer les comptes publics des États membres va le conduire à la grave crise de 2012. La politique de quantitative easing de la Banque centrale européenne sauvera la monnaie unique, y compris pendant la pandémie de Covid-19. Aujourd’hui, l’accumulation des déficits publics pose à nouveau la question de sa viabilité de long terme.

Jean-Marc DANIEL

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Les industriels face aux nouveaux protectionnismes, de L'Ifri par
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