Dossier RAMSES 2017 : Le projet européen a-t-il un avenir ?
Sous la direction de Philippe Moreau Defarges, chercheur à l'Ifri.
Projet européen : l'utopie réduite à une simple parenthèse ?Par Philippe Moreau Defarges | Les élargissements successifs ont profondément modifié le projet européen. Les États critiquent les décisions de l'UE, marchandent leur solidarité face aux crises, ne font plus « société européenne ». Le projet européen y survivra-t-il ? |
L'Union européenne | La banalisation des populismes d'extrême droite, la diffusion de l'euroscepticisme, l'incapacité de l'UE à traiter solidairement le problème des migrations : tout démontre la profondeur de la polycrise couronnée par le Brexit...
|
Les États de l'Union européenne : vivre sans | L'UE est d'abord celle des États. Mais ces États sont remodelés par l'intégration européenne et par la mondialisation. Dans ces conditions, l'éloignement du projet européen ne garantit nullement le retour à des souverainetés efficientes. |
Le projet européen entre solutions toutes prêtes et débats de fondPar Vivien Pertusot | L'érosion du « consensus permissif » et l'échec de l'UE à impulser une prospérité partagée entre les pays membres expliquent la force des discours eurosceptiques. Dans ce contexte, le Brexit a peu de chances de conduire à une relance globale... |
« Faudra-t-il une nouvelle crise de la zone euro, encore plus grave que celle qui se développe depuis 2010, pour fabriquer du consensus et faire tomber les résistances ? C'est possible, mais il est certain aussi que nous devons arrêter de jouer l'Europe à quitte ou double. » (C. de Boissieu, p. 175)
« Avancer à 27 est compliqué, tant attentes et ambitions concernant l'Union s'avèrent différentes. Envisager plus d'intégration s'oppose aujourd'hui à une véritable hésitation populaire. Le Brexit précipitera-t-il le débat ? L'apathie politique serait incompréhensible face au choc, mais la réaction par l'intégration accrue ne serait probablement pas plus acceptable. » (V. Pertusot, p. 162)
La liberté de circulation : un facteur de citoyenneté européennePar Matthieu Tardis | Le droit de circuler et séjourner librement dans les États membres est constitutif de la citoyenneté européenne créée par le traité de Maastricht. Cette liberté de circulation est réduite, et la conjoncture économique et politique laisse mal augurer de son élargissement... |
Vers un euro durable ?Par Christian de Boissieu | L'euro reste une monnaie internationale forte, après une crise gérée en dépit des multiples désaccords entre Européens. Reste cependant à achever le traitement de la crise grecque et à institutionnaliser la gouvernance de la monnaie unique... |
Politique commerciale | La politique commerciale commune est une des bases de l'action commune européenne. Le traité de Lisbonne la politise fortement en en faisant un instrument de l'intervention diplomatique de l'UE. Mais cette politisation risque de paralyser la capacité d'initiative de l'UE en matière d'accords commerciaux... |
« La configuration géopolitique mondiale est en plein bouleversement. L'axe du monde s'installe au milieu du Pacifique. Si l'Europe ne veut pas être marginalisée, elle doit s'interroger sur les conditions d'un rééquilibrage. L'Europe a été d'une certaine manière sauvée d'elle-même à l'issue d'une deuxième guerre de Trente Ans. Elle ne le sera probablement pas une seconde fois. » (P. Moreau Defarges, p. 145)
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Dossier RAMSES 2017 : Le projet européen a-t-il un avenir ?
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesL'essor des véhicules électriques en Chine et le défi stratégique pour l'industrie automobile japonaise
L'expansion rapide de la production chinoise de véhicules électriques redéfinit la concurrence mondiale dans le secteur automobile pour les constructeurs européens et japonais. Le Japon, pionnier des véhicules hybrides, peine à transposer ce leadership aux véhicules électriques à batterie (BEV), alors que les constructeurs chinois augmentent rapidement leur production et leurs exportations. Parallèlement, la domination chinoise dans la fabrication de batteries et le traitement des minéraux critiques met en évidence les vulnérabilités de l'industrie automobile japonaise. Ces évolutions créent un double défi : l'intensification de la concurrence sur les marchés des véhicules électriques (VE) et la dépendance persistante vis-à-vis des chaînes d'approvisionnement contrôlées par la Chine.
Le Japon : nouvel acteur stratégique dans l'Indo-Pacifique
Confronté à un triple front autoritaire et nucléaire incarné par la Chine, la Russie et la Corée du Nord, ainsi qu’aux atermoiements de son allié américain, le Japon accélère la normalisation de sa posture de défense. Il investit massivement dans ses capacités militaires et assouplit ses contraintes politico-juridiques afin de mieux assurer sa propre protection, mais aussi de s’affirmer comme un partenaire de sécurité central, crédible et recherché, en Asie comme au-delà. La rhétorique désormais assumée de la Première ministre Sanae Takaichi à l’égard de Pékin illustre cette bascule stratégique.
Crise dans le détroit d’Ormuz : un stress test pour Taïwan aux enjeux globaux
L’opération militaire de grande ampleur menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a entraîné une riposte iranienne ayant provoqué la destruction partielle d’infrastructures de liquéfaction de gaz naturel et une perturbation sévère du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Les économies d’Asie de l’Est – la Corée du Sud, le Japon et Taïwan en particulier – sont fortement exposées à cette crise en raison de leur dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié (GNL) pour leur production d’électricité.
Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud : une opportunité historique pour le rapprochement euro-asiatique
Le président Emmanuel Macron effectue une tournée au Japon et en Corée du Sud à un moment où les intérêts entre ces trois pays n’ont jamais été aussi alignés, et plus largement entre l’Europe et les démocraties d’Asie de l’Est.