La politique russe d’Emmanuel Macron : étapes et racines d’une nouvelle approche, 2017-2024
La France tient vis-à-vis de la Russie une position ambivalente depuis des décennies, une position en partie fondée sur des mythes, des projections et des ambitions peu réalistes.
Guerre en Ukraine : comment la Russie a perdu la bataille de la mer Noire
Contre toute attente, les forces ukrainiennes sont parvenues à empêcher les Russes d’opérer en mer Noire. Une victoire obtenue presque sans marine.
Les dessous de la bataille française contre la désinformation russe
Depuis quelques jours, une fausse vidéo de BFMTV, issue de la propagande prorusse, alimente la psychose sur les punaises de lit en France. Une fake news de plus, innombrables ces derniers temps. Enquête sur les dessous d’une lutte quotidienne face à Moscou.
Le futur de la prolifération nucléaire après la guerre en Ukraine
Dans le contexte de profonds bouleversements de l'environnement sécuritaire international, liés notamment à la guerre en Ukraine, les risques de prolifération nucléaire semblent assez élevés, en particulier au Moyen-Orient et en Asie de l'Est.
Les armes nucléaires sont dissuasives : la Russie tente de semer la peur en Occident
La crainte que la Russie n'utilise des armes nucléaires - si ce n'est pas dans le cadre de la guerre en Ukraine, mais dans un éventuel conflit contre l'OTAN - paralyse l'Occident. C'est pourquoi un certain nombre de pays européens s'empressent de souligner qu'ils n'enverront pas de troupes en Ukraine et que l'Ukraine ne deviendra pas membre de l'Alliance, car cela conduirait à une guerre nucléaire. Mais cette indécision occidentale ne nuit-elle pas à la dissuasion nucléaire ?
L'état de la menace du terrorisme islamiste dans le monde
Quelques semaines après l'attentat de Moscou revendiqué par l'État islamique au Khorasan et dans un contexte de sécurité renforcée en France à l'approche des Jeux Olympiques de Paris en juillet 2024, quel est l'état de la menace terroriste islamiste ?
Russie : des élites sous contrôle ?
Le pouvoir russe ne se réduit pas à la personne de Vladimir Poutine. Autour de lui, des élites économiques et politiques s’activent pour leurs propres intérêts. Premier volet de notre série d’entretiens vidéo consacrés à la Russie, en partenariat avec l’EHESS.
Guerre en Ukraine : pays baltes, Pologne, Finlande, Suède… Menacés par la Russie, ses voisins se préparent à la guerre
Deux après le début de la guerre en Ukraine, les autres pays voisins de Moscou s’inquiètent de plus en plus de la possibilité d’une guerre avec la Russie. Décryptage avec Dimitri Minic, chercheur au centre Russie/Eurasie de l’Ifri.
Comment Vladimir Poutine maintient la pression sur la Pologne et les pays baltes
La Russie multiplie les provocations contre Varsovie. En début de semaine, un missile a survolé pendant quelques secondes l’espace aérien polonais. Le président russe est aussi coutumier des mises en garde à l’égard des dirigeants de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie.
OTAN : une institution revitalisée à l’avenir incertain
Soixante-quinze ans après sa création, comment l’OTAN s’est-elle transformée ? Alors que de nouveaux pays frappent à sa porte, quel est son avenir et son rôle dans sa confrontation avec la Russie ?
Attentat près de Moscou : « La population russe semble condamnée à subir la chasse aux menaces imaginaires du Kremlin »
En laissant entendre que l’Ukraine serait impliquée dans le massacre du Crocus City Hall, pourtant revendiqué par l’organisation État islamique, Vladimir Poutine perpétue la logique d’une élite politico-militaire qui accuse l’Occident de tous les maux, analyse Dimitri Minic, spécialiste de la pensée stratégique russe, dans une tribune au « Monde ».
Menace nucléaire : les discours et les actes
Depuis l’invasion russe de l’Ukraine début 2022, l’arme nucléaire est revenue un sujet d’inquiétude. La Russie menace-t-elle vraiment de s’en servir ? La France pourrait-elle partager son arme avec le reste de l’Union européenne ? « Retex » fait le point avec la chercheuse Héloïse Fayet.
Attentat de Moscou / La France pourra-t-elle faire face à la menace terroriste ?
Le bilan est très lourd en Russie après l'attentat dans une salle de concert à Moscou. Alors que le Kremlin refusait jusqu'ici de commenter la revendication de l'État islamique et mettait en cause l'Ukraine, ce soir Vladimiri Poutine annonce que l'attaque a été commise par des islamistes radicaux. Est-ce qu'il y a un changement de cap ?
Attentat de Moscou : « la Russie est un ennemi de longue date de la mouvance djihadiste »
Marc Hecker, directeur adjoint de l'Ifri, revient sur l'attentat perpétré à Moscou le 22 mars 2024 et analyse les résurgences de la mouvance djihadiste internationale.
Attentat de Moscou : le réveil de l’État islamique ?
Une salle de concert, des hommes qui tirent méthodiquement sur la foule, au moins 144 morts, cela s'est passé vendredi dans la banlieue de Moscou et cela réveille un grand nombre de traumatismes chez nous, 9 ans après la vague d'attentats de 2015. Une attaque en Russie revendiquée par l'État islamique, qui remet le djihadisme international sur le devant de la scène.
Comment Poutine ignore l’EI pour mieux museler les critiques
Obnubilé par la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine refuse de commenter la revendication par Daesh de l’attaque au Crocus City Hall de Moscou, préférant instrumentaliser ce tragique événement pour charger Kiev.
Julien Nocetti : « La Russie a fait de l’Ukraine un laboratoire expérimental de ses actions cyber »
Pour ce spécialiste des services secrets russes, le conflit en Ukraine démontre que les actions cyber sont désormais aussi importantes que les armements traditionnels.
Attaque terroriste à Moscou : une onde de choc mondiale ?
Vendredi 22 mars, une attaque terroriste a eu lieu au Crocus City Hall, une salle de concert à Krasnogorsk, en banlieue de Moscou. Bilan actuel 133 morts. Une attaque revendiquée par l’organisation État islamique. Qui sont les combattants de l'EI-K ? Quel lien avec les autres conflits ?
Derrière l’attentat terroriste à Moscou, les failles de la sécurité russe
Concentrés sur l’Ukraine, les services de renseignement russes n’ont pas anticipé une l’attaque de l’Etat Islamique. Mais par défiance, le Kremlin aussi est resté aveugle face aux alertes américaines.
Les faits - L’attaque de vendredi soir est la plus meurtrière sur le territoire russe depuis le siège de l'école de Beslan en 2004, lorsque des militants islamistes avaient pris en otage plus de 1 000 personnes, dont des centaines d’enfants.
Vladimir Poutine n’a eu qu’une semaine pour savourer sa réélection. Lui qui, lors de sa victoire, remerciait le peuple russe de lui avoir fait à nouveau confiance, doit aujourd’hui faire face aux retombées d’un attentat terroriste. 137 personnes ont perdu la vie vendredi lors d’une fusillade, dans la salle de concert du Crocus près de Moscou. L’attaque a rapidement été revendiquée par l’Etat Islamique.
« Moscou ne veut avoir qu’un réel ennemi : l’Occident »
Au lendemain de l’attentat dans la banlieue de Moscou, revendiqué par l’État islamique, le président russe a pointé la responsabilité de l’Ukraine. Pour le chercheur Dimitri Minic, de l’Ifri, Poutine pourrait en profiter pour « durcir encore la guerre contre l’Occident ».
Dans sa première intervention depuis le tragique attentat qui a fait 133 morts vendredi soir dans la banlieue de Moscou, le président russe, Vladimir Poutine, a insisté sur le fait que quatre auteurs de l’attaque ont été arrêtés alors qu’« ils se dirigeaient vers l’Ukraine où, selon des données préliminaires (des enquêteurs), une “fenêtre” avait été préparée pour qu’ils franchissent la frontière ».
Syrie : le pari risqué de Moscou
L’histoire se répéterait-elle ? En 1956, le coup d’éclat diplomatique de l’URSS lors de la crise de Suez détourna l’attention des Occidentaux de la répression de l’insurrection de Budapest par l’Armée rouge. Six décennies plus tard, l’affirmation russe en Syrie se produit alors même que se fixe le front ukrainien, permettant à Vladimir Poutine de tester la fermeté des Occidentaux tout en ayant les coudées plus franches dans le Donbass.
RAMSES 2016. Climat : une nouvelle chance ?
Porté par l'équipe de l'Ifri et ses collaborateurs extérieurs, le nouveau RAMSES 2016 décrypte la géopolitique à l'échelle mondiale et fournit une analyse prospective de l'évolution du monde. Thème dominant de cette 34e édition : Climat : une nouvelle chance ? RAMSES 2016 interroge aussi l’insertion de l’Afrique dans la globalisation, et les incertitudes de l’espérance démocratique : dans nos sociétés développées, plus au Sud, et pour la société internationale dans son ensemble.
Alger-Moscou : évolution et limites d'une relation privilégiée
Pendant la guerre froide, l’Algérie était un partenaire privilégié de l’Union soviétique. Les liens entre les deux pays se sont distendus dans les années 1990 avant de connaître un regain depuis quinze ans.
Partir pour mieux revenir : les hauts fonctionnaires et les compagnies publiques russes
Fin 2014, le Premier ministre Dmitri Medvedev déclare que les hauts fonctionnaires, dont les ministres, doivent être davantage présents dans les conseils d’administration des entreprises publiques. L’annonce a surpris les observateurs : quatre ans plus tôt, le même D. Medvedev avait lancé une campagne visant à faire partir les hauts fonctionnaires de ces structures.
La Russie : entre la géopolitique et l’émergence
La crise ukrainienne semble faire redécouvrir à l’Europe la géopolitique, avec la prise des territoires, les rivalités entre les grandes puissances et le partage des sphères d’influence. La Russie est pointée du doigt comme la principale initiatrice de ce retour à la géopolitique, elle, qui pourtant faisait de l’émergence une carte majeure de son retour sur la scène internationale.
La Russie : une transition inachevée ?
Huitième puissance économique mondiale, la Russie opère une transition politique et économique depuis l’effondrement de l’URSS en 1991. L’économie russe, fortement dépendante de ses exportations d’hydrocarbures, est confrontée à d’importants problèmes structurels (faible diversification, réformes inachevées) auxquels s’ajoutent depuis quelques mois une série de des difficultés conjoncturelles (baisse du prix des matières premières, chute du rouble, sanctions occidentales).
Les nouvelles alliances énergétiques russes : mythes et réalités
Cet article analyse les « nouveaux » partenariats énergétiques de la Russie avec la Chine et la Turquie – un partenariat que le Kremlin présente comme une alternative aux relations énergétiques avec l'Occident.
The Nexus Between the Conflicts in the Mideast and Ukraine
"Two simultaneous conflicts in Europe and the Middle East have brought the international order into flux. Russia’s annexation of Crimea and destabilization of eastern Ukraine have deeply undermined European security. Meanwhile, the self-declared Islamic State’s proclamation of a caliphate in western Iraq and eastern Syria has unsettled the Middle East. While it may be tempting for foreign policymakers to consider "Syraq" and "Rukraine" as unrelated crises, the tensions in Eastern Europe have strong implications for the situation in the Middle East, and vice versa. Indeed one of the greatest challenges to global governance is the combination of an assertive and declining Russia, and a disintegrating Middle East."
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The Council of Councils is a CFR initiative connecting leading foreign policy institutes from around the world in a common conversation on issues of global governance and multilateral cooperation. The Council of Councils draws on the best thinking from around the world to find common ground on shared threats, build support for innovative ideas, and introduce remedies into the public debate and policymaking processes of member countries. The membership of the Council of Councils includes leading institutions from twenty-five countries, roughly tracking the composition of the Group of Twenty (G20). The network facilitates candid, not-for-attribution dialogue and consensus building among influential opinion leaders from established and emerging nations. A list of member organizations is available on the Council of Councils roster page. |
Le système Poutine : bâti pour durer ?
L’annexion de la Crimée et la crise ukrainienne ont permis à Vladimir Poutine d’incarner de nouveau une Russie dominante, autour de valeurs conservatrices rassemblant la nation.
La logique non économique de Vladimir Poutine
La crise économique russe ne découle pas des décisions occidentales suite au conflit russo-ukrainien. Cette crise était prévue et annoncée.
Russie : de la « grande stratégie » à la « guerre limitée »
Au service d’une « grande stratégie », Moscou dispose d’abord de l’arme énergétique : mais l’effondrement des cours du pétrole et le conflit avec l’Ukraine la relativisent fortement. La dimension militaire, traditionnelle, est aujourd’hui limitée à la capacité de mener de « petites guerres » localisées. Reste la volonté d’ériger la Russie en puissance de valeurs contestant la primauté occidentale. Moscou joue ses cartes, mais il s’agit des cartes d’une puissance faible.
La Russie, une puissance révisionniste ?
Du raid sur Pristina (1999) à l’annexion de la Crimée (2014), Moscou entend montrer qu’elle ne se résigne pas à être une puissance de second rang se ralliant à des règles définies par d’autres.
La Russie, une puissance faible ? / Climat : avant la Conférence de Paris
Comprendre la Russie d’aujourd’hui, c’est savoir qu’elle se définit d’abord dans l’action extérieure – ce qui peut être dangereux. Qu’elle a les moyens d’agir – énergie, armes… –, mais que ces moyens sont limités. Qu’elle connaît des difficultés économiques bien antérieures aux sanctions, que le régime se refuse à traiter… économiquement. Et que le raidissement du régime poutinien ne saurait garantir sa propre durée.
Les facteurs intérieurs de la politique étrangère russe
Dans la crise ukrainienne, l’Occident s’est fait surprendre par la brutalité de la réaction russe, mais aussi par le soutien massif à la politique de Vladimir Poutine des élites et de la population (à 88 %), malgré l’impact des sanctions et des contre-mesures qui contribuent à la dégradation de la situation économique.
"Global Education" pour former des étudiants russes à l'étranger
La Russie est depuis longtemps impliquée dans le développement de programme de formation d’étudiants russes à l’étranger. En décembre 2014, le président Poutine a lancé le nouveau programme gouvernemental de financement d’études à l’étranger “Global Education” pour la période de 2014 à 2016. Son adaptation récente reflète les incertitudes économiques et politiques du pays.
Higher School of Economics
Comme d’autres secteurs, l’éducation n’échappe pas aux incertitudes liées à la conjoncture économique et politique actuelle. Les dernières réformes envisagées visant à permettre à la Higher School of Economics de figurer dans les classements internationaux seront-elles maintenues alors que sa tendance libérale en fait la cible de critiques de la part de partisans de la ligne étatique ?
La diaspora juive et la crise russo-ukrainienne
Le rôle des diasporas lors des crises suscite deux questions majeures : ces diasporas représentent-elles une menace intérieure pour la sécurité des États ? Pourquoi certaines tentatives de les utiliser comme instrument de politique étrangère aboutissent-elles tandis que d’autres échouent ? L’analyse de la crise ukraino-russe commencée en 2014 permet de donner quelques éclairages. Dans cette note, l’auteur examine les réactions politiques des Juifs d’Ukraine et de Russie pour conclure que les divergences entre ces diasporas suivent les lignes de fracture entre les États ukrainien et russe.
Une cathédrale russe au pied de la Tour Eiffel
"La France a été la terre d'asile privilégiée des immigrés russes à plusieurs reprises..."
Crimée : les contradictions du discours russe
Après avoir nié l’intervention russe en Crimée, le président Poutine a fini par la reconnaître et par employer des arguments fallacieux pour la justifier.
Prigojine-Poutine : quels rapports de force ?
Vendredi 23 juin 2023, Evgueni Prigojine a fait vaciller le pouvoir russe d’une manière inédite. Brutal fondateur du groupe paramilitaire russe Wagner, il a pris possession de Rostov, centre névralgique de l’armée russe, avant de se lancer dans une marche vers Moscou puis de faire volte-face samedi 24 juin au soir.
Mutinerie de Wagner, le début de la fin pour Poutine ?
Que s'est-il passé ce week-end en Russie ? Les troupes du groupe paramilitaire Wagner se sont rebellées contre le pouvoir russe. Un convoi s'est approché de Moscou avant que leur chef Evgueni Prigojine ne décide de faire demi-tour. Alors, coup d'État raté ? Quelles étaient les motivations des mercenaires ? Poutine sort-il affaibli de cette crise ? Éléments de réponse avec Dimitri Minic de l'IFRI.
Thomas Gomart : « La criminalisation avancée des élites russes est préoccupante »
Après la mutinerie de Wagner, le directeur de l’Institut français des Relations internationales estime que Vladimir Poutine est affaibli sur le plan extérieur. Ce qui le rend paradoxalement plus dangereux.
Poutine, Prigojine, Choïgou... Qui sont les gagnants et les perdants de la mutinerie de Wagner ?
La marche vers Moscou des mercenaires laissera des traces au sein de l'appareil d'État russe et de l'armée. La plupart des acteurs y ont perdu des plumes, d'autres ont su tirer leur épingle du jeu.
Prigojine banni, Wagner conservé : c’est suspect ?
Tatiana Kastouéva-Jean était en première partie de l’émission Un Oeil sur le Monde du 26 mai 2023 pour discuter de la rébellion de Prigojine.
Pourquoi la milice Wagner se rebelle en Ukraine ?
Origines du groupe Wagner, motivations, financements, le chercheur Dimitri Minic revient en détail sur ce qu’est le groupe Wagner et pourquoi la milice a tenté une rébellion contre le Kremlin il y a quelques jours.
Rébellion de Wagner, quelles conséquences ? Que peut faire le monde pour arrêter la guerre en Ukraine ?
Après s’être rebellé contre le pouvoir russe et avoir envoyé ses combattants en direction de Moscou, le chef du groupe Wagner, Evgueni Prigojine, a ordonné à ses hommes de faire "demi-tour" pour éviter un "bain de sang". Quelles conséquences pour le régime de Vladimir Poutine et pour la guerre ?
«Échec du Kremlin», «acte désespéré» : les premières réactions des experts de la Russie après le coup de force de Prigojine
L'ancien cuisinier de Vladimir Poutine, aujourd'hui à la tête du groupe Wagner et protagoniste de la guerre en Ukraine, a-t-il lancé une tentative de coup d'État en Russie ? «Prêt à mourir», Evguéni Prigojine affirme ce samedi être entré en Russie avec ses «25.000 hommes» pour «libérer le peuple russe». «Nous détruirons tout ce qui sera mis sur notre route.» «On continue, on ira jusqu'au bout», a lancé le chef milicien en menaçant de marcher sur Moscou si le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, et le général Valéri Guérassimov, chef d'état-major des Armées, ne viennent pas le rencontrer.
Dimitri Minic : «Prigojine a symboliquement déposé Poutine»
Selon ce spécialiste de l'armée russe, « la tentative de coup d'Etat est un tournant majeur » pour un régime dont la crédibilité était déjà atteinte
Dimitri Minic, spécialiste de l’armée russe : « La crédibilité du Kremlin est ébranlée »
Dans un entretien au « Monde », ce chercheur spécialiste de l’armée russe estime qu’un ralliement d’une partie des forces armées au fondateur du Groupe Wagner, Evgueni Prigojine, n’est plus à exclure.
Parler d’opinion publique "n’a aucun sens, on ne sait pas ce que pensent les Russes"
"On ne sait pas ce que pensent les Russes. Dans une dictature, ce qui est la définition du régime depuis plusieurs années, la notion même d’opinion personnelle n’existe plus”.
Thomas Gomart : « Les troupes russes sont dans une posture défensive en Ukraine. »
Contre-offensive ukrainienne, sommet de l'OTAN des 11 et 12 juillet 2023 à Vilnius, livraison de F-16 à l'Ukraine, Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, revient sur les principaux récents faits marquants de la guerre d'Ukraine.
Guerre en Ukraine : ce que l'on sait de l'opération de désinformation russe "Doppelgänger" qui a visé la France
Cette campagne s'inscrit dans la "guerre hybride" menée par Moscou, dont le but est d'influencer l'opinion publique dans les pays occidentaux.
Contre-offensive : ce que prépare Poutine
L’heure de la contre-offensive a bien sonné. Annoncée depuis des mois, démentie la semaine dernière, la contre-attaque ukrainienne pour reprendre les territoires occupés par la Russie a été confirmée par Volodymyr Zelensky. Selon le président ukrainien, « les combats sont difficiles, mais nous progressons, et c’est très important », a-t-il déclaré dans son adresse quotidienne lundi soir. « La météo n’est pas favorable - la pluie rend notre tâche plus difficile - mais la force de nos soldats donne de bons résultats », a-t-il ajouté, en saluant le retour du drapeau ukrainien dans des « territoires nouvellement libérés ».
Ukraine : destruction du barrage de Kakhovka. À qui profite le crime ?
Destruction du barrage de Kakhovka : à qui profite le crime ? Pour en parler, Dimitri Minic, docteur en histoire des relations internationales et chercheur au centre Russie/Eurasie de l'Ifri est l'invité d'Yves Calvi. Il publie Pensées et culture stratégiques russes. Du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (éditions de la Maison des sciences de l'homme, avril 2023).
Ukraine : la contre-offensive a commencé
Depuis ce lundi, Kiev et Moscou se livrent une bataille de communication sur le sujet. La Russie a affirmé avoir repoussé une "offensive de grande envergure" dimanche "dans la direction du sud de la région de Donestk" dans le Donbass. Le ministère russe de la Défense a diffusé une vidéo montrant ce qui est présenté comme des blindés ukrainiens filmés depuis les airs en train d'être détruits par les forces russes. Mais les autorités ukrainiennes ont démenti, ce lundi, les déclarations de la Russie. "Les propagandistes russes vont répandre de fausses informations sur la contre-offensive, les mouvements et les pertes" de l'Ukraine, a écrit le centre des communications stratégiques de l'armée, sur Telegram. Il accuse la Russie de préparer de fausses vidéos et images censées montrer des pertes ukrainiennes.
Jusqu’où peut aller Prigojine ?
Evgueni Prigojine, cet ancien cuisinier de Poutine, est à la tête de Wagner, une armée privée qui fait beaucoup parler d’elle dans le Donbass. Il est aussi une présence constante dans les médias, à la fois parce qu’il s’y met en scène, mais aussi parce qu’il y vocifère contre l’État-major ou les oligarques russes. Que révèle Prigojine sur le fonctionnement de la Russie, du Kremlin, de l’armée ? Jusqu’où peut-il aller alors que s’accumulent des accusations de crime de guerre ? Dimitri Minic était l’invité de Philippe Gélie dans l’émission Le Club Le Figaro International pour en discuter.
Ingérences russes et chinoises en France : enquête sur l’autre guerre qui se joue en coulisses
Espionnage, manipulation de l’information, tentatives de corruption… La Russie et la Chine multiplient leurs attaques contre la France. Et leur niveau d’intensité n’a jamais été aussi élevé depuis la guerre froide.
« En Ukraine, le fiasco russe du contournement de la lutte armée »
Dimitri Minic, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), explique dans un ouvrage pourquoi la guerre en Ukraine est le résultat désastreux du contournement de la lutte armée, théorisé par les élites militaires russes depuis la chute de l’URSS (1).
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.