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Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
L’Intelligence artificielle change-t-elle la nature de la guerre ?
De Gaza à l’Ukraine en passant par l’Iran, les conflits actuels sont marqués par l’arrivée de l’Intelligence artificielle et des robots sur les champs de bataille. Les changements en cours sont si profonds que l’être humain risque de perdre rapidement la maîtrise de pans entiers de la conduite des opérations militaires. Si ces évolutions technologiques modifient le caractère de la guerre, un débat existe au sujet de leur impact sur la nature même du phénomène guerrier.
La Silicon Valley et la guerre : leçons ukrainiennes
Au fil des conflits internationaux, et en particulier en Ukraine, les grandes entreprises du numérique se sont imposées comme acteurs centraux. Initialement objets des manœuvres guerrières, elles sont devenues sujets déterminants, privatisant une large part des échanges guerriers, intervenant dans les flux informationnels des sociétés et se présentant comme pourvoyeurs de sécurité. Cette situation ne manque pas de poser question quant à l’autonomie de décision et d’action des autorités étatiques.
« Remodeler » le Moyen-Orient ?
Le chaos se développe, interminable, au Moyen-Orient. L’attaque israélo-américaine contre l’Iran se traduit par un net échec militaire et diplomatique, mais elle ouvre la voie à une recomposition régionale aux effets incertains. De nouveaux regroupements régionaux se dessinent, autour d’Israël ou d’une perspective de cohabitation avec Téhéran, avec une réduction de l’influence américaine et une marginalisation européenne, tandis que la Chine confirme une discrète présence.
Iran : anatomie d’un pouvoir en guerre
L’élimination du Guide suprême Ali Khamenei et de plusieurs hauts dirigeants dès le début de l’opération américano-israélienne de 2026 n’a pas permis de faire chuter le régime iranien. Celui-ci s’était préparé à un tel scénario, notamment en se décentralisant. En outre, il continue de s’adapter à la guerre. Le pouvoir des Gardiens de la révolution s’accroît, au détriment du clergé chiite. L’appareil sécuritaire défend la souveraineté du pays et justifie ses actions au nom de la raison d’État.
De la (nouvelle) guerre
Les dynamiques nouvelles d’affirmation de la puissance, de redistribution des influences et l’irruption des nouvelles technologies changent-elles à la fois la place de la guerre dans la vie ordinaire de nos sociétés et la manière de la faire quand elle advient ? L’obsession du conflit jointe à l’efficacité technique nous impose-t-elle un état de guerre larvée permanente ? Et quand les armes parlent, l’intervention des technologies modernes et des entreprises qui les produisent révolutionne-t-elle à la fois le processus de décision politique et l’engagement des hommes dans la guerre ? Questions essentielles que suggèrent les conflits d’Ukraine et du Moyen-Orient, et qui déterminent dès aujourd’hui les réflexions de stratégie et d’organisation des armées.
Convaincre pour vaincre. La France et la structuration d’une doctrine de guerre informationnelle
La guerre n’est pas seulement une affaire de force : elle se joue aussi — peut-être d’abord — dans les esprits. Ce constat ancien prend une acuité inédite à l’ère de la lutte informationnelle, avec trois confrontations récentes qui ont imposé ce domaine comme priorité stratégique : au Moyen-Orient, en Afrique et face à la Russie.
La politique énergétique du Japon après la crise d’Ormuz. Sécurité, compétitivité et décarbonation
La crise d’Ormuz de 2026 a renforcé plutôt qu’affaibli la pertinence de la stratégie de décarbonation du Japon, contrairement à ce que l’on aurait pu attendre. Plutôt que de voir la politique énergétique se substituer à la politique climatique, il convient en réalité de considérer les deux comme indissociables.