Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
La Russie, une puissance faible ? / Climat : avant la Conférence de Paris
Comprendre la Russie d’aujourd’hui, c’est savoir qu’elle se définit d’abord dans l’action extérieure – ce qui peut être dangereux. Qu’elle a les moyens d’agir – énergie, armes… –, mais que ces moyens sont limités. Qu’elle connaît des difficultés économiques bien antérieures aux sanctions, que le régime se refuse à traiter… économiquement. Et que le raidissement du régime poutinien ne saurait garantir sa propre durée.
Crimée : les contradictions du discours russe
Après avoir nié l’intervention russe en Crimée, le président Poutine a fini par la reconnaître et par employer des arguments fallacieux pour la justifier.
La Russie : entre la géopolitique et l’émergence
La crise ukrainienne semble faire redécouvrir à l’Europe la géopolitique, avec la prise des territoires, les rivalités entre les grandes puissances et le partage des sphères d’influence. La Russie est pointée du doigt comme la principale initiatrice de ce retour à la géopolitique, elle, qui pourtant faisait de l’émergence une carte majeure de son retour sur la scène internationale.
La Russie : une transition inachevée ?
Huitième puissance économique mondiale, la Russie opère une transition politique et économique depuis l’effondrement de l’URSS en 1991. L’économie russe, fortement dépendante de ses exportations d’hydrocarbures, est confrontée à d’importants problèmes structurels (faible diversification, réformes inachevées) auxquels s’ajoutent depuis quelques mois une série de des difficultés conjoncturelles (baisse du prix des matières premières, chute du rouble, sanctions occidentales).
L'enseignement supérieur entre pays occidentaux et émergents: coopération ou compétition?
RAMSES 2015, "Le Défi des émergents"
Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Defarges (dir.), Ifri/Dunod, septembre 2014.
Russie: un émergent qui plonge?
RAMSES 2015, "Le Défi des émergents"
Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Defarges (dir.), Ifri/Dunod, septembre 2014.
Rosneft, Gazprom et l'État : qui décide de la politique énergétique russe ?
Les mutations rapides que traverse actuellement le secteur de l’énergie exposent la Russie à de nombreux risques. Le pays ne parvient pas à valoriser ses atouts, alors qu’il possède une combinaison unique de ressources naturelles et d’expérience en matière de leur exploitation.
Allemagne, France, Turquie : la triangulation des puissances
Les relations entre l’Allemagne, la France et la Turquie ont longtemps fonctionné sur un mode strictement bilatéral, avec une intensité, un style et des domaines de coopération différents. La perspective européenne introduit désormais dans ces relations un début de dynamique triangulaire.
Gouverneurs, oligarques et siloviki : pétrole et pouvoir en Russie
La lutte pour le contrôle du secteur pétrolier russe reste une caractéristique intrinsèque de la politique du pays depuis la chute de l’URSS.
La Russie au Moyen-Orient
La position russe, mal comprise en Occident, devant le " printemps arabe " et les crises qui secouent le Moyen-Orient, doit être replacée dans le cadre des lignes de force qui sous-tendent la politique étrangère russe et qui, à bien des égards, prolongent celles de l’Union soviétique.
La dialogue énergétique UE-Russie : concurrence contre monopoles
Les relations énergétiques entre la Russie et l’Union européenne sont au seuil de profonds changements que rend nécessaires l’asymétrie croissante entre un monopole national renforcé sur les approvisionnements, et l’ouverture des marchés en Europe. Les autorités communautaires doivent prendre l’initiative pour un nouveau modèle de relations énergétiques : en dépendent non seulement la sécurité énergétique des Européens, mais encore celle de l’ensemble des marchés énergétiques russes et eurasiens.
La Russie et la Turquie au Caucase : se rapprocher pour préserver le statu quo ?
Depuis 2003, et après des siècles de rivalité, Russie et Turquie tentent de construire une nouvelle relation, fondée d’abord sur le commerce mais plus largement sur quelques approches communes dans la région. C’est au Caucase du Sud, aux frontières communes des deux pays, que commence à se faire sentir cette relation nouvelle. Elle pourrait avoir des implications négatives sur un État géorgien fragilisé, mais aussi sur la nouvelle politique de voisinage de l’Union européenne dans la région.
Contre-terrorisme et islamisation du Caucase du Nord
Les violences ont décru en Tchétchénie depuis 2004, en particulier du fait d’une évolution des tactiques russes, mais elles essaiment dans tout le Caucase du Nord. Si la crise de régimes népotiques et corrompus du Caucase du Nord constitue un facteur évident de la transformation des communautés musulmanes – les Jamaat – en vecteurs de la contestation sociale et politique, la réduction par Moscou du problème islamiste dans le Caucase à la lutte contre le terrorisme est grosse de dangers pouvant s’étendre bien au-delà de cette seule région.
Gazprom, partenaire prévisible : relire les crises énergétiques Russie-Ukraine et Russie-Belarus
La puissance militaire, instrument de la politique soviétique
Selon une idée sommaire mais très répandue au sujet de la puissance militaire soviétique, l'URSS, bien qu'armée à outrance, fait très rarement usage de sa force. Jusqu'à l'invasion de l'Afghanistan, l'armée soviétique, si elle possédait une grande expérience des manoeuvres terrestres et des opérations combinées, manquait singulièrement d'expérience du combat.
Cessez-le-feu en Ukraine : Poutine "n'acceptera pas sans conditions extrêmement drastiques"
Alors que l'Ukraine et les États-Unis ont signé un accord, Vladimir Poutine reste silencieux sur leur proposition de cessez-le-feu. Selon Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie, le président russe n'acceptera qu'à des conditions "drastiques".
Poutine : "La Russie soutient la trêve"
L’accord de cessez-le-feu conclu mardi entre l’Ukraine et les États-Unis attend toujours l’aval russe alors que sur le front, la trêve semble encore loin, notamment dans la région russe de Koursk, en partie envahie par l’armée ukrainiens depuis août 2024 et que les Russes sont en train de reprendre. C’est dans ce territoire frontalier de l’Ukraine que Vladimir Poutine a effectué une rare visite sur le terrain mercredi soir.
Guerre en Ukraine : « Pour la Russie, l’Europe est devenue la principale menace »
INTERVIEW. En pleine crise ukrainienne, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l’Ifri (Institut français des relations internationales), analyse les relations entre l'Union européenne et la Russie.
Interruption des cyberopérations américaines contre la Russie : un revirement qui inquiète des deux côtés de l’Atlantique
Avec la suspension des offensives du « Cyber Command » dirigées contre Moscou, révélé par la presse américaine, l’administration Trump pousse un cran plus loin sa volonté de ne plus considérer le Kremlin comme son principal adversaire dans la sphère numérique.
Thierry de Montbrial : « Il nous faut regarder le monde avec lucidité et espérance »
La rencontre désastreuse entre Donald Trump et Volodymyr Zelenski vendredi 28 février souligne la volonté américaine de trouver un accord rapide avec la Russie de Vladimir Poutine. C’est aussi un défi pour les Européens, que Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), analyse avec acuité.
« Comment en est-on arrivé là, à la guerre, à l’exact contraire des illusions du début du siècle, à ce pivotement américain vers la Russie ? »
Le discours trumpiste se coule dans la rhétorique poutinienne et s’inscrit dans une attitude diplomatique plus large qui consiste à se libérer des « valeurs » de l’« ordre libéral international », explique, dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde ».
Ukraine: ni Russes ni Ukrainiens n’ont réussi à gagner le contrôle des cieux malgré trois ans de guerre
Alors que la guerre entre l’Ukraine et la Russie a entamé sa quatrième année lundi 24 février, aucun des deux camps n'est parvenu à acquérir la suprématie aérienne. Cela est habituellement gage d'une maitrise du champ de bataille et d'une liberté d'action. Preuve de la haute intensité des combats, des sirènes ont retenti dans toute l’Ukraine ce mardi matin en raison d'une attaque de missiles, selon les autorités. Kiev a toutefois réussi à neutraliser en partie les offensives navales russes.
Thierry de Montbrial : « Le risque d’une troisième guerre mondiale existe »
ENTRETIEN. De la guerre en Ukraine à la montée des régimes autoritaires, le président de l’Ifri plaide pour un retour au réalisme politique, loin des postures idéologiques.
Thierry de Montbrial, figure de la réflexion géopolitique française, vient de publier un nouvel ouvrage : L'Ère des affrontements (Éditions Dunod). Dans ce livre qui tombe à pic tant le paysage mondial se recompose sous nos yeux, l'académicien et président-fondateur de l'Institut français des relations internationales (Ifri) livre une analyse fine des grandes transformations géopolitiques qui ont marqué les dernières décennies et décrypte ce nouveau monde, empreint de toujours plus de brutalité, qui est en train de prendre forme aujourd'hui.
Tatiana Kastouéva-Jean : "Vladimir Poutine ne changera pas sa politique à cause de facteurs économiques"
La soutenabilité de l'économie russe questionne les pays européens. Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie, donne des clés de compréhensions de l'économie russe et de sa soutenabilité, notamment concernant les négociations sur la résolution de la guerre en Ukraine.
Ukraine : 3 ans de guerre et maintenant ?
La guerre en Ukraine dure depuis maintenant trois ans. Quel avenir pour l'Ukraine et sa population ? Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, analyse la résilience ukrainienne jusqu'à une paix juste et durable, les volontés russes, l'avenir des négociations et donc de l'Ukraine.
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2025, l’Ifri accompagne plus de 80 entreprises et organisations françaises et étrangères.