Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
Défaire Daech : une guerre tant financière que militaire
L’État islamique dispose de revenus importants tirés notamment de sa prise de contrôle de banques, de sa maîtrise des réseaux de contrebande, en particulier d’hydrocarbures, et de soutiens externes.
La Russie, une puissance révisionniste ?
Du raid sur Pristina (1999) à l’annexion de la Crimée (2014), Moscou entend montrer qu’elle ne se résigne pas à être une puissance de second rang se ralliant à des règles définies par d’autres.
La Russie, une puissance faible ? / Climat : avant la Conférence de Paris
Comprendre la Russie d’aujourd’hui, c’est savoir qu’elle se définit d’abord dans l’action extérieure – ce qui peut être dangereux. Qu’elle a les moyens d’agir – énergie, armes… –, mais que ces moyens sont limités. Qu’elle connaît des difficultés économiques bien antérieures aux sanctions, que le régime se refuse à traiter… économiquement. Et que le raidissement du régime poutinien ne saurait garantir sa propre durée.
Crimée : les contradictions du discours russe
Après avoir nié l’intervention russe en Crimée, le président Poutine a fini par la reconnaître et par employer des arguments fallacieux pour la justifier.
La Russie : entre la géopolitique et l’émergence
La crise ukrainienne semble faire redécouvrir à l’Europe la géopolitique, avec la prise des territoires, les rivalités entre les grandes puissances et le partage des sphères d’influence. La Russie est pointée du doigt comme la principale initiatrice de ce retour à la géopolitique, elle, qui pourtant faisait de l’émergence une carte majeure de son retour sur la scène internationale.
La Russie : une transition inachevée ?
Huitième puissance économique mondiale, la Russie opère une transition politique et économique depuis l’effondrement de l’URSS en 1991. L’économie russe, fortement dépendante de ses exportations d’hydrocarbures, est confrontée à d’importants problèmes structurels (faible diversification, réformes inachevées) auxquels s’ajoutent depuis quelques mois une série de des difficultés conjoncturelles (baisse du prix des matières premières, chute du rouble, sanctions occidentales).
L'enseignement supérieur entre pays occidentaux et émergents: coopération ou compétition?
RAMSES 2015, "Le Défi des émergents"
Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Defarges (dir.), Ifri/Dunod, septembre 2014.
Russie: un émergent qui plonge?
RAMSES 2015, "Le Défi des émergents"
Thierry de Montbrial et Philippe Moreau Defarges (dir.), Ifri/Dunod, septembre 2014.
Rosneft, Gazprom et l'État : qui décide de la politique énergétique russe ?
Les mutations rapides que traverse actuellement le secteur de l’énergie exposent la Russie à de nombreux risques. Le pays ne parvient pas à valoriser ses atouts, alors qu’il possède une combinaison unique de ressources naturelles et d’expérience en matière de leur exploitation.
Allemagne, France, Turquie : la triangulation des puissances
Les relations entre l’Allemagne, la France et la Turquie ont longtemps fonctionné sur un mode strictement bilatéral, avec une intensité, un style et des domaines de coopération différents. La perspective européenne introduit désormais dans ces relations un début de dynamique triangulaire.
Grands enjeux dans le Grand-Nord. Les relations Russie-Norvège et leurs implications pour l'UE
La Russie et la Turquie au Caucase : se rapprocher pour préserver le statu quo ?
Depuis 2003, et après des siècles de rivalité, Russie et Turquie tentent de construire une nouvelle relation, fondée d’abord sur le commerce mais plus largement sur quelques approches communes dans la région. C’est au Caucase du Sud, aux frontières communes des deux pays, que commence à se faire sentir cette relation nouvelle. Elle pourrait avoir des implications négatives sur un État géorgien fragilisé, mais aussi sur la nouvelle politique de voisinage de l’Union européenne dans la région.
Contre-terrorisme et islamisation du Caucase du Nord
Les violences ont décru en Tchétchénie depuis 2004, en particulier du fait d’une évolution des tactiques russes, mais elles essaiment dans tout le Caucase du Nord. Si la crise de régimes népotiques et corrompus du Caucase du Nord constitue un facteur évident de la transformation des communautés musulmanes – les Jamaat – en vecteurs de la contestation sociale et politique, la réduction par Moscou du problème islamiste dans le Caucase à la lutte contre le terrorisme est grosse de dangers pouvant s’étendre bien au-delà de cette seule région.
La dialogue énergétique UE-Russie : concurrence contre monopoles
Les relations énergétiques entre la Russie et l’Union européenne sont au seuil de profonds changements que rend nécessaires l’asymétrie croissante entre un monopole national renforcé sur les approvisionnements, et l’ouverture des marchés en Europe. Les autorités communautaires doivent prendre l’initiative pour un nouveau modèle de relations énergétiques : en dépendent non seulement la sécurité énergétique des Européens, mais encore celle de l’ensemble des marchés énergétiques russes et eurasiens.
Gazprom, partenaire prévisible : relire les crises énergétiques Russie-Ukraine et Russie-Belarus
« La désinformation, c'est une guerre sous le seuil de la conflictualité »
La chercheuse Amélie Férey a décrypté le vocabulaire des guerres hybrides actuelles, dont l'escalade verbale de Trump et Vance envers Zelensky le 18 février dernier est une illustration criante. Dans « La Story », le podcast d'actualité des « Echos », Pierrick Fay et son invitée expliquent comment les mots sont devenus une arme puissante.
citée dans Le Monde
Dimitri Minic : « Le Kremlin poursuit sa stratégie en prenant soin de l’ego de Trump »
L’appel entre Donald Trump et Vladimir Poutine a abouti à des concessions surtout symboliques de la part de Moscou. Pour Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l’Ifri et docteur en histoire des relations internationales, le dirigeant russe entreprend « de flatter et de contenter Trump sans renoncer aux objectifs maximalistes ».
Guerre en Ukraine : la France a-t-elle vraiment refusé toute voie diplomatique avec la Russie depuis trois ans, comme l’affirme LFI ?
Depuis une semaine, les leaders insoumis martèlent le même discours : Paris n’a fait qu’envoyer des armes à Kyiv, sans jamais favoriser, comme eux le réclament, une fin négociée de la guerre.
Cessez-le-feu en Ukraine : Poutine "n'acceptera pas sans conditions extrêmement drastiques"
Alors que l'Ukraine et les États-Unis ont signé un accord, Vladimir Poutine reste silencieux sur leur proposition de cessez-le-feu. Selon Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie, le président russe n'acceptera qu'à des conditions "drastiques".
Poutine : "La Russie soutient la trêve"
L’accord de cessez-le-feu conclu mardi entre l’Ukraine et les États-Unis attend toujours l’aval russe alors que sur le front, la trêve semble encore loin, notamment dans la région russe de Koursk, en partie envahie par l’armée ukrainiens depuis août 2024 et que les Russes sont en train de reprendre. C’est dans ce territoire frontalier de l’Ukraine que Vladimir Poutine a effectué une rare visite sur le terrain mercredi soir.
Guerre en Ukraine : « Pour la Russie, l’Europe est devenue la principale menace »
INTERVIEW. En pleine crise ukrainienne, Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l’Ifri (Institut français des relations internationales), analyse les relations entre l'Union européenne et la Russie.
Interruption des cyberopérations américaines contre la Russie : un revirement qui inquiète des deux côtés de l’Atlantique
Avec la suspension des offensives du « Cyber Command » dirigées contre Moscou, révélé par la presse américaine, l’administration Trump pousse un cran plus loin sa volonté de ne plus considérer le Kremlin comme son principal adversaire dans la sphère numérique.
Thierry de Montbrial : « Il nous faut regarder le monde avec lucidité et espérance »
La rencontre désastreuse entre Donald Trump et Volodymyr Zelenski vendredi 28 février souligne la volonté américaine de trouver un accord rapide avec la Russie de Vladimir Poutine. C’est aussi un défi pour les Européens, que Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (Ifri), analyse avec acuité.
« Comment en est-on arrivé là, à la guerre, à l’exact contraire des illusions du début du siècle, à ce pivotement américain vers la Russie ? »
Le discours trumpiste se coule dans la rhétorique poutinienne et s’inscrit dans une attitude diplomatique plus large qui consiste à se libérer des « valeurs » de l’« ordre libéral international », explique, dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde ».
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