Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
Biden et Poutine, des relations déjà glaciales bien parties pour le rester
En qualifiant son homologue russe de "tueur", le nouveau président américain suscité la colère du Kremlin. Pas de quoi réchauffer des relations déjà glaciales entre les deux hommes.
Allemagne, Russie, Ukraine : les pièges du gazoduc
Comment le Nord Steam 2 accroît-il les tensions entre la Russie et l'Europe ? Il ne reste que 160 km de tubes à poser sous la mer Baltique pour le terminer, et pourtant le gazoduc Nord Stream 2, qui doit alimenter l’Allemagne et l’Europe en gaz naturel russe, semble aller tout droit dans l’impasse.
La Russie et le changement climatique : entre déni et adaptation
Dans le consensus international sur le changement climatique, la Russie fait figure d’exception.
Nord Stream 2, le gazoduc russe qui sème la zizanie en Europe
Le chantier du pipeline qui doit relier la Russie à l’Allemagne est déjà bien avancé. Berlin s’arc-boute sur ce projet dénoncé par les pays les plus critiques envers Moscou, qui redoublent d’arguments avec l’affaire Navalny.
Que peut l'opposition russe ?
Divisée entre l'opposition "systémique", adoubée par le Kremlin, et l'opposition "libérale" qui ne soutient pas tellement Alexeï Navalny, l'opposition russe sera sans doute toujours aussi dispersée pour les élections de septembre. Entretien avec la chercheuse Tatiana Kastouéva-Jean.
Sanctions de l'UE contre la Russie : "Cela reste de l'ordre de la mesure symbolique"
Les sanctions ciblées décidées par l'Union européenne (UE) pour sanctionner la Russie dans le dossier Navalny, interrogent sur la capacité de l'UE à s'affirmer comme un acteur géopolitique de premier plan, selon le chercheur Éric-André Martin.
La Russie de Poutine, un éternel pouvoir de nuisance
Dans la Russie de Vladimir Poutine, le principal opposant politique Alexeï Navalny est emprisonné après avoir été empoisonné, et ses partisans sont arrêtés par milliers. De l’Estonie aux États-Unis en passant par l’Allemagne ou la France, rares sont les pays à ne pas avoir été victimes de cyber-attaques venant de Moscou. Quant aux voisins proches de la Russie, ils vivent sous la menace militaire de leur grand voisin, comme l’Ukraine et la Géorgie l’ont déjà subi.
Poutine-Navalny, le duel
L’opposant numéro un de Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, fera-t-il vaciller le président ? Invitée : Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie-Nouveaux États indépendants – Institut français des relations internationales (IFRI)
Russia’s spat with EU puts relations into deep-freeze
Kremlin stance is blow to European countries which favour outreach to Moscow. Russia’s combative treatment of the EU’s top diplomat during a landmark trip there has triggered a political outcry — but little expectation that the European bloc will end divisions over how to handle the Kremlin.
Le "gazoduc" de Poutine en Allemagne met la pression sur Merkel, souligne la France
Avec le retour en prison du leader de l'opposition russe Alexei Navalny et la manifestation de milliers de ses partisans en Russie, le projet énergétique Nord Stream 2 de Poutine en Allemagne est de nouveau remis en question. À Paris, la sanction de cette infrastructure est liée à l'avenir Navalny.
En Russie, après l’arrestation d’Alexeï Navalny, Vladimir Poutine prêt à la confrontation
Habitué à isoler ses opposants, le Kremlin se prépare depuis des années à affronter des mouvements de contestation. Malgré la colère ambiante, le pouvoir russe n’a pas de raison de trembler.
Emprisonnement de Navalny : "C'est une vengeance personnelle de Poutine"
En infligeant une peine de prison à Alexeï Navalny, le maître du Kremlin a voulu le punir, mais aussi adresser un message à tous les opposants en Russie, explique la chercheuse Tatiana Kastouéva-Jean.
La Russie de Poutine et Navalny
Ce mardi 2 février 2021, le verdict est tombé pour Alexeï Navalny, le principal opposant à Vladimir Poutine, la justice russe l’a condamné à trois ans et demi de prison ferme pour non-respect de son contrôle judiciaire. Une décision qui l’empêchera donc de se présenter aux élections législatives de septembre 2021 ainsi qu’aux présidentielles de 2024 (comme le redoutait notre interlocutrice - Tatiana Kastouéva-Jean - lors de cet entretien réalisé quelques heures avant l'issue du procès).
Navalny/Spoutnik, Poutine, héros ou tyran ?
L'opposant russe Alexeï Navalny a été condamné le 2 février 2021 à trois ans et demi de prison pour violation de sa liberté conditionnelle. Les Occidentaux, dont Emmanuel Macron, condamnent cette décision.
Russie : Poutine vs Navalny, un duel sans merci
Aujourd’hui, l’opposant russe Alexeï Navalny a comparu pour violation de son contrôle judiciaire devant un tribunal moscovite. En dépit des violentes manifestations qui ont lieu dans toute la Russie depuis son retour, il pourrait être condamné jusqu’à deux ans de prison.
Manifestations en Russie : "La relation entre la société et le pouvoir se dégrade"
INTERVIEW - Pour le second week-end d'affilée, des Russes ont manifesté dans de nombreuses villes du pays, réclamant la libération d'Alexeï Navalny. Plus de 5.000 participants ont été arrêtés pour avoir participé à un mouvement qui semble gagner du terrain. Les explications de Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/NEI de l'Ifri.
Tatiana Kastouéva-Jean s'exprime sur les manifestations contre Vladimir Poutine en Russie
Interview de Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/NEI de l'Ifri. Des milliers de personnes ont à nouveau participé manifestations contre Vladimir Poutine et pour la libération d'Alekseï Navalny dans plusieurs villes de la Russie. Faut-il le voir comme le début d'un tournant pour la politique du pays ?
Russie : l'hiver de Vladimir Poutine
Depuis plus de 20 ans qu’il dirige la Russie, Vladimir Poutine a sans doute connu des hivers plus sereins. Les difficultés s’accumulent pour le maître du Kremlin, dont les nuits sont probablement hantées par Joe Biden, mais aussi par l'opposant Alexeï Navalny...
Poutine/Navalny : espion, poison et corruption
Jusqu’où ira le bras de fer entre Alexeï Navalny et Vladimir Poutine ? Le retour en Russie du principal opposant du président Poutine électrise le Kremlin. Cinq mois après la tentative d’assassinat dont il a été victime en pleine campagne électorale, l'homme politique est revenu à Moscou le 17 janvier dernier. À peine arrivé, celui qui a toujours refusé l’exil a été interpellé et incarcéré par le pouvoir russe sous l’œil des caméras du monde entier. Il lui est reproché d’avoir violé son contrôle judiciaire, alors qu’il était soigné en Allemagne pour un empoisonnement au novitchok, une arme chimique produit par l’État russe, et dont les enquêtes montrent qu’elle fut menée par des agents en service commandé.
Russie: le pouvoir a-t-il peur d’Alexeï Navalny?
L’opposant numéro un à Vladimir Poutine a été arrêté, dès son retour en Russie, hier dimanche (17 janvier 2021), cinq mois après son empoisonnement par un agent chimique attribué au Kremlin.
Présidentielle américaine: pourquoi Poutine a intérêt à faire élire Trump
Après la publication de milliers d'emails confidentiels échangés dans le camp démocrate, de lourdes suspicions pèsent sur la Russie. Certains y voient la main de Vladimir Poutine, qui aurait intérêt à voir Donald Trump élu en décembre.
« Poutine veut prendre sa revanche sur l'Occident »
Le secteur pétrolier en Russie : une dégradation de la situation uniquement due à la baisse des cours du pétrole ?
Les cours mondiaux du pétrole, relativement stables depuis 2010, s'écroulèrent à compter de juin 2014. Le prix du Brent passa de 107,88 dollars par baril en mai 2014 à 48,42 dollars en janvier 2015, avant d'atteindre 33,2 dollars en février 2016. Cette situation est de fait négative pour la Fédération de Russie. toutefois, la baisse du prix du baril n'est pas l'unique raison des turpitudes économiques russes.
Arctique. Comment évaluer la nouvelle publication de l’Union européenne sur le Grand Nord ?
L’Union européenne vient de publier un nouveau texte sur Bruxelles et l’Arctique. En quoi est-il intéressant ou utile ? Que dit sa nouvelle étude et qu’apporte-t-elle au débat ? Décryptage par Damien Degeorges, consultant et chercheur associé à l'Ifri, invité des "Enjeux internationaux" sur France Culture.
"La Russie veut incarner la désoccidentalisation du monde"
Pour Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, la Russie se referme sur elle-même, le nationalisme servant à renforcer la cohésion d'un pays dont le modèle économique est en crise depuis 2009.
« Jusqu’où ira l’escalade russo-turque ? »
Dans cette tribune, Julien Nocetti analyse les points de crispation entre la Russie et la Turquie – en Syrie tout particulièrement. En défiant Ankara, Moscou vise également l’OTAN.
Sous-marin russe au large de la France : une "démonstration" de Moscou
Un sous-marin nucléaire russe a été repéré début janvier dans le Golfe de Gascogne, selon le magazine L'Obs. Il pourrait s'agir d'une opération pour tester les défenses françaises.
Deux bombardiers russes interceptés par l’Armée de l’air au large du Touquet
Deux bombardiers lourds russes, TU-160, volant à moins de cent kilomètres du Touquet ont été interceptés, le 17 février, par deux chasseurs français et deux Typhoons anglais.
« La Russie est en train de se livrer à une démonstration de force globale »
Thomas Gomart (Directeur de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI).) Historien et spécialiste de la Russie, Thomas Gomart vient de publier un rapport pour l’Institut de l’Entreprise sur « Le retour du risque géopolitique : le triangle stratégique Russie, Chine, Etats-Unis ».
Que cherche à démontrer la Russie en Syrie ?
La Russie cherche à transformer le plus rapidement possible son intervention militaire en bénéfice diplomatique. Elle est intervenue depuis le mois de septembre, créant un effet de surprise, et modifie le rapport de force sur le terrain en remettant en selle le régime alaouite. Elle a réussi à relancer un processus diplomatique à Vienne à l’automne pour le Moyen-Orient et voudra reproduire cela dans les relations euro-atlantiques. Du point de vue russe, Syrie et Ukraine sont correllés de manière très étroite. Dans les deux cas, il s’agit d’un recours à la guerre limitée pour façonner l’ordre international. La diplomatie russe veut montrer que les Occidentaux se sont trompés.
Tous les moyens sont bons ?
A Paris, après les attentats du 13 novembre, on a pensé pouvoir s’entendre avec les Russes. Le problème est que la Russie est en train de se livrer à une démonstration de force globale qui s’observe en Syrie, en Ukraine, mais aussi dans le déploiement de forces navales et aériennes pour tester la solidité de l’Otan. La Russie veut exploiter le vide produit par le retrait américain d’Europe et du Moyen-Orient. Elle accentue le désarroi européen en soutenant des partis anti-establishment, comme le Front National en France, ou en renforçant les flux migratoires avec ses interventions. Un phénomène dont elle se sent elle-même victime, car elle a accueilli un million de personnes après les événements en Ukraine. Les Russes sont contre le multiculturalisme. Il pensent plus en termes de coexistence de civilisations qu’en termes de métissage.
La montée des tensions entre Ankara et Moscou devient très dangereuse ?
La situation est explosive entre la Russie et la Turquie et par voie de conséquence entre la Russie et l’Otan. La cohésion de l’Otan peut être en effet plus facilement testée avec la Turquie qu’avec les pays Baltes. Les leaderships d’Erdogan et de Poutine sont comparables et les deux régimes ont aussi leurs similitudes en termes d’organisation civilo-militaire. La Russie pointe les contradictions fondamentales de la Turquie, c’est à dire l’ambivalence du soutien d’Erdogan aux Frères musulmans comme le fait qu’il combat les Kurdes avant de combattre l’Etat Islamique. Les Russes sentent l’embarras très fort des capitales européennes et américaine vis-à-vis d'Erdogan.
Risque-t-on un conflit beaucoup plus étendu ?
L’histoire montre que les logiques d’alliances peuvent être un facteur déclenchant. C’est une situation très dangereuse. Nous sommes dans une fin de mandat américain, avec des leaders européens très en retrait, dont Angela Merkel affaiblie par la question des réfugiés. La crise en Syrie a permis à Moscou de se remettre dans un dialogue direct avec Washington, ce qui est l’obsession de Vladimir Poutine. La question est de faire redescendre la tension.
Dimitri Medvedev a reparlé de guerre froide. Est-ce approprié ?
La Russie renoue avec un travail d’influence et de propagande très systématique, qui est couplé à sa démonstration de force. Elle veut forger sa propre narration sur les affaires internationales. Ce n’est pas une nouvelle guerre froide dans le sens où il y a une volonté russe de s’intégrer dans l’économie mondiale et que la capacité d’entraînement de la Russie sur un bloc reste faible. Mais il y a des éléments de confrontation idéologique avec, par exemple, le rapprochement avec la Chine sur le concept de capitalisme d’Etat. Il y a une volonté d’accélérer la « désoccidentalisation » du monde. L’utilisation de cette formule par Medvedev traduit le durcissement idéologique de Moscou. Poutine fait le choix de la guerre limitée, quand son économie est en pleine récession. C’est un choix très russe de donner plus d’importance à sa dépense militaire que ne l’autorise son potentiel économique. L’empreinte de la Russie n’a cessé de se rétrécir sur la scène internationale depuis 40 ans, et c’est sans doute pourquoi elle est si démonstrative.
Virginie Robert
«La Russie veut un dialogue exclusif avec Washington»
Selon Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l’Institut français des relations internationales (IFRI), Moscou exploite les faiblesses occidentales dans le dossier syrien.
"Cessation des hostilités" en Syrie : espoir ou leurre?
La "cessation des hostilités" en Syrie sur laquelle sont tombés d'accord les Etats-Unis et la Russie cette nuit est-elle crédible ? Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, estime qu'avec l'accord entre les États-Unis et la Russie concernant la Syrie, "la Russie parvient indiscutablement à ses buts et arrive à obtenir quelque chose en termes diplomatiques"... "Le conflit est polymorphe. Ce que permet la Syrie à la Russie, c'est de rétablir une relation presque spéciale avec Washington, alors même qu'elle a été isolée après l'annexion de la Crimée" poursuit Thomas Gomart. "On est à un moment très particulier où la Russie fait preuve d'une démonstration de force, non seulement en Syrie mais au delà"...
La Russie face à la chute des cours du pétrole
Le PIB de la Russie a baissé de 3,7% en 2015 sous l'effet de la chute des cours du pétrole et des sanctions économiques occidentales liées à la crise ukrainienne. « Le sujet de l'instabilité du marché pétrolier est vital pour l'économie russe », a confirmé cette semaine le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, réagissant à l’éventualité d’un dialogue entre la Russie et les pays membres de l’OPEP. Nous avons interrogé sur ce sujet Aurélie Bros, chercheur à l’Institut de l’énergie de la Higher School of Economics de Moscou et chercheur associé au centre Russie/NEI de l’IFRI.
Prix du pétrole : une chute historique... et des conséquences
Julien Nocetti analyse les conséquences pour la Russie de la baisse des cours des hydrocarbures.
Les causes des sanctions internationales contre la Russie décryptées
Comment en est-on arrivé aux sanctions contre la Russie? Où sont les responsabilités? L’Union européenne (UE) et l’OTAN se sont-elles trop étendues? Existe-t-il un problème Poutine, y a-t-il une mauvaise compréhension du personnage de la part des Occidentaux? Autant de questions auxquelles tentent de répondre les invités.
Si Poutine s'enlise en Syrie...
En l'espace de quelques semaines, Moscou a déjà atteint l'un de ses objectifs : stopper le recul de l'armée syrienne, consolider Bachar al-Assad et relancer une dynamique du côté du pouvoir syrien, revenu dans le jeu diplomatique. Au-delà, l'objectif est géostratégique. "La Russie effectue une démonstration de force à destination des Européens, pour mieux leur prouver leur incapacité à projeter une armée au-delà de leurs frontières, observe Julien Nocetti, chercheur à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Le grand jeu de Poutine
Le conflit syrien, les attentats, la coalition contre Daech, l'avion russe abattu par la Turquie et les tensions qui en découlent... où en est la politique étrangère de la Russie? Poutine maîtrise-t-il le jeu ? Autour de Christine Ockrent, les invités apportent leur éclairage sur la situation actuelle.
« La Russie touche sur le dossier syrien les fruits de sa constance »
A la suite de la rencontre entre François Hollande et Vladimir Poutine « il vaut mieux parler d’effort de coordination » que de coalition militaire estime Thomas Gomart dans un entretien avec Laurent Marchand d’Ouest France.
" Le problème c’est que les objectifs de guerre de la France en Syrie ne sont pas les mêmes que ceux de Poutine. Pour Paris, c’est la destruction de Daech ; pour Moscou, c’est le maintien du régime de Bachar, le mot important étant « régime », et le fait de contenir ce que les Russes considèrent comme une poussée wahhabite, qui n’est pas uniquement le fait de Daech."...
Lire la partie 1 de l'interview : "Aux yeux de Moscou, la Turquie est l'un des soutiens de Daech"
Hollande va-t-il convaincre les Russes ?
François Hollande poursuit ce jeudi son marathon diplomatique en vue d'une coalition élargie pour lutter contre Daesh. Il s'est rendu en Russie pour rencontrer son homologue Vladimir Poutine. Le chef du Kremlin prône depuis fin juin la création d'une coalition antiterroriste élargie comprenant notamment l'Iran, la Turquie et les pays arabes pour combattre l'État islamique en Syrie. Cette dernière pourrait toutefois pâtir des récentes tensions entre Moscou et Ankara, après la destruction mardi d'un chasseur russe par l'armée turque, membre de l'Otan. Au vu de ces éléments, François Hollande réussira-t-il à gagner cette étape cruciale pour consolider la coalition contre l'EI ?
La Turquie et la Russie au bord de la rupture
Les Turcs ont abattu un chasseur qui aurait violé leur espace aérien près de la frontière syrienne. Un incident qui a mis Vladimir Poutine très en colère.
Dossier dans ce journal avec Marc Crépin à Moscou, Jérôme Bastion à Istanbul et le commentaire de Dorothée Schmid, spécialiste de la Turquie à l'IFRI.
Politique étrangère : la France change de pied
Avec la décision de François Hollande de participer à une « grande et unique coalition » contre Daesh, la politique étrangère française effectue un changement de position à la suite des attentats du 13 novembre. Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, l’analyse dans le cadre de ce débat avec Yves Pozzo di Borgo et Kattar Abou Diab.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.