Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
Russie : l’efficacité des sanctions économiques en question
Dans un rapport de l’Ifri, l’économiste russe Vladislav Inozemtsev remet en cause l’impact et l’intérêt des sanctions à l’égard de la Russie.
Navalny, l'homme qui défie le Tsar
Ce documentaire raconte l'histoire d'une confrontation sur l'échiquier d'un combat qui, dans chacun de ses mouvements, dessine le portrait d'un homme : Alexeï Navalny.
La guerre informationnelle psychologique dans la pensée militaire russe et ses applications en Ukraine et en Syrie
De nombreux chercheurs s’accordent à dire que les stratégies informationnelles russes en Ukraine et en Syrie ont obtenu des résultats importants aux niveaux opérationnel, stratégique et politique. Pourtant, le concept de « guerre informationnelle » a longtemps connu une forme de rejet dans la littérature militaire russe, les militaires lui attribuant au moins deux défauts : son origine américaine et son incompatibilité avec la science militaire.
Vaccin Spoutnik V : pourquoi ça traîne ?
Premier vaccin annoncé, le Spoutnik V n’est toujours pas homologué par l’agence européenne des médicaments. Si ce retard fait les affaires des dirigeants européens, il semble avant tout dû à des considérations administratives et scientifiques.
Russie/État-Unis, le Dégel
A l’issue du sommet entre Joe Biden et Vladimir Poutine, Tatiana Kastouéva-Jean revient sur les grands enjeux de politique étrangère et intérieure russe, en particulier la relation russo-occidentale et la situation de l’oppositio
Deux présidents au bord du cyber
La Maison Blanche a durci le ton ces derniers mois après une série d’intrusions informatiques plus ou moins liées à la Russie.
Biden se frotte au "tueur" Poutine
Ambiance guerre froide à Genève. Après des mois d’escalade verbale et de tensions entre la Russie et les États-Unis, Vladimir Poutine et Joe Biden se rencontrent cet après-midi en terrain neutre. Mais les deux chefs d’État s’apprécient peu et les sujets de discorde sont nombreux.
Le Kremlin et la Maison-Blanche condamnés à ne pas se fâcher
Washington comme Moscou n'ont pas intérêt à ce que leurs relations, actuellement difficiles, s'enveniment. Les sujets de discorde ne manquent pas mais les deux dirigeants pourraient essayer de définir des lignes rouges à ne pas franchir et avancer sur les dossiers d'intérêts communs.
Joe Biden rencontre Vladimir Poutine "le tueur"
Dans "L'info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des analyses de la rédaction.
Face à Poutine, Biden ne cherche pas qu'à se démarquer de Trump
Les premiers mois de la relation entre Joe Biden et Vladimir Poutine ont été riches en tensions. Mais le président américain semble vouloir y remédier, sur certains points.
Le projet Nord Stream 2 continue de diviser
C'est un gazoduc qui oppose les Etats-Unis et la Russie, sème le trouble au sein de l'Union européenne, ternit les relations transatlantiques : l'épineux projet Nord Stream 2 devrait être au menu du premier tête à tête entre Joe Biden et Vladimir Poutine mercredi à Genève.
Nord Stream 2, gazoduc de la discorde, trace sa route
C'est un gazoduc qui oppose les Etats-Unis et la Russie, sème le trouble au sein de l'Union européenne, ternit les relations transatlantiques : l'épineux projet Nord Stream 2 devrait être au menu du premier tête à tête entre Joe Biden et Vladimir Poutine mercredi à Genève. Alors que le chantier est en passe de s'achever, un surprenant revirement de Washington laisse entrevoir un compromis.
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Le choc Biden-Poutine
La rencontre au sommet se tiendra le 16 juin à Genève, à la demande du président américain. Une détente avec Moscou lui permettrait de se concentrer sur son véritable adversaire : Pékin.
En Russie, les organisations d’Alexeï Navalny classées hors-la-loi par la justice
Tous les membres de ces organisations et leurs soutiens risquent désormais plusieurs années de prison. Alexeï Navalny a encouragé depuis sa prison l’opposition à continuer la lutte.
Biélorussie, Russie, déclarations de Marine Le Pen : l’influence Poutine en Europe
Vendredi à Sotchi, rencontre amicale entre les présidents russe et biélorusse, au bord de la mer Noire. Drôle de moment pour une rencontre, après l’avion de la Ryanair détourné sur Minsk cette semaine, permettant aux autorités biélorusses d’arrêter le journaliste et opposant Roman Protassevitch.
Biden-Poutine : un tête-à-tête sur fond de tensions
Quels seront les enjeux de leur premier sommet présidentiel ?
Comment la Russie forme ses futurs conquérants de l’Arctique
La région polaire constitue un territoire de développement prioritaire pour Moscou, qui y investit beaucoup d'argent. Les ambitions de croissance en termes d'extraction d'hydrocarbures nécessitent une main d'œuvre formée.
Géopolitique : Poutine-Erdogan, l'entente brutale
L'un est calculateur au sang froid, l'autre tribun exalté. Mais les présidents russe et turc ont en partage leur aversion de l'Occident et leur soif de pouvoir. Héritiers d'empires rivaux, tous deux tirent parti de leur relation. Même si Moscou n'apprécie guère les intrusions d'Ankara dans le Caucase ou en Ukraine.
La militarisation de l'Arctique est-elle inéluctable ?
DÉCRYPTAGE - La Russie, les États-Unis et d’autres pays avancent leurs pions, alors que la fonte des glaces donne accès à de nouvelles ressources énergétiques.
Pourquoi l'Arctique est devenu un nouveau terrain de tensions entre Moscou et Washington
Les deux plus grandes puissances du Conseil de l'Arctique, réuni les 19 et 20 mai en Islande, multiplient les démonstrations de forces dans le Grand Nord.
Macron to woo Trumps in Paris with military pomp and tourism treats
French president will offer the US president and his wife dinner at the Eiffel Tower – among other delights. The US president, Donald Trump, has arrived in Paris and is due to be greeted with a show of military pomp by the French leader Emmanuel Macron, who has chosen to move from his aggressive first handshake and style himself as Trump’s new “straight-talking” best friend on the international stage.
Le 14 juillet, un moment charnière pour Macron et Trump ?
“Make America great again” ou “Make our planet great again” ? La première poignée de mains entre les deux Présidents avait été brutale, le détournement du slogan de campagne de Trump n’a ensuite pas aidé, puis il y a eu le G20 et l’invitation officielle de la France pour le 14 juillet. A la veille de l’arrivée du chef d’Etat américain à Paris, l’avenir des relations de ce couple étrange qui a fait irruption sur la scène politique internationale, interroge. Le 14 juillet peut-il être un moment charnière ?
E. Macron et V. Poutine dans la galerie des Batailles
Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste de la Russie, analyse la photo de cette première rencontre dans un lieu chargé d'histoire.
Macron et Poutine peuvent-il repartir à zéro à Versailles
Deux semaines après sa prise de fonction, Emmanuel Macron reçoit Vladimir Poutine dans le chateau du Roi-Soleil. L'occasion de passer l'éponge sur des relations exécrables?
Visite de Poutine : « Macron ne craint pas le rapport de force »
Pour Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, la réception de Vladimir Poutine à Versailles est riche en symboles.
Les relations franco-russes s’exposent à Versailles
Après un quinquennat Hollande où les relations entre Moscou et Paris se sont tendues, le président Macron reçoit ce lundi Poutine à l’occasion d’une exposition au Grand Trianon. Syrie, Ukraine, affaire Ioukos, MacronLeaks… Des dossiers chauds sont sur la table.
Les relations avec la Russie
Redevenue centrale après l’annexion de la Crimée en 2014, la question des relations avec la Russie est restée relativement en marge du débat en France, sans pour autant en être absente. Le prochain président, quel qu’il soit, héritera de relations franco-russes passablement dégradées, marquées par des sanctions et des contre-sanctions liées à l’intervention russe en Ukraine, ainsi que de différends sur le dossier syrien étalés au Conseil de sécurité de l’ONU.
Manifestations interdites en Russie : les opposants jonglent avec la loi
En Russie, alors que la prochaine élection présidentielle est prévue début 2018, l’opposition a déjà commencé à se mobiliser. Mais le droit de manifester est strictement encadré et extrêmement restreint. Les opposants au président Poutine font donc preuve d'inventivité pour parvenir à se faire entendre et à mobiliser. Reportage de nos correspondants.
Présidentielle: Les ambitions de Vladimir Poutine pour la campagne électorale française
Après les Etats-Unis, la Russie est-elle en train de s’attaquer à la politique française ? C’est ce qu’a affirmé ce jeudi Richard Burr, le sénateur américain chargé de mener l’enquête sur l’ingérence de la Russie pendant les élections américaines. A moins de trois semaines des élections françaises, l’Amérique donne l’alerte.
Russie : "démocrature" ou dictature ?
Des dizaines de milliers de Russes ont manifesté dimanche, contre la corruption. Plus d’un millier de personnes ont été arrêtées, dont l’opposant Alexeï Navalny, qui a été condamné, dès hier, à 15 jours de détention. Un mouvement de protestation rare en Russie, qui a donc été réprimé.
« Poutine pense que Le Pen jouera un rôle politique majeur en France dans les prochaines années »
Marine Le Pen a été reçue vendredi au Kremlin par Vladimir Poutine. En consentant cette entrevue, le président russe permet à la candidate du Front national de se doter d'une stature internationale. Pour Marine Le Pen, c'est une consécration.
"La Russie souhaite que la France revienne à son héritage gaullien"
François Fillon, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon... Les partisans d'un rapprochement de la France avec la Russie de Vladimir Poutine sont nombreux, parmi les candidats à la présidentielle. A la tête de l'Association dialogue franco-russe, le député Thierry Mariani (Les Républicains) s'est rendu à Moscou jeudi 16 et vendredi 17 mars pour plaider en faveur d'une plus grande coopération entre les deux pays. La lutte contre le terrorisme, les intérêts économiques des entreprises françaises sur place, mais aussi les liens historiques et culturels sont mis en avant par les défenseurs d'une ligne Moscou-Paris.
L'arrivée de Trump peut-elle aggraver la crise en Ukraine?
Les signaux d'accommodement envoyés à la Russie par le 45e président des Etats-Unis ont probablement contribué à l'escalade de violence dans l'est de l'Ukraine depuis une semaine. Voici pourquoi.
"Il est dans la culture de l’establishment russe d’avoir des dossiers compromettants"
La Russie serait en possession d’éléments compromettants, financiers et personnels, sur Donald Trump. On ne sait pas encore si ces documents sont authentifiés mais est-ce, selon vous, plausible ?
Il est tout à fait logique de supposer que la Russie prépare des dossiers compromettants sur différentes personnalités, en faisant l’arbitrage par la suite entre les dossiers qu’elle utilisera et ceux dont elle ne fera rien. Il est dans la culture de l’establishment russe d’avoir des dossiers compromettants, on les appelle les “kompromat”. Comme on dit en Russie, tout le monde détient des “kompromat” contre tout le monde.
À quelles fins Vladimir Poutine pourrait-il avoir besoin d’un dossier sur Donald Trump ?
En l’état actuel des choses, il n’en a pas besoin. L’élection de Trump est vue comme une bonne chose pour la Russie. Les “kompromat”, dans la pratique russe, ne sont pas préparés pour utilisation immédiate. Ils sont mis dans un placard jusqu’au jour où l’on en aura besoin. Leur utilisation peut être aussi inattendue et anecdotique. Vladimir Poutine aurait fait venir un chien dans la pièce où il rencontrait Angela Merkel pour lui faire peur, sachant pertinemment qu’elle craignait ces animaux : cela figurait dans ses dossiers secrets.
En quoi l’élection de Donald Trump sert-elle les Russes, selon eux ?
Hillary Clinton est assez prévisible, pour Moscou. Elle et Vladimir Poutine se connaissent, on sait très bien quel est l’état de leurs relations : elles ont été émaillées d’incidents, dont un assez misogyne. Les deux dirigeants ne se vouent pas un amour immodéré. Face à cela, l’incertitude autour de Donald Trump, qui a eu des déclarations flatteuses vis-à-vis de Vladimir Poutine, a été interprétée en sa faveur. La Russie souhaitait sa victoire et, en même temps, donnait l’impression de ne pas y croire. Les propagandistes avaient préparé les discours, dans lesquels ils faisaient valoir que l’establishment américain avait tout fait pour voler l’élection de Donald Trump. Or, il a été élu, ce qui a constitué une surprise. Paradoxalement, la victoire de ce candidat, qui n’est pas issu de l’establishment, qui défend les classes moyennes contre l’élite corrompue, correspond au discours des opposants au régime de Vladimir Poutine. Sera-t-il un bon exemple ou jouera-t-il contre lui ? Il y a aujourd’hui beaucoup d’incertitudes. Les premiers pas compteront beaucoup, après des débuts extrêmement houleux, avec les scandales liés aux cyberattaques ou aux dossiers compromettants. Beaucoup va dépendre de la première rencontre entre les deux hommes.
La Russie en attend une baisse de l’activisme américain sur la scène internationale, qui lui donnerait plus de marge de manœuvre. En même temps, elle espère montrer au monde entier ce que vaut la démocratie américaine et qu’il ne faut pas l’exporter. L’objectif à atteindre est double.
Comment a-t-on accueilli, à Moscou, la nomination à la tête de la diplomatie de Rex Tillerson (qui a été décoré de l’ordre de l’Amitié par Vladimir Poutine en 2012), puis celle au renseignement national de Dan Coats (qui est interdit de séjour en Russie depuis 2014) ?
L’équipe de Trump n’a rien de cohérent, elle compte des gens de bords presque opposés par rapport à la Russie. On verra aussi quelle sera la réaction du parti républicain qui n’est pas du tout prorusse ; Trump n’est pas indépendant du parti. Sa politique ne s’inscrira pas dans les extrêmes, ni dans un sens ni dans l’autre, selon moi. Comment l’équilibre se fera-t-il ? On ne sait pas encore. Les réactions face à ces nominations sont en tout cas plus que retenues. Les Russes ne veulent pas du tout alimenter la thèse selon laquelle ils se sont ingérés dans les élections américaines. Si cela a été fait, cela a été fait, pas la peine de pousser plus loin. Le mieux est de se tenir à l’écart. Ils risqueraient de mettre en danger Donald Trump s’ils faisaient des déclarations spectaculaires qui pourraient porter atteinte à sa légitimité.
Quelles sont les attentes plus spécifiques de la Russie vis-à-vis des Etats-Unis dans les dossiers internationaux ?
Sur le dossier ukrainien, les Russes s’attendent à ce que Donald Trump mette la pression sur Kiev pour qu’il respecte les accords de Minsk. Sur la Syrie, ils escomptent une coopération plus renforcée dans la lutte contre Daech. Donald Trump a aussi fait des déclarations qui ne peuvent que plaire aux Russes sur la remise en question de l’utilité de l’Otan, qui est une de leurs bêtes noires. Même si le nouveau président ne démantèlera pas l’Alliance, la solidarité transatlantique, avec les nouveaux membres qui ont une histoire liée viscéralement à la peur de la Russie – je parle de la Pologne et des Etats baltes – en sortira affaiblie. Et cela ne peut qu’aller dans le sens des intérêts russes. Moscou nourrit également des attentes liées à l’abandon du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP), entre l’Europe et les Etats-Unis, qui laisse la Russie à la marge de la nouvelle répartition du monde.
À quelles confrontations pourrait-on s’attendre ?
Les deux précédentes administrations, de George W. Bush et de Barack Obama, ont tenté de faire un “reset” avec la Russie, mais on en revenait quand même à la confrontation. Je n’exclus pas qu’après des débuts prometteurs, on retombe dans une confrontation entre les deux pays au milieu ou à la fin du premier mandat. En tout cas, si Donald Trump fait ce qu’il a dit, la Russie devra redéfinir sa politique étrangère, qui a été beaucoup basée sur l’opposition aux Etats-Unis, sur la présentation d’un pôle alternatif au monde sous domination américaine. Au Moyen-Orient, l’Iran est allié de la Russie. Or, Trump a dit vouloir revoir l’accord sur le nucléaire. Quel positionnement pour Vladimir Poutine si son homologue va jusqu’au bout ? Donald Trump a l’air aussi plus obsédé par la Chine que par la Russie. Quelle place, dès lors, la Russie pourrait-elle trouver entre ces deux grands, elle qui ne représente qu’un peu plus de 2 % de la richesse mondiale ? Le roi ne sera-t-il pas finalement nu, ramené à sa juste valeur par une confrontation qui se dessine et qui le laissera à la marge ? La Russie ne sera-t-elle pas poussée à choisir son camp ? Lequel ? Cela risque d’être un moment de flottement pour elle.
Vladimir Poutine, qui a souffert d’un manque de considération de la part des Etats-Unis, met tout en œuvre pour réaffirmer sa grandeur. Donald Trump a promis de rendre l’Amérique “great again”. Y a-t-il de la place pour ces deux ambitions ?
La compréhension de la grandeur est très différente de part et d’autre. Pour les Russes, il s’agit de s’imposer sur les dossiers internationaux, tandis que, pour Trump, il est plutôt question d’isolationnisme et de rendre le pays grand en interne, en mettant l’accent sur la production, sur la fin des délocalisations, sur les moyens de rendre leur fierté aux classes moyennes. Cela ne correspond pas du tout à la compréhension russe de la grandeur. Il y a donc de la place pour les deux ego, en quelque sorte. Les deux “exceptionnalismes”, russe et américain, pourront coexister si l’Amérique se concentre plus sur elle-même. Mais si les Etats-Unis voient que la Russie commence à grappiller du terrain sur tous les dossiers et que, à un moment et à un autre, cela va à l’encontre de leurs intérêts, ils réagiront.
Axe Paris-Moscou : vers un volte-face diplomatique français ?
2017 sera-t-elle l’année d’un nouvel axe Paris-Moscou ?
“En presque six ans de guerre en Syrie, la Russie a toujours soufflé le chaud et le froid”
Après six veto, Moscou a voté lundi 19 décembre la résolution du Conseil de sécurité permettant l’envoi d’observateurs à Alep. Les “surprises” font partie de la stratégie russe, explique Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l'Ifri.
« Les Russes vont aider à la reprise en main de la Turquie »
L'assassinat de l'ambassadeur de Russie en Turquie, Andreï Karlov, lundi 19 décembre 2016, n'a pas provoqué de crise diplomatique entre Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine. Au contraire, les deux chefs d'Etat prônent une collaboration encore plus étroite contre le terrorisme.
Turquie : "Erdogan ne tient plus son pays"
Interview de Dorothée SCHMID, responsable du Programme Turquie contemporaine de l'Ifri, suite à l'assassinat de l'ambassadeur russe à Ankara, lundi 19 décembre 2016.
Comment la cyberguerre froide a parasité la campagne
Des groupes de hackeurs russes sont visés par la CIA pour avoir pesé sur le processus électoral. A un mois de son départ, Barack Obama met la pression sur le Kremlin.
Jusqu’au bout, la pesante atmosphère de «cyberguerre froide» aura imprimé son tempo à la séquence électorale américaine. Vendredi soir - à un peu plus d’un mois de l’entrée en fonction de Donald Trump et à quelques jours du vote des grands électeurs -, Barack Obama a encore durci le ton lors de sa conférence de presse de fin d’année. S’il n’est pas allé jusqu’à accuser directement le président russe d’avoir ordonné les cyberattaques qui ont émaillé la campagne, c’est tout comme : selon lui, les «plus hauts niveaux» de l’exécutif sont impliqués, et «pas grand-chose ne se passe en Russie sans l’aval de Vladimir Poutine»… Quelques heures avant, Hillary Clinton avait pris moins de gants, reprochant au maître du Kremlin d’avoir «une dent» contre elle et d’avoir commandité les piratages pour «saper» la démocratie américaine.
Pendant des mois, les «fuites» touchant principalement le camp démocrate ont en effet donné à la campagne, déjà particulièrement violente, une toile de fond digne d’un roman d’espionnage.
Russie / États-Unis : les débuts d'une cyberguerre froide ?
Aujourd’hui la dissuasion n’est plus nucléaire mais informatique. Au point qu’aux États-Unis la CIA accuse Moscou d'avoir pesé dans la victoire de Donald Trump. Le sujet est à la une aux États-Unis : les agences de renseignement américaines disent avoir la certitude d’une ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle qui a vu la victoire de Donald Trump.
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