Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
Poutine, fragilisé dans son pré carré postsoviétique
La Biélorussie, l’Azerbaïdjan et maintenant le Kirghizistan, ces républiques de l’ex-URSS alliées de la Russie sont marquées par les crises. Un coup dur pour le maître du Kremlin, en difficulté dans la région et dans son pays.
L’affaire Navalny signe-t-elle la mort du gazoduc Nord Stream 2 ?
Le gazoduc qui doit relier directement Russie et Allemagne pourrait ne pas survivre à l’empoisonnement de l’opposant russe.
Fin du «dialogue de confiance» entre Macron et Poutine
Le président français a signalé par voie de presse sa frustration envers un homologue russe ignorant ses requêtes. Le déni de Moscou dans l’empoisonnement au Novitchok a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase
Les autocrates, ces "grands démocrates"
De Vladimir Poutine à Narendra Modi, en passant par Recep Tayyip Erdogan et Viktor Orban, de nombreux leaders autoritaires cherchent à maintenir une façade démocratique pour renforcer leur légitimité sur les scènes nationale et internationale.
Crise au Bélarus : une aubaine pour Poutine ?
En début de semaine, le président biélorusse a rencontré son homologue russe à Sotchi. Alors que les manifestations se poursuivent dans le pays après sa réélection contestée, Alexandre Loukanchenko va donc chercher de l’aide à l’extérieur pour tenter de se maintenir au pouvoir.
L'affaire Navalny fait tanguer le rapprochement franco-russe
Et si l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny signait la «mort cérébrale» du rapprochement franco-russe opéré l’année dernière par Emmanuel Macron? Entre Moscou et Paris, l’ambiance est à nouveau glaciale.
Nord Stream 2, nouvelle guerre froide énergétique
Après l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny, la chancelière Merkel n’exclut plus de retirer son soutien à Nord Stream 2, le projet de deuxième gazoduc reliant directement la Russie et l’Allemagne. Quasiment achevé, le pipeline pourrait sombrer sous les nouvelles sanctions financières des Etats-Unis, qui comptent eux aussi exporter leur gaz sur le marché européen.
Une rentrée politique sans la gauche ? / Comment faire pression sur Vladimir Poutine ?
Ce dimanche c’est jour de vote en Russie : Dans 41 régions, les Russes sont appelés à élire 20 gouverneurs, des assemblées régionales ou municipales ainsi que quatre députés du Parlement. Le vote se déroule depuis vendredi et jusqu’à ce soir, sur 3 jours donc, officiellement pour limiter les risques de propagation du coronavirus, l’opposition redoutant que cela ne facilite les fraudes.
Biélorussie, Navalny, élections... Poutine sur la défensive
Loukachenko semble resserrer son étau après l'arrestation de Maxime Znak, dernier membre du Conseil de coordination de l'opposition activement présent en Biélorussie.
Affaire Navalny : les Européens s’interrogent sur la suite face à la Russie
L’empoisonnement de l’opposant russe complique les conditions du dialogue stratégique engagé par Paris avec Moscou.
Russie : qui arrêtera Vladimir Poutine ?
En Crimée, la russification n'a pas perdu de temps. Le drapeau de la Fédération flotte au-dessus du Parlement. Dans les porte-monnaie, la hryvnia ukrainienne cédera bientôt sa place au rouble. Et quoi de mieux que la construction d'un pont entre la Crimée et le territoire russe pour symboliser le traité de rattachement de la presqu'île ? Et pourtant, à Kiev, l'annexion russe ne passe toujours pas.
Russie. Un parent pauvre de l'espace russe : l'Extrême-Orient
Depuis des années, la Russie déclare qu’elle veut rééquilibrer ses échanges au profit de l’Asie (l’Europe occupe la moitié de son commerce extérieur). Dans cette perspective, et qu’elle y parvienne ou non, elle a tout intérêt à renforcer son propre Extrême-Orient, dont les principales caractéristiques sont durables. De fait, il s’agit d’un espace lointain, peu peuplé, longtemps déshérité, poreux (économie informelle transfrontalière avec la Chine), etc., qui nécessite la mise en œuvre de moyens importants et qui doit être inclus dans une coopération régionale avec les voisins (Corée du Sud, Japon).
Crimée russe: quel avenir pour les Tatars?
Adoption du rouble, passage à l’heure de Moscou fin mars, unités militaires ukrainiennes dissoutes, bien ukrainiens « nationalisés »… Au lendemain du référendum lors duquel plus de 95% des Criméens ont voté en faveur du rattachement à la Russie, la transition s’accélère sur ce territoire équivalent à 4% de la superficie française. Les 300 000 Tatars qui y vivent, musulmans d'origine turque parlant le tatar, s'inquiètent de la place qui leur sera réservée dans cette nouvelle Crimée. On fait le point avec Tatiana Kastouéva-Jean, responsable du Centre Russie/NEI à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Pourquoi la Russie se moque des sanctions occidentales
La Russie a accueilli l’annonce de sanctions occidentales, qui ont fait suite au référendum sur la Crimée, avec “ironie et sarcasme”. Le président russe Poutine n’a pas semblé particulièrement affecté, lors de son allocution devant le Parlement russe mardi 18 mars, par les efforts américains et européens en vue de sanctions économiques contre Moscou de son action en Ukraine. Elles ne l’ont, de toute évidence, pas empêché d’entériner le rattachement de la Crimée à la Russie.
L'ours russe contre l'agneau européen
Les mises en garde de l'Europe et des Etats-Unis n'ont visiblement pas réussi à dissuader le maître du Kremlin de rattacher la Crimée à la Russie. Après plusieurs semaines de pressions diplomatiques, l'issue annoncée du référendum de Simferopol semble donc consacrer, dans un premier temps en tout cas, la victoire du « hard power » - celui de Vladimir Poutine - sur le « soft power » - celui des Occidentaux.
"La crisi ucraïnesa beneficia Putin"
Rússia denuncia que dins del nou govern ucraïnès hi ha militants filonazis. Efectivament, hi ha forces nacionalistes extremistes, que representen un cert perill i que a la Unió Europea serien condemnades.
Poutine III à l'épreuve du web
La victoire de Vladimir Poutine est nette, mais elle ne s'est pas faite sans bavures. Le principe d'alternance reste toujours étranger à une culture politique marquée par la fusion des pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire et médiatique. En apparence, avec plus de 63% des suffrages au premier tour, Vladimir Poutine est toujours le mâle dominant, tenant ses rivaux à bonne distance. En réalité, son système est aujourd'hui fissuré. La séquence électorale vient en effet de révéler les brusques évolutions du rapport entre l'appareil d'Etat et des segments de la société, à tel point qu'on se demande si la "verticale du pouvoir", longtemps incarnée par Vladimir Poutine, résistera à la fulgurance des réseaux sociaux. Probablement pas, car le style Poutine, mélange unique de détermination, de cynisme et de communication est aujourd'hui ouvertement contesté.
La stratégie de Poutine et les Etats-Unis
Poutine et Obama rejouent-ils un épisode de la Guerre froide?
Ukraine: "Allô! Vladimir? Ici Angela..."
Il va falloir s'y habituer: la relation Est-Ouest ne se réduit plus seulement à un dialogue entre le Kremlin et la Maison-Blanche. L'Europe a aussi son mot à dire. A condition de parler allemand. Le 23 février dans la soirée, quelques heures après la chute de Viktor Ianoukovitch, le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel ont souligné, dans un entretien téléphonique, l'importance pour l'Ukraine de préserver son intégrité territoriale.
Sotchi: le revers de la médaille
Depuis plusieurs semaines, les JO de Sotchi donnent lieu à une forte politisation, préjudiciable à notre compréhension de la Russie, et de sa place dans le monde. S'affrontent deux images caricaturales. D'un côté, celle d'un régime somptuaire, autoritaire et persécutant les minorités sexuelles. De l'autre, celle d'un grand pays ayant retrouvé prospérité, stabilité et prestige. Concentré médiatique, les JO de Sotchi marquent une étape symbolique de la trajectoire russe depuis dix ans, mais déforment les véritables enjeux. Ils s'ouvrent dans un contexte international tendu par la Syrie, l'Iran et l'Ukraine. Ils masquent plusieurs interrogations qui pèsent sur le cours de la politique étrangère russe.
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