Cédric Philibert : « Nous avons presque toutes les technologies nécessaires pour sortir des énergies fossiles »
Le spécialiste des politiques de décarbonation veut croire que nous pouvons atteindre nos objectifs en matière de décarbonation pour limiter le dérèglement climatique. Il en fait la démonstration dans son dernier ouvrage, « Climat. Les énergies de l'espoir ». Entretien.
"La Russie adopte des caractéristiques de l'économie iranienne": entre produits obsolètes, émergence du troc et inflation à 8%, l'économie russe (qui avait résisté) craque
Alors que l'économie russe s'était maintenue jusqu'en 2024, les perspectives à moyen et long terme semblent moins favorables. C'est ce qui ressort d'une étude, qui dresse un état des lieux des rapports de force entre la Russie et l'Europe.
Énergie : les États-Unis en quête de domination
Comment l'administration Trump redessine-t-elle la politique énergétique américaine ? Dans cet épisode, Marc Hecker, directeur exécutif de l'Ifri, reçoit Thibault Michel, chercheur au Centre Énergie et Climat de l'Ifri, pour décrypter la stratégie d'Energy Dominance qui place l'énergie fossile au cœur d'un projet à la fois commercial et géopolitique.
Trump menace, le guide suprême iranien aussi…
Voilà cinq jours que l'Iran est sous les bombes israéliennes et les signes d'escalade se multiplient. Le président américain Donald Trump est allé jusqu'à appeler, hier, à la "capitulation sans conditions" de la République islamique. Il a même assuré que les États-Unis pouvaient aisément tuer le guide suprême iranien Ali Khamenei. Ce dernier a proclamé que son pays "ne se rendra jamais" et mis en garde les Etats-Unis contre des "dommages irréparables" en cas d'intervention dans le conflit.
Comment la Russie tisse-t-elle sa toile économique en Afrique ?
Comment ont évolué les liens économiques et commerciaux entre la Russie et le continent africain, suite aux sanctions occidentales contre Moscou, après l'invasion de l'Ukraine ? Thierry Vircoulon, chercheur associé au sein du Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri, sort un rapport complet sur la question.
Coût de l'énergie, gaz, charbon... Ce que prévoit la coalition allemande
Les conservateurs et sociaux-démocrates allemands ont dévoilé plusieurs mesures sur l'énergie dans leur programme commun de gouvernement dévoilé mercredi, un mois et demi après les élections.
L’Europe peut-elle se passer totalement du gaz russe ?
Près de trois ans après le début de l’invasion de l’Ukraine, l’Europe se chauffe toujours en partie avec du gaz russe. Le pétrole et le charbon faisant l’objet d’un embargo, il s’agit du seul combustible fossile épargné par les sanctions européennes envers Moscou. Pourquoi l’Union européenne met-elle tant de temps à se sevrer, et finira-t-elle par y parvenir ?
Le gaz, arme géopolitique
Dans ce nouvel épisode du "Monde selon l'Ifri", nous accueillons Didier Holleaux, directeur général adjoint d'ENGIE et ancien président d'Eurogas. Expert en géopolitique de l'énergie, Didier Holleaux nous offre un éclairage sur les dynamiques actuelles du marché du gaz et les défis géopolitiques qui l'accompagnent.
États-Unis : le pays de l’oncle Sam est-il toujours une superpuissance énergétique ?
En quelques années, les États-Unis sont devenus le premier producteur mondial d’hydrocarbures et les élections ne devraient rien y changer. Il y a un consensus dans le pays pour que l’énergie reste bon marché et l’abondance du gaz et du pétrole donne un avantage compétitif énorme aux entreprises américaines.
Gaz russe : peut-on s'en passer ?
Peut-on se passer du gaz russe ? La guerre en Ukraine lancée par la Russie de Vladimir Poutine bouleverse les approvisionnements énergétiques européens et menace l'industrie européenne. Le gaz manque en Europe, ne passant plus par les pipeline en Ukraine ou en Pologne. Le GNL peut-il s'y substituer ? L'industrie européenne est-elle menacée ?
Europe : l’impossible alternative au gaz russe
Sonatrach fait le point
Sonatrach : des défis importants à relever
Sonatrach a créé une véritable oasis de compétences dans l’appareil étatique (...), mais elle a besoin du privé pour mettre en valeur son domaine conventionnel.»
Le gaz monte en puissance
Même si le charbon reste la première source pour produire de l'électricité, les industriels investissent dans des énergies moins polluantes.
Gaz "Moscou cherche à sécuriser ses parts de marché en Europe"
Diplômée de l’Université Paris Dauphine, auteur d’une thèse sur « la rente pétrolière et le développement économique des pays exportateurs de pétrole », au Centre de Géopolitique de l’Énergie et des Matières premières (CGEMP). Economiste à la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) entre 2007 et 2014, Marie-Claire Aoun se penche notamment sur l’intégration des marchés gaziers en Europe. Depuis 2014, elle est directrice du Centre de l’Energie de l’Ifri.
2017 : une année empreinte d’incertitudes pour l’industrie pétrolière et gazière
Aléas géopolitiques, solidité de l’accord OPEP-non OPEP sur la réduction de la production de pétrole, réaction des producteurs de pétrole de schiste aux États‑Unis, abondance de l’offre et prix bas du gaz, transition vers une économie bas-carbone… L’année 2017 s’ouvre sur de nombreuses incertitudes pour l’industrie du pétrole et du gaz, comme l’explique Marie-Claire Aoun, directrice du Centre Énergie de l’IFRI, qui ouvre le dossier Perspectives 2017 du BIP.
Le pétrole de schiste américain est de retour
La hausse du prix du brut au-dessus de 50 dollars redonne des perspectives aux producteurs des Etats-Unis.
À ce rythme, les hydrocarbures non conventionnels pourront bientôt dire merci à l'Opep. Depuis que l'organisation emmenée par l'Arabie saoudite s'est employée à redresser les cours du pétrole (lire ci-dessous) - désormais bien installés au-dessus de la barre des 50 dollars le baril -, les pétrole et gaz de schiste ont repris des couleurs aux États-Unis. La semaine dernière, la société Baker Hughes, référence en la matière, a recensé la remise en service de 27 rigs (appareils de forage) supplémentaires, portant le total à 624 plateformes employées pour ouvrir de nouveaux puits. Certes, le pic des I 930 rigs, enregistré en 2014, est encore loin mais l'industrie des shale oil et des shale gas a clairement retrouvé une dynamique...
Total se renforce dans le gaz de schiste américain
Le groupe rachète la part de son partenaire Chesapeake dans un gisement texan qui reste rentable malgré le niveau du prix de l'or noir.
En Europe, Gazprom va ajuster ses prix à la baisse afin de concurrencer le GNL américain
Dans une étude publiée récemment, l’Institut français des Relations Internationales (Ifri) analyse l’impact du GNL américain sur le marché gazier européen. Il s’agit notamment de savoir dans quelle mesure cette nouvelle donne va impacter la politique de Gazprom vis-à-vis des Européens. L’auteure de cette analyse, Sylvie Cornot-Gandolphe, souligne tout d’abord que les exportations US de GNL (qui ont démarré il y a peu de temps) arrivent dans un environnement très différent de celui envisagé il y a quelques années, lorsque les projets d’exportations ont été initiés. Trois paramètres sont, en effet, venus chambouler le marché : la baisse des prix du pétrole, la mise en service de nouvelles capacités de liquéfaction depuis 2014 et le ralentissement de la demande gazière en Asie. Conséquence : l’offre est maintenant excédentaire à l’échelle mondiale et cela devrait rester le cas au moins jusqu’aux environs de 2020.
Les exportations américaines de gaz naturel
Le Bulletin de l'Industrie Pétrolière reprend l'étude de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI) intitulée : « exportations américaines de gaz naturel : de nouvelles règles du jeu sur l'échiquier européen ». Cette étude analyse les conséquences des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) américain vers l'Europe, en particulier sur la stratégie de la Russie, principal fournisseur de gaz de l'Union européenne.
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