Qui a le plus à gagner ou à perdre avec l'OTAN ?
Les années passent et ne se ressemblent pas forcément, pour l’OTAN. Au début de l’invasion russe en Ukraine, les regards se sont rapidement tournés vers l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, potentiellement de retour au centre du jeu alors que le président français l’avait accusée, quelques années plus tôt, d’être « en état de mort cérébrale ». Depuis, les 32 membres de l’alliance se creusent les méninges pour tenter de mieux se coordonner, notamment face à Moscou.
Les nouvelles cibles du Kremlin
La volonté du président russe de reconstituer son « étranger proche » passe par la conquête ou la déstabilisation. Par peur d'être les prochains sur la liste, les voisins de la Russie cherchent encore le bon moyen de l'en dissuader.
Turquie et France - Alliés ou rivaux : opportunités à saisir
Alors que les relations internationales deviennent de plus en plus imprévisibles, la quête d'une certaine normalité s’impose. Les alliances évoluent au rythme du changement des intérêts. L’ordre prétendument établi après la Seconde Guerre mondiale est brisé par ceux qui ont tant donné pour le bâtir. Les relations mondiales sont transformées par des pays qui souhaitent respecter les règles, et d’autres qui cherchent à les contourner ou à les ignorer. Dans cet environnement incertain, il est donc plus crucial que jamais de trouver des alliés stables.
Réformer les commandements de l’OTAN. Entre européanisation, émergence de nouveaux leaders et rôle des États-Unis
Au moment où le Sommet de l'OTAN se tient à La Haye du 24 juin au 25 juin 2025, la réélection de Donald Trump à la présidence américaine interroge profondément la nature du lien transatlantique. Si les garanties de sécurité de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), article 5 et dissuasion nucléaire notamment, ne sont pour l’instant pas officiellement remises en cause ou amoindries, des projets de la nouvelle administration portent sur le désengagement de fonctions au sein de l’Alliance, en particulier le poste de SACEUR (Supreme Allied Commander Europe).
Salon du Bourget : "La grande mode va être les drones et la défense anti-aérienne"
Le chercheur au Centre des études de sécurité de l'Ifri (Institut français des relations internationales) Léo Peria-Peigné était l'invité de France Inter ce lundi pour l'ouverture du salon du Bourget. Il est l'auteur de "Géopolitique de l'armement : instrument et reflet des relations internationales" (éd. du Cavalier Bleu).
Grand reportage - "La dissuasion nucléaire : le pouvoir de la peur"
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la menace nucléaire n’a jamais été aussi présente. Agitée régulièrement par Vladimir Poutine, elle revient au cœur des équilibres géopolitiques. Après quarante années de stabilité, puis trente années de mondialisation heureuse, voici un nouveau désordre mondial, où la force efface le droit, où le protecteur d’hier, les États-Unis, semble moins fiable.
Replay - La Bulgarie face aux enjeux européens. Conférence avec Georg Georgiev, ministre des Affaires étrangères de Bulgarie
Replay de la conférence "La Bulgarie face aux enjeux européens" avec Georg Georgiev, ministre des Affaires étrangères de Bulgarie, du 4 juin 2025 à l'Ifri.
« Toile d’araignée » : l’opération ukrainienne qui bouleverse la conception des conflits modernes
C’est une opération militaire d’une ingéniosité remarquable : en utilisant de petits drones dissimulés dans des conteneurs, les Ukrainiens ont frappé samedi des bases militaires russes en profondeur sur le territoire, infligeant à faible coût des dégâts considérables à l’armée du Kremlin.
Pologne : entre le président nationaliste et son premier ministre pro-européen, la cohabitation impossible ?
ENTRETIEN - Entre le conservateur Karol Nawrocki, vainqueur de l’élection présidentielle, et son premier ministre Donald Tusk, les sujets de divergence ne manquent pas. Ils pourraient toutefois s’accorder sur les questions militaires face à la menace russe, analyse Amélie Zima, chercheuse au sein du Centre des études de sécurité de l’Ifri, experte de la politique et de la défense polonaises.
France-Pologne : un rapprochement diplomatique dépendant des aléas électoraux
Des convergences de vues entre Paris et Varsovie ont abouti à un traité de coopération inédit, signé le 9 mai. Le réchauffement des relations, qui reste encore à concrétiser, pourrait être atténué par la victoire du candidat conservateur à l’élection présidentielle polonaise de dimanche.
Ukraine, la diplomatie de Trump en échec ?
Le Club Le Figaro International revient sur 3 questions : Poutine balade-t-il les Américains ? Y a-t-il un rôle pour les Européens ? Quelles sont les alternatives à la négociation ? Emission présentée par Philippe Gélie, directeur adjoint de la rédaction du Figaro.
Course à l’armement dans l’UE : des budgets en hausse, des capacités inégales
On observe ces dernières années un réarmement progressif des pays membres de l’UE et les budgets de défense sont globalement à la hausse. Si la France possède la seconde armée la plus importante de l’UE, elle peinerait aujourd’hui à déployer plus d’une brigade et à en assurer la relève par une unité équivalente.
Armes du futur : un boom technologique
Alors que la guerre fait rage à ses portes et que son allié américain menace de se désengager, l’Europe fait le choix du réarmement. Comment le militaire européen s’empare-t-il des nouvelles technologies ?
« Nous n'en sommes qu'au début des réflexion avec les Européens. La question du nombre de têtes est prématurée. Beaucoup de choses sont déjà possibles avec notre arsenal, qui n'est pas dimensionné par rapport à ce que l'on veut protéger mais par rapport aux dommages inacceptables qu'on veut infliger. Nos alliés pourraient se sentir rassurés par une augmentation du nombre de têtes. Mais l'objectif n'est pas de répliquer le modèle américain. »
citée par Nicolas Barotte dans Le Figaro
Retour de l’idée de guerre en Europe : « Les Européens sont en train de redécouvrir que leur sécurité a un prix »
L’historien Thomas Gomart analyse le mouvement de « réarmement » engagé ces dernières années par les Européens, sur fond d’invasion russe de l’Ukraine et de désengagement des Etats-Unis de Donald Trump.
Heloïse Fayet : « La dissuasion nucléaire fonctionne toujours »
Heloïse Fayet responsable du programme de recherche « Dissuasion et prolifération » au Centre des études de sécurité de l’Ifri, décrypte pour WARM by 2050NOW les grands enjeux du nucléaire militaire dans un contexte géopolitique bouleversé.
L'Europe face à Trump : quel sursaut stratégique ?
En marge de la conférence « L'Europe de l'après-guerre : quelle architecture de sécurité dans un nouveau cadre transatlantique ? » organisée à l'Ifri, en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann, le 14 avril 2025, l'Ifri a interviewé Michael LINK, Ministre adjoint chargé de l'Europe (2012-2013), Coordinateur transatlantique du gouvernement allemand (2022-2024).
La dissuasion nucléaire française peut-elle protéger l'Europe ?
La France est la seule puissance nucléaire souveraine d'Europe, alors que les bombes atomiques américaines sont soumises à l'accord de Trump et que la dissuasion britannique semble plus fragile que jamais. De nombreux pays d'Europe souhaiteraient donc bénéficier de ce « parapluie nucléaire ».
Perspectives françaises et allemandes face aux défis géopolitiques dans le contexte de l’agression russe contre l’Ukraine
Les politiques étrangères, de défense et de sécurité de la France et l’Allemagne évoluent dans un contexte très tendu, marqué par le retour de conflits à haute intensité. Impensable au lendemain de la chute du Mur de Berlin qui symbolise la fin du conflit Est-Ouest, la guerre est aujourd’hui de retour en Europe, alors que les espaces terrestres et maritimes qui entourent le continent européen, de l’Arctique à l’Afrique en passant par le Moyen-Orient, sont devenus des théâtres de rivalité géopolitique, de guerres civiles et de conflits aussi bien hybrides que militaires.
L'Europe au défi de la nouvelle administration Trump
Alors que Donald Trump entame son second mandat à la Maison-Blanche, les relations transatlantiques entrent dans une nouvelle phase d’incertitude. L’Europe, bousculée dans ses certitudes, se trouve confrontée à un double impératif : comprendre la nouvelle posture stratégique des États-Unis et définir les contours de sa propre autonomie diplomatique et militaire.
European Security – Challenges at the Societal Level
Les relations entre la Russie et l’Occident se sont considérablement détériorées durant ces dernières années. Les fondements institutionnels de la sécurité coopérative en Europe ainsi que les règles du jeu et les principes qu’ils représentent sont en train de s’effriter rapidement.
Brexit : Que s'est-il passé ? Que va-t-il se passer ?
Le référendum du Brexit traduit la réticence fondamentale des Britanniques à endosser la logique même de la construction européenne, l’impuissance des élites politiques à la leur expliquer, les difficultés particulières des principaux partis politiques en cause, ainsi que le développement d’un sentiment national proprement anglais.
La présidence allemande de l’OSCE en 2016 : Vers un renouement du dialogue avec la Russie ?
De par sa composition unique – cinquante-sept Etats membres de la sphère euro-atlantique, dont les Etats-Unis et la Russie –, l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) représente en théorie le cadre idéal pour discuter de questions de sécurité paneuropéennes. L’OSCE reste en effet l’un des rares forums de dialogue institutionnalisés entre les pays occidentaux et Moscou, et le seul à également inclure Washington.
Défense européenne : enfin du nouveau
Le débat sur la défense européenne sort de l’opposition classique entre zélateurs de l’Europe de la défense et partisans de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).
L'intégration différenciée peut-elle débloquer la PSDC ?
L’intégration différenciée, qui réunit quelques États membres autour de stratégies et de moyens communs, peut être vue comme la seule voie possible pour contourner les blocages d’une Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) à 28.
Une Europe démilitarisée ? Un regard américain
Le reproche adressé par les Américains aux Européens de négliger l’engagement de défense n’est pas nouveau, et il est souvent exagéré. Il a pris une ampleur nouvelle face à l’échec de l’Union européenne à se construire comme acteur stratégique et devant les coupes budgétaires engendrées par la crise de 2008. Pour inévitables que soient ces coupes, elles pourraient cependant menacer la capacité d’action des Européens en matière internationale, même pour les plus puissants d’entre eux.
Incertitudes sur la PSDC : Une nécessaire réflexion franco-allemande
Une année après la présentation d'un « Agenda franco-allemand 2020 » en février 2010, Paris et Berlin peinent toujours à agir de concert en matière de défense, comme le reflète l’absence de traduction concrète d’un certain nombre de mesures annoncées par les deux gouvernements, et les divergences profondes révélées par la crise libyenne.
NATO Partnerships: Shaking Hands or Shaking the System?
Le nouveau Concept stratégique de l’OTAN ne définit que des objectifs modestes pour l’avenir de cette institution. La modestie des ambitions vaut aussi pour les partenariats qui n’ont pas pu être redynamisés malgré l’adoption d’une politique dédiée en avril 2011.
L'économie européenne de défense malade de la crise
Le secteur européen de la défense génère 86 milliards d’euros si l’on ne tient compte que du chiffre d’affaires 2009 de l’industrie de défense dans les trois segments aéronautique, terrestre et naval. L’industrie de la défense en Europe représente environ 400 000 emplois directs auxquels il faut ajouter 1,8 million d’emplois dans les forces armées. Le volume d’emplois directs de l’industrie de défense et des forces armées en Europe se situe donc aux environs de 2,2 millions.
La France dans l'OTAN : La culture militaire française et l'identité stratégique en question
Plus de quarante ans après la décision unilatérale du général De Gaulle de retirer les forces armées françaises du commandement intégré de l’OTAN, le président Sarkozy a décidé de faire reprendre à la France sa " participation pleine et entière " dans la structure militaire de l’Alliance atlantique. Avalisée par le Parlement, cette décision, aboutissement d’un processus de " normalisation " vis-à-vis de l’OTAN entamé dans les années 1990, a suscité peu de débats en France.
Trump contre l'Europe
Une semaine sous haute tension aussi sur le plan international avec le bras de fer entre Donald Trump et les Européens sur fond de menace d'annexion du Groenland... Une semaine de provocations, d'intimidation voire d'humiliation, alors que reste-t-il du droit et de la morale face à un président américain qui gouverne par la pression et l’instabilité permanente ? Qui peut arrêter Donald Trump ?
Réinventer le système multilatéral
Alors que le Conseil de la paix porté par Donald Trump s'est réuni pour la première fois le 22 janvier à Davos, rassemblant une vingtaine de chefs d’État dont Javier Milei et Viktor Orban, l'ordre multilatéral vacille. Peut-il perdurer, ou doit-il être réinventé ?
Un « Ubu Trump » qui se pose « en parrain du système occidental » face à une Europe frileuse attachée à la paix : qui va remporter l’affrontement ?
Que faire face à un allié et tout-puissant protecteur devenu un adversaire ? C’est le défi qui se pose à l’Europe depuis la réélection de Donald Trump. Dans un essai au scalpel, le directeur de l’Ifri décrypte ce face-à-face, et d’autres. Un exercice éclairant.
Trump à Davos : la menace et la rupture ?
Donald TRUMP est en Europe, avec un objectif politique prioritaire, martelé pendant son discours de Davos : Oui, le Groenland doit devenir un territoire américain… Une nouvelle séquence dans le bras de fer entre Donald TRUMP et les Européens ; une nouvelle leçon économique et culturelle faite à l’Europe, qui selon lui gâche son potentiel à cause de l’immigration… Une logorrhée de près d’une heure ½, mélange d'auto-congratulation, de flèches lancées contre Emmanuel MACRON notamment, de provocation, d’intimidation, d’humiliation.
Thomas Gomart, historien : « La vision du monde de Trump est plus proche de celle de Poutine que de celle des dirigeants européens »
Pour l’historien, la sécurité et la prospérité de l’Europe sont plus que jamais menacées par les coups de pression et les marchandages du président américain, dont l’idéologie est proche de celle de Vladimir Poutine.
Trump et l'Europe : "Il faut trouver un équilibre"
Cet entretien avec Thomas Gomart, directeur de l’Ifri, analyse les tensions croissantes au sein de la relation transatlantique sous la présidence de Donald Trump. L'expert explore la vulnérabilité de l'Europe face à une administration américaine qui adopte une posture de domination, exigeant des contreparties financières et commerciales en échange de sa protection militaire.
Groenland : l'Europe peut-elle vraiment s'opposer à Trump ?
Les invités de cet épisode du podcast "On refait le monde" sont : Jean-Louis Lozier, ancien commandant de sous-marin et de zone maritime Atlantique ; Constance Le Grip, députée apparentée EPR des Hauts-de-Seine, vice-présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale ; Mikaa Mered, chercheur en géopolitique de la transition énergétique, spécialiste de l'hydrogène, du Groenland et des Pôles, et Nicolas Burnens, grand reporter RTL en direct du Groenland.
Donald Trump est-il notre allié ?
Ces dernières semaines, le Président américain est sur tous les fronts. Que ce soit dans sa volonté d'annexer le Groenland au nom de la sécurité de son pays, ou pour soutenir la "déclaration de Paris" sur l'Ukraine. Quelle est la doctrine de Donald Trump ? Est-il notre allié ?
Le Groenland sous pavillon américain ? « On ne peut rien exclure », un expert décrypte les intentions de Trump
Le vice-amiral d’escadre Jean-Louis Lozier, ancien commandant de sous-marin, décrypte les tensions autour du Groenland et les velléités de Donald Trump de s’en emparer. Entretien.
Thierry de Montbrial : « Un effondrement de l'Ukraine n’est pas à exclure »
La démission d’Andriy Yermak, bras droit de Zelensky, sur fond de scandale de corruption, aura de lourdes conséquences sur l’issue du conflit, analyse Thierry de Montbrial, fondateur et président exécutif de l’Ifri, pour qui la lutte pour le pouvoir au sein du système ukrainien va s’intensifier.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.