Heloïse Fayet : « La dissuasion nucléaire fonctionne toujours »
Heloïse Fayet responsable du programme de recherche « Dissuasion et prolifération » au Centre des études de sécurité de l’Ifri, décrypte pour WARM by 2050NOW les grands enjeux du nucléaire militaire dans un contexte géopolitique bouleversé.
Vers un accord Trump-Iran sur le nucléaire ?
Donald Trump a entamé avec les mollahs des négociations au sujet du nucléaire iranien. Un revirement inattendu, alors que les deux pays n’entretiennent plus de relations diplomatiques officielles depuis 1980.
La dissuasion nucléaire française peut-elle protéger l'Europe ?
La France est la seule puissance nucléaire souveraine d'Europe, alors que les bombes atomiques américaines sont soumises à l'accord de Trump et que la dissuasion britannique semble plus fragile que jamais. De nombreux pays d'Europe souhaiteraient donc bénéficier de ce « parapluie nucléaire ».
La question est de savoir s’ils réussiront à imposer leur vision, quand on voit comment les Etats-Unis et Trump imposent leurs conditions à l’Europe au sujet de l’Ukraine.
citée dans Le Monde.
Les sous-marins de Cherbourg : l’industrie navale prend du galon (épisode 29/44)
Face aux menaces russe et chinoise et à l'arrivée de Donald Trump, le marché des sous-marins est en progression. La France y occupe une place déterminante grâce au groupe historique de Naval Group, qui exporte des sous-marins et assure une dissuasion nucléaire depuis son site de Cherbourg.
Armes nucléaires, vers un partage opérationnel ?
Une question revient sur le devant de la scène : l'Europe doit-elle se doter de son propre parapluie nucléaire ? Héloïse Fayet est avec Margot Haddad pour en discuter.
Face à Trump, des alliés de Washington rouvrent le débat sur l'arme nucléaire
Les assauts de Donald Trump contre l'OTAN et l'ordre établi sapent la confiance de ses alliés dans le parapluie nucléaire américain, alimentant les craintes d'une prolifération à terme des armes nucléaires, selon des experts interrogés par l'AFP. « La confiance dans le parapluie nucléaire américain a été profondément ébranlée par la rhétorique provocatrice et incohérente de Trump », explique Byong-Chul Lee de l'université Kyungnam à Séoul.
Vers une dissuasion nucléaire européenne ?
Neuf pays à ce jour possèdent l'arme nucléaire, dont la France, les États-Unis et la Russie. Seuls deux pays la détiennent en Europe : le Royaume-Uni et la France. Grâce à cette arme (au sol, en vol ou sous-marine), ces pays peuvent dissuader des États menaçants d'attaquer leurs intérêts vitaux. C'est ce qu'on appelle la dissuasion nucléaire.
Dissuasion nucléaire : Héloïse Fayet x Louis Gauthier
Héloise Fayet chercheuse et responsable du programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l'Ifri, et Louis Gauthier, Magistrat à la Cour des comptes, ancien secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, étaient les invités de France Inter mardi 18 mars pour débattre de la dissuasion nucléaire française.
La France peut-elle proposer un nucléaire européen ?
La France peut-elle élargir son « parapluie nucléaire » à l’échelle européenne ? Emmanuel Macron relance cette question dans un contexte de tensions croissantes. Alors que l’OTAN est fragilisée et que l’engagement américain est incertain, une dissuasion nucléaire européenne est-elle envisageable ?
On a besoin d’inventer notre propre modèle de dissuasion, qui ne soit pas calqué sur le modèle américain [qui déploie des armes nucléaires dans plusieurs pays européens]. Il faut une dissuasion nucléaire française robuste, un dispositif militaire conventionnel et surtout un engagement politique.
Par exemple, les Estoniens considèrent presque que les militaires français déployés dans leur pays viennent avec chacun une petite arme nucléaire dans leur dos: ils représentent une sorte de projection de la dissuasion nucléaire française.
Citée par l'AFP dans Le Journal du Quebec.
L’extension du parapluie nucléaire français et britannique en Europe suscite un intérêt grandissant de la part des alliés
Le 21 février, l’Allemagne, par la voix du probable futur chancelier Friedrich Merz, a pour la première fois admis son intention de « discuter » avec Londres et Paris d’un élargissement de la protection nucléaire. Beaucoup de questions demeurent toutefois sur la mise en œuvre d’un tel projet.
Peut-on partager l'arme nucléaire ?
Face au risque de désengagement américain, Emmanuel Macron a indiqué mercredi 5 mars vouloir « ouvrir le débat » sur la protection de l’Europe par le parapluie nucléaire français. La France possède environ 300 têtes nucléaires pouvant être lancées par l’aviation ou les sous-marins nucléaires.
La France est pleinement autonome dans la fabrication des armes nucléaires - à la différence du Royaume-Uni qui dépend des Etats-Unis pour le corps des missiles porteurs d'une ogive - et dans la décision de tirer. Et le restera.
citée par Charles Plantade dans Les Echos.
Dissuasion nucléaire européenne : est-ce que la France peut partager sa bombe ?
Au lendemain de l’entretien houleux entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron remet sur la table la question de la dissuasion nucléaire et d’une défense européenne. Une proposition qui divise et qui questionne les capacités de la France en matière de défense.
Héloïse Fayet : « L’arsenal nucléaire français est dissuasif, mais nous devons aussi être crédibles politiquement aux yeux de nos alliés européens »
Après la volte-face de Donald Trump, Emmanuel Macron s’est dit prêt, vendredi 28 février 2025, « à ouvrir la discussion » sur la dissuasion nucléaire en Europe. Une meilleure complémentarité entre les forces conventionnelles et nucléaires pourrait être envisagée selon la chercheuse Héloïse Fayet.
La France va-t-elle partager son parapluie nucléaire ?
La tension entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky marque davantage la distance entre l'Europe et les États-Unis. Pour se défendre alors, le Vieux Continent réfléchit à son autonomie de défense, dont celle de son parapluie nucléaire qui pourrait être partagé par la France.
La crédibilité de la dissuasion est à considérer de plusieurs façons : vis-à-vis de la Russie, pour dissuader une attaque, et vis-à-vis de nos partenaires européens, pour les convaincre qu’ils peuvent être protégés.
citée par Nicolas Barotte dans Le Figaro.
Il faudrait avoir des déclarations bilatérales fortes, au moins avec les Allemands, éventuellement les Polonais, peut-être les Suédois, comme celle faite avec les Britanniques à l'époque de Jacques Chirac.
citée par Clément Machecourt dans Le Point.
La prolifération nucléaire face aux incertitudes américaines
Alors que l’attitude récente de la diplomatie trumpienne avec les alliés des États-Unis laisse planer des doutes sur les garanties de sécurité américaines, le Collimateur fait le point sur les risques de prolifération nucléaire, avec Héloïse Fayet (Ifri) et Camille Grand (ECFR).
La guerre nucléaire limitée : un renouveau stratégique américain
Depuis quelques années un débat sur d’éventuels scénarios d’emploi limité d’armes nucléaires est réapparu aux États-Unis. Les pratiques russes d’intimidation nucléaire depuis 2014 et les tensions grandissantes sur la péninsule coréenne ont amené Washington à s’interroger sur sa propre capacité à dissuader, voire à répondre, à un tel recours limité aux armes nucléaires.
Forces nucléaires françaises : quel renouvellement ?
Au cours des prochaines années, la France devra renouveler son arsenal nucléaire pour qu’il demeure une source de dissuasion crédible aux yeux de ses adversaires potentiels.
Désarmement nucléaire : l'ambition empêchée d'Obama
Le président Obama est arrivé à la Maison Blanche en portant un agenda extrêmement ambitieux dans le domaine nucléaire, symbolisé par le discours prononcé à Prague en 2009 et récompensé par le prix Nobel de la Paix.
Dossier RAMSES 2017 : Moyen-Orient, monde arabe : de la division au chaos ?
Sous la direction de Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen- Orient à l'Ifri, et Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine de l'Ifri.
Les relations pétrolières et gazières après l’accord sur le nucléaire iranien
L’accord signé à Vienne le 14 juillet 2016 marque la fin prochaine des sanctions internationales après 20 ans d’embargo. Gorgé de ressources pétrolières et gazières, l’Iran va-t-il devenir un eldorado du Moyen Orient ? Cet accord va à coup sûr affecter les marchés mondiaux du pétrole et du gaz. Mais les modalités et le calendrier de retour de l’Iran sur la scène internationale seront différents pour le pétrole et le gaz. Les contraintes politiques internes et internationales, ainsi que l’ampleur des investissements à réaliser risquent de perturber ce retour.
The Challenges of Maintaining Nuclear Cultures : US and UK Perspectives
L’âge nucléaire a vu l’émergence de cultures nucléaires au sein d’organisations civiles et militaires.
Les cyberarmes : dilemmes et futurs possibles
La cyber-révolution défie les mécanismes traditionnels de dissuasion et de gestion des conflits.
L'accord de Genève entre Iran et 5+1 : au delà des questions nucléaires
La conclusion de l’accord intérimaire de Genève du 24 novembre 2013 constitue une victoire des partisans d’une approche réaliste des relations internationales sur les idéologues, en Iran comme en Occident. En effet, depuis dix ans, les obstacles de politique interne ont joué un rôle majeur dans l’échec des négociations nucléaires entre l’Iran et la « communauté internationale ».
Cyberguerre : En quête d'une stratégie
Domaine complexe, le cyberespace a révolutionné la conduite de la guerre. Ce nouveau champ d’action désormais incontournable représente à la fois un défi et un avantage stratégique majeur, à l’heure où les technologies de l’information affectent l’ensemble des relations au niveau mondial.
Stratégie et présence économiques des Etats-Unis au Maghreb
Avant les attentats du 11 septembre, les rapports entre les Etats-Unis et le Maghreb tendaient à se renforcer. Après avoir longtemps cédé le champ au partenaire "naturel" européen, l'action américaine au Maghreb s'inscrivait alors dans une dynamique déclenchée deux ans plus tôt par un membre de l'administration Clinton, Stuart Eizenstat, en vue de réduire les obstacles intrarégionaux et stimuler les investissements américains vers une région où ils sont peu représentés. Washington donnait ainsi l'impression de s'impliquer davantage pour promouvoir l'émergence d'un marché maghrébin fort, complémentaire et intégré à l'économie mondiale.
« On a perdu toute traçabilité sur le programme nucléaire iranien »
ENTRETIEN. La chercheuse Héloïse Fayet estime que les frappes israéliennes et américaines ont ralenti les activités atomiques de l’Iran mais que celles-ci échappent désormais au contrôle international.
La Russie sort-elle renforcée de la guerre israélo-iranienne ?
Alors que Téhéran vient d’annoncer la fin de la « guerre des douze jours » qui l’a opposé à Israël et aux États-Unis, nous vous proposons un entretien avec le politologue Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri et spécialiste de l’Iran et, notamment, de ses relations avec la Russie, afin de comprendre l’impact que la déflagration que vient de subir le Moyen-Orient a eu sur Moscou, allié « stratégique » de la République islamique.
« La stratégie de dissuasion iranienne a échoué à prévenir une offensive »
Si les destructions occasionnées par les frappes américaines et israéliennes ralentiront sans doute le programme nucléaire iranien, il n’est cependant pas anéanti, estime, dans une tribune au « Monde », Héloïse Fayet. Elle évalue les options qui s’offrent désormais à Téhéran, mais aussi les conséquences mondiales en matière de prolifération nucléaire.
Bombe atomique : « Si les Iraniens avaient encore besoin d'une motivation, les États-Unis viennent de la leur donner »
Les États-Unis ont bombardé, ce dimanche 22 juin, trois sites nucléaires clés en Iran, rejoignant ainsi l'offensive lancée par Israël le 13 juin. Héloïse Fayet, responsable du programme de recherche « dissuasion et prolifération » au Centre d'études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri) analyse ce nouveau tournant dans la guerre.
Iran / Israël : le Moyen-Orient au bord d’une guerre totale ?
Le Moyen-Orient s’embrase à nouveau, avec l’ouverture d’un nouveau front entre Israël et l'Iran. Alors que l'État hébreux a frappé les installations nucléaires iraniennes et que Téhéran riposte à coup de drones. Essayons de comprendre comment on en est arrivé là.
Frappes israéliennes en Iran: « Une attaque contre-productive par rapport au nucléaire iranien »
Regain de tensions géopolitiques au Moyen-Orient après les frappes d’Israël contre l'Iran, visant son programme nucléaire et ses installations militaires. Au moins 20 hauts gradés iraniens ont été tués. Malgré l’enthousiasme de Donald Trump, Washington assure ne pas être impliqué dans ces frappes et avoir juste été prévenu. Des frappes qui interviennent au lendemain de l'annonce, par l'Iran, de l'accélération de sa production d'uranium enrichi. Analyse et décryptage avec l’invitée de la mi-journée de RFI, Héloïse Fayet, chercheuse au Centre d'études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri), responsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération.
Israël frappe l’Iran… et ses sites nucléaires
"Il est crucial d’œuvrer à la désescalade". Mark Rutte, le secrétaire général de l'Otan, n'a pas caché son inquiétude au lendemain des bombardements d'Israël sur des installations nucléaires iraniennes. L'État hébreu, qui soupçonne l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, a de surcroît tué des figures fortes du régime de Téhéran. Parmi eux : le chef d’état-major iranien, Mohammed Bagheri, puissant chef du corps des Gardiens de la Révolution.
Grand reportage - "La dissuasion nucléaire : le pouvoir de la peur"
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la menace nucléaire n’a jamais été aussi présente. Agitée régulièrement par Vladimir Poutine, elle revient au cœur des équilibres géopolitiques. Après quarante années de stabilité, puis trente années de mondialisation heureuse, voici un nouveau désordre mondial, où la force efface le droit, où le protecteur d’hier, les États-Unis, semble moins fiable.
Heloïse Fayet : « La dissuasion nucléaire fonctionne toujours »
Heloïse Fayet responsable du programme de recherche « Dissuasion et prolifération » au Centre des études de sécurité de l’Ifri, décrypte pour WARM by 2050NOW les grands enjeux du nucléaire militaire dans un contexte géopolitique bouleversé.
Vers un accord Trump-Iran sur le nucléaire ?
Donald Trump a entamé avec les mollahs des négociations au sujet du nucléaire iranien. Un revirement inattendu, alors que les deux pays n’entretiennent plus de relations diplomatiques officielles depuis 1980.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.