Guerres et conflits armés
La géographie et les modalités des guerres et conflits armés évoluent au gré du système international. Si les guerres irrégulières et les conflits asymétriques perdurent, les guerres de haute intensité se multiplient tandis que les crises prennent de nouvelles formes sous l’effet des menaces hybrides.
Sujets liés
(Replay) Afrique du Nord et Moyen-Orient : perspectives 2025
Replay de la conférence Afrique du Nord et Moyen-Orient : perspectives 2025 : Quels sont les nouveaux équilibres de pouvoir et les scénarios de sortie du conflit au Proche-Orient en 2025, ainsi que leurs implications sur les théâtres de conflictualité, les économies et la gouvernance des pays de la zone Afrique du Nord et Moyen-Orient (ANMO), et le positionnement stratégique de la France face à ces enjeux ?
Entretien. "Si les États-Unis attaquent le Groenland, ce sera la mort de l’OTAN"
Les États-Unis ont à plusieurs reprises exprimé leur volonté d'annexer le Groenland, territoire danois. Des menaces qui ont poussé la première ministre danoise, Mette Frederiksen, à évoquer la fin de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Le point avec Amélie Zima, responsable du programme Sécurité européenne et transatlantique à l’Ifri.
Sécurité européenne : la Pologne aux commandes ?
Le 1er janvier 2025, la Pologne a pris la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. La sécurité de l’Europe est sa priorité numéro un. Car avec sa guerre d’agression contre l’Ukraine, la Russie représente à nouveau une menace pour la Pologne et pour l’Europe. Le Premier ministre polonais Donald Tusk a été clair : l’Europe ne doit compter que sur ses propres forces. Et envisager de faire sans l’Amérique.
« La France et la Grande-Bretagne d'un côté, et puis les Polonais, les Baltes, les pays scandinaves, qui sont quand même très engagés, et peut-être d'autres alliés comme le Benelux pourraient participer à un tel dispositif a minima aéroterrestre. Soit un volume potentiel de 40 000 hommes. »
cité par Agence France Presse
Chute de Bachar el-Assad : Vladimir Poutine, le nouveau parrain boiteux
La chute de Bachar el-Assad met en avant les faiblesses de la Russie de protéger ses Etats-clients. Si en 2015, l'aide russe au dirigeant syrien se voulait attractive pour d'autres Etats du Sud Global, aujourd'hui la stratégie russe en Afrique risque d'être freiner par la perte de ses deux bases militaires. Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie à l'Ifri, analyse les conséquences de la chute de Bachar el-Assad pour la stratégie de Vladimir Poutine auprès de ses Etats-clients.
« Le retournement inouï de la situation politique en Syrie ces derniers jours met l’Occident face à ses responsabilités »
Alors que l’Europe s’est jusque-là tenue à distance du conflit syrien, laissant la Russie, l’Iran et la Turquie jouer leur partition, l’hypothèse d’une normalisation est désormais bel et bien sur la table, analyse la spécialiste du monde méditerranéen, dans une tribune au « Monde ».
Offensive en Syrie: le jeu trouble de la Turquie
Alors que des groupes djihadistes ont lancé une offensive contre les forces du régime d'Assad, la Turquie, qui entretient des relations tumultueuses avec la Syrie depuis 2011, est soupçonnée d'avoir joué un rôle dans le déclenchement de l'offensive.
Trump et Poutine : l'autonomie européenne en jeu
Pour Thomas Gomart, directeur de l'Ifri, les Européens n'aident pas assez l'Ukraine. Au risque de réduire leur autonomie stratégique
Armée : Moscou n'a plus aucune limite financière ?
L'annonce de l'augmentation du budget de défense russe questionne : Moscou n'a plus de limite financière ?
Cessez-le-feu au Liban : "Cet accord reflète l'état des rapports de force sur le terrain"
Un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur tôt mercredi au Liban, après deux mois de guerre ouverte entre l'armée israélienne et le mouvement libanais armé soutenu par l'Iran. L'analyse d'Adel Bakawan, chercheur associé au Programme Turquie/Moyen Orient de l'Ifri.
Rohingyas : « Une intervention internationale ferait le jeu de l’armée birmane »
Qui peut intervenir dans le drame des Rohingyas en Birmanie ? L’avis de Sophie Boisseau du Rocher, chercheur associé au Centre Asie de l’Ifri.
Armement : les exportations sont-elles une menace sur l'autonomie de la France ?
Selon une étude de l'IFRI, les ventes d'armes pourraient restreindre l'autonomie de la France. Tout comme il existerait une possibilité de voir l'importance des exportations en termes industriels et économiques guider des décisions diplomatico-stratégiques.
Armée française : les OPEX ont-elles fait leurs preuves ?
Irak, Syrie, Centrafrique, Sahel, pendant le quinquennat de François Hollande, trois opérations extérieures majeures y ont été menées par l’armée française. Quel bilan peut-on en tirer ?
« Les trois raisons de la bonne santé des vendeurs d'armes français »
L'amiral Edouard Guillaud, à la tête de la société française d'exportation d'armement ODAS, est revenu ce mardi à l'Institut français des relations internationales sur la réussite des groupes français en matière de vente d'armes.
Massacres à Béni, la fausse piste djihadiste
Depuis octobre 2014, un groupe armé commet des massacres dans le grand nord du Kivu, à l’est de la RD-Congo. Le régime attribue ces massacres à des islamistes ougandais. Rien n’est moins sûr, toutefois, selon les chercheurs Jean Battory et Thierry Vircoulon, de l’Ifri.
« La menace djihadiste à l’est de la RDC est une pure invention »
Thierry Vircoulon déconstruit le mythe d’un mouvement djihadiste dans la région du Nord-Kivu, thèse « inventée » et exploitée par Kinshasa. A l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans la ville de Beni et ses environs, les massacres se poursuivent malgré la présence des casques bleus. Tout a démarré en 2010 avec des enlèvements qui se sont transformés en tueries quatre ans plus tard. Plus de mille personnes ont perdu la vie, selon la société civile, égorgées le plus souvent, parfois tuées par balles.
Thierry Vircoulon : les ADF, une menace «extrêmement utile» pour la RDC et l’Ouganda
Ces dernières années, la crainte de l’implantation d’un islam radical et violent se manifeste en République démocratique du Congo (RDC). La société civile ainsi que les autorités brandissent régulièrement cette menace, liée notamment à la présence d’un groupe armé originaire d’Ouganda, baptisé ADF et particulièrement actif depuis 2014.
"RDC, Centrafrique, Soudan : les limites de l'action onusienne"
Monusco, Monuc, Minurca, Minus, autant de programmes de maintien de la paix lancées sous l'égide des Nations Unies. Sur le terrain, les populations locales regardent avec ambivalence la présence des casques bleus. Quel bilan peut-on dresser de ces missions onusiennes ?
Guerres et lutte contre le terrorisme: le bilan d'Obama
Alors que son second mandat s’achève, et 15 ans après les attentats du 11 septembre 2001, regard sur la situation en Irak et en Syrie, alors que les menaces sur le sol américain sont une réalité de plus en plus prégnante.
Comment Vladimir Poutine est devenu le maître du jeu en Syrie
En un an d'interventions militaires aux côtés de Bachar el-Assad, la Russie a changé la donne en Syrie. Un engagement cynique, sans pitié, qui a profité de la passivité des Etats-Unis
Un an tout juste après leurs premiers bombardements aériens russes en Syrie, ce vendredi, les civils des quartiers est d'Alep mesurent au quotidien le soutien direct apporté par Vladimir Poutine à Bachar el-Assad. Aux innombrables barils artisanaux d'explosifs largués par les aéronefs du régime ont succédé des armes plus sophistiquées. Les missiles perforants capables de réduire un immeuble en tas de gravats pénètrent jusque dans les caves, où dorment les assiégés et où sont parfois installés des hôpitaux de fortune.
La première opération militaire d'envergure de la Russie, en dehors de sa périphérie, depuis le retrait des troupes soviétiques d'Afghanistan en 1989, a rebattu les cartes en Syrie. Avant le 30 septembre 2015, le régime de Bachar el-Assad accumulaient les revers militaires, notamment à Idlib et Palmyre et voyait les régions littorales menacées par un nouveau front.
"Assad avait lui-même reconnu qu'il manquait de ressources militaires, la Russie a sauvé le régime et permis d'en stabiliser les lignes. Toute la dynamique militaire du conflit a changé", rappelle le politologue Ziad Majed, spécialiste de la Syrie. Mieux: il lui a permis de repasser à l'offensive, même si les gains territoriaux, en comptant la reprise de Palmyre à Daech, restent minimes - 2% du territoire.
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