La nouvelle Route de la soie. Les ambitions chinoises en Eurasie
Le projet chinois de « nouvelle Route de la soie » vise à constituer un vaste réseau d’infrastructures reliant trois continents, avec la Chine comme clé de voûte.
Il constitue un élément central de la diplomatie régionale de Pékin et sert de laboratoire à un futur nouvel ordre asiatique. Présenté comme une initiative purement économique, ce projet possède un volet stratégique sous-jacent qui vise à l’affaiblissement de la présence américaine en Asie.
Nadège Rolland est directrice de projet pour les affaires politiques et de sécurité au National Bureau of Asian Research (Washington D.C.) depuis 2014. Elle a précédemment été chargée de mission pour l’Asie de l’Est au ministère de la Défense à Paris.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 80, n° 3, automne 2015
Plan de l’article
Cartographie des routes de la soie
Un instrument au service de la politique intérieure et étrangère de la Chine
Développer et stabiliser l’Ouest chinois
Développement économique et régional
Impératif diplomatique
Jeu de grandes puissances
Desseins stratégiques
Un nouveau Plan Marshall ?
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
État islamique : l’autre menace
L’État islamique est aujourd’hui en recul en Irak et en Syrie. Il a cependant suscité l’adhésion de multiples branches et soutiens dans de nombreux pays. Inégaux dans leurs moyens, ces groupes représentent un nouveau défi dans un contexte international incertain, défi qui pourrait s’aggraver avec le recul de l’EI au Proche-Orient et le retour dans leurs pays des djihadistes. Les régions d’Asie du Sud et du Sud-Est pourraient être particulièrement concernées.
La Turquie, entre coup d’État et référendum
Le putsch de juillet 2016 a été un vrai traumatisme, mais aussi l’occasion pour le régime d’aggraver la répression interne, et de tenter de faire passer son projet de réforme constitutionnelle. Celui-ci instaure un président disposant de tous les pouvoirs, sans réel contrôle. La radicalisation de l’AKP a des conséquences politiques internes, mais aussi économiques et diplomatiques, en particulier quant à la posture du pays vis-à-vis de l’Union européenne.
Stabilité et croissance en zone euro : les leçons de l’expérience
La crise des dettes souveraines a agi comme un révélateur des déséquilibres et dysfonctionnements de la zone euro. Si la situation des pays de la périphérie a pu être stabilisée, les craintes se portent désormais sur les pays du centre qui – par la taille de leur économie – font peser un risque systémique sur toute l’Europe. Pour retrouver le chemin de la croissance, le nouveau gouvernement français doit réduire sérieusement les dépenses publiques et favoriser la compétitivité des entreprises.
Les politiques européennes et le futur de l’euro
Les causes de la crise économique et financière qui a touché la zone euro en 2008-2009 ont été mal analysées. En conséquence, les remèdes adoptés se sont révélés contre-productifs. Les déficits publics se sont creusés et les divergences entre pays du sud et du nord de l’Europe se sont accentuées. Pour relancer la croissance de manière durable dans l’Union européenne, une plus grande solidarité entre États membres s’impose et une stratégie d’investissements publics doit être élaborée.