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De Trump à Xi Jinping : la grande rupture de la mondialisation

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vol. 91, n° 1, printemps 2026
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Couverture de Politique étrangère 1-2026
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La politique commerciale de la seconde administration Trump constitue une rupture avec les engagements internationaux des États-Unis et un séisme pour le système commercial multilatéral. Son effet déstabilisant est renforcé par les excédents commerciaux démesurés de la Chine, qui ont doublé depuis la crise sanitaire de 2020. Nous entrons dans une nouvelle ère marquée par une érosion des normes au profit de logiques transactionnelles. Pour l'Europe, le défi est de taille.

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En 2025, les relations économiques internationales ont subi un bouleversement probablement sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les décisions de l'administration Trump en sont la cause immédiate la plus visible. Leur dimension commerciale est loin d'être la seule, mais elle mérite qu'on s'y arrête pour mesurer les changements – et même la rupture – à l'œuvre, leur sens et leurs répercussions. 

Au-delà du court terme, la question est de savoir quelles en seront les conséquences durables. Il faut donc d'abord élargir la focale pour faire ressortir la seconde force structurante des évolutions commerciales des dernières années : la position de plus en plus dominante de la Chine dans l'industrie mondiale. Pour les pays tiers, le protectionnisme américain ne fait qu'aviver le tranchant du mercantilisme chinois. Sur fond de tensions géopolitiques et d'arsenalisation croissante des interdépendances, c'est un redoutable effet de ciseau qui s'ensuit pour le commerce mondial, et plus largement pour l'environnement économique international. [...]

 

PLAN DE L'ARTICLE

  • Trump II : un séisme planétaire
  • Continuités en Chine : une menace pour la coordination internationale 
  • Une nouvelle ère, mais laquelle ?

     

Sébastien Jean est professeur au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et directeur associé de l'Initiative géoéconomie et géofinance à l'Ifri.

 

Article publié dans Politique étrangère, vol. 91, n° 1, 2026.

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Sébastien JEAN

Sébastien JEAN

Intitulé du poste

Directeur associé de l'Initiative géoéconomie et géofinance de l'Ifri

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Révolution numérique et transformation de l'action publique

Date de publication
21 juin 2019
Accroche

Les nouvelles technologies peuvent contribuer à améliorer l’efficacité des politiques publiques. Le mouvement d’ouverture des données (open data) rend les administrations moins opaques et permet de lutter contre la corruption. L’exploitation de ces données – dans le cadre de partenariats public-privé – peut aider les décideurs à optimiser l’allocation des ressources publiques et faire les bons choix. La numérisation permet d’alléger certaines procédures et de faciliter la vie des citoyens.

Carlos SANTISO
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Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro

Date de publication
21 juin 2019
Accroche

Fin 2018, les Brésiliens ont élu un nouveau président : Jair Bolsonaro. Ce dernier entend rompre avec la politique de ses prédécesseurs, notamment dans le domaine des relations extérieures. L’axe principal de sa diplomatie est un rapprochement avec Washington. Sur plusieurs sujets, Bolsonaro s’aligne sur les positions de Donald Trump. Mais le Brésil n’a pas la puissance des États-Unis et prendrait des risques importants en se lançant dans un bras de fer avec la Chine ou le monde musulman.

Mathilde CHATIN
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Le djihadisme au Sahel après la chute de Daech

Date de publication
21 juin 2019
Accroche

Alors que Daech et Al-Qaïda se sont violemment affrontés au Moyen-Orient, leurs « filiales » sahéliennes ont eu tendance à s’éviter. Depuis 2017, elles ont même entamé un rapprochement et coopèrent occasionnellement. La chute de Daech en zone syro-irakienne aura des répercussions au Sahel. S’il n’est pas dit que l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) fusionnent, il est en revanche assuré que le djihadisme perdurera dans la zone.

Djallil LOUNNAS
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Moscou et le G7 : un drame en trois actes, prologue, et épilogue

Date de publication
21 juin 2019
Accroche

L’admission au G7/G8 symbolisait pour Moscou son rapprochement de « l’Occident collectif ». Mais l’admission fut lente, et Moscou ne fit jamais complètement partie du club. La Russie a bientôt pris conscience que le G8 n’était pas le directoire souhaité pour traiter ses préoccupations stratégiques. L’avènement du G20, et la crise ukrainienne, ont, pour Moscou, définitivement déclassé l’intérêt d’un G7, qui semble n’assurer que la défense et illustration des intérêts d’un Occident déclinant.

Andrey KORTUNOV

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Couverture de Politique étrangère 1-2026
Sébastien JEAN, « De Trump à Xi Jinping : la grande rupture de la mondialisation », Politique étrangère, Articles, Ifri, 5 mars 2026.
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