Iran
Les opérations militaires conjointes menées par les États-Unis et Israël du 28 février 2026 ont provoqué la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, et déclenché des représailles massives dans le Golfe. L'Ifri analyse les implications stratégiques de ce basculement : si le régime vacille, un changement durable nécessiterait un soutien au sol et une mobilisation populaire soutenue par une partie de l'appareil sécuritaire. Entre escalade militaire, menace de blocage du détroit d'Ormuz et risque terroriste international, le Moyen-Orient fait face à une instabilité sans précédent qui menace l'équilibre de toute la péninsule arabique et du Proche-Orient.
Sujets liés
Nouvelles géopolitiques de l'énergie
Après le drame de Valence et alors que se termine la COP29, le dérèglement climatique oblige à examiner de très près le rythme et les impasses de la transition énergétique. Les États pétroliers du Golfe ont-ils à la fois la volonté et les moyens de transformer leurs économies gazière et pétrolière ? Les États membres de l’Union européenne ont-ils progressé depuis leur réponse en ordre dispersé aux diktats gaziers de Moscou ? Les stratégies européenne et américaine pourront-elles, un jour, converger ? Quelle place, demain et à plus long terme, pour le nucléaire et les énergies renouvelables ?
La relation russo-iranienne à l'épreuve de l'escalade militaire au Moyen-Orient
Les relations entre Téhéran et Moscou ont connu un nouvel élan depuis le début de la guerre en Ukraine, passant d'une relation transactionnelle et asymétrique depuis 1991 à la construction d'un véritable partenariat stratégique. Néanmoins, malgré l’approfondissement des coopérations militaire, spatiale, cyber, policière et nucléaire civile, Moscou se montre réticent à s’engager directement aux côtés de Téhéran contre les États-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient. Des différences de statut et d’approches freinent ainsi toujours la construction d’une alliance anti-occidentale entre la Russie et l’Iran.
La Russie a-t-elle des alliés ? Chine, Iran, Corée du Nord
Depuis son agression en Ukraine, la Russie développe ses liens avec trois États qui l’accompagnent dans sa contestation de l’ordre occidental. Le partenariat avec la Chine, inégal, est cependant destiné à durer. Avec l’Iran fonctionne une solidarité de sanctionnés. Et la relation avec Pyongyang est essentiellement opportuniste.
Doit on craindre une guerre totale au Proche-Orient ?
Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité IFRI, David Khalfa, codirecteur de l’Observatoire Afrique du Nord-Moyen Orient de la Fondation Jean Jaurès et auteur de « Israël-Palestine, année zéro » (Le Bord de l’eau, à paraître le 18 octobre 2024) et Christine Ockrent, journaliste et essayiste, sont les invités de l'émission jeudi 3 octobre.
Iran et Israël : meilleurs ennemis
L’attaque de missiles iraniens sur le sol israélien le 13 avril 2024, suivie par une riposte d’Israël visant une base militaire proche d’un des principaux sites nucléaires iraniens, fut le point d’orgue d’une guerre multiforme qui oppose les deux pays depuis plusieurs décennies. Alors qu’Israël entretenait les meilleures relations, diplomatiques et même militaires, avec l’Iran du Shah Mohammad Reza Pahlavi, il est apparu très vite qu’il n’en serait pas de même avec la République islamique.
L'Iran frappe Israël : le monde retient son souffle
Au lendemain d'une attaque iranienne inédite sur Israël, comment la situation au Moyen-Orient peut-elle évoluer ? Bien que la salve de missiles balistiques tirés sur le territoire israélien n'ait pas fait de dégâts graves, l'Etat hébreu peut-il ne pas répondre ?
La France a-t-elle encore une politique arabe ?
Dès la fin de la guerre d’Algérie, la France a systématiquement repris contact avec les pays arabes qui avaient rompu les relations diplomatiques au moment de la malheureuse expédition de Suez de 1956. Ainsi se sont renouées ou nouées des relations actives et souvent confiantes, y compris avec des pays où elle était absente, comme les émirats du Golfe. Le président Chirac a voulu formaliser et conforter cette orientation lorsque le 6 mars 1996, à l’université du Caire, il a évoqué la « politique arabe et méditerranéenne » de la France. Par-delà quelques principes communs, il s’agissait naturellement d’une politique à géométrie variable selon les pays, avec la volonté d’être présent dans cet ensemble de pays qui sont nos voisins proches, situés dans une zone stratégique et dont d’importantes communautés vivent en France. Très tôt attachée à contribuer à la paix entre Israël et les pays arabes, la France prône une politique équilibrée entre le maintien de la sécurité d’Israël et le soutien du processus de paix israélo-palestinien qui donnerait le droit à l’autodétermination des Palestiniens et à la création d’un État. À cet égard, l’année 2007 représente une rupture due à l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy qui sur ce plan, comme sur d’autres, a pris le contre-pied de son prédécesseur. Depuis lors, la politique de la France dans cette région n’a plus la même priorité, réagit plus qu’elle n’agit et semble flotter entre une volonté de maintenir ses liens avec les pays arabes et une certaine complaisance à l’égard d’Israël.
Attaque de l'Iran sur Israël : un nouveau chapitre de la guerre ?
Mardi 1er octobre, Israël a été victime d’une attaque massive de missiles iraniens. Dans quel nouveau chapitre de la guerre au Proche-Orient cette attaque s’inscrit-elle ?
« Alors que le bruit des bottes résonne à nouveau pour les Libanais, nous nous trouvons à un point de bascule géopolitique »
Quelle réponse de l’Iran après la mort du chef du Hezbollah ?
Le Hezbollah a confirmé, samedi 28 septembre, la mort de son chef historique, Hassan Nasrallah — revendiquée quelques heures plus tôt sur X par l'armée israélienne — à la suite d'une frappe dans le sud de Beyrouth. Un véritable coup de tonnerre dans tout le Moyen-Orient, et particulièrement en Iran.
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