Comprendre les biais de perception de l’Iran par les États-Unis depuis 1979
Voilà plus de 45 ans que les États-Unis et l’Iran sont engagés dans un conflit acharné. En 1979, le régime du Shah, allié de Washington depuis la Seconde Guerre mondiale, est renversé par la Révolution islamique qui aboutit à l’instauration d’un régime théocratique dirigé par un Guide suprême – l’ayatollah Rouhollah Khomeyni jusqu’à son décès en 1989, l’ayatollah Ali Khamenei depuis lors.
C'est une disposition qui permet, si un État le décide, de reprendre des sanctions qui avaient été levées sur l'Iran. Et ceci peut se faire avec ou sans l'accord de la Chine et de la Russie, puisque c'est une décision qui se fait sans veto. Donc, on peut s'attendre potentiellement à ce qu'une décision sur le "snapback" soit prise à la réunion du Conseil des gouverneurs.
citée par Pierre Olivier sur RFI
« Le retournement inouï de la situation politique en Syrie ces derniers jours met l’Occident face à ses responsabilités »
Alors que l’Europe s’est jusque-là tenue à distance du conflit syrien, laissant la Russie, l’Iran et la Turquie jouer leur partition, l’hypothèse d’une normalisation est désormais bel et bien sur la table, analyse la spécialiste du monde méditerranéen, dans une tribune au « Monde ».
SWIFT : de la neutralité à l'arme géopolitique ?
Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les pays occidentaux ont adopté plusieurs paquets de sanctions contre Moscou. Parmi ces mesures, la déconnexion du système SWIFT – qui facilite les échanges interbancaires – a été décrite comme une « arme nucléaire financière ». Il est encore difficile de mesurer l'impact précis de ces sanctions, mais on s'achemine vraisemblablement vers la mise en place progressive d'un « rideau de fer financier » entre la Russie et l'Occident.
"Poutine regarde le compromis comme l'apanage des faibles et des vaincus"
Dans une interview accordée en marge de la 6e Conférence internationale de Tbilissi, coorganisée par l’European Center for economic policy, le John Mc Cain Institute et le George W Bush institute, le spécialiste de politique étrangère Bobo Lo revient sur les grands désordres d’un monde qui s’est « désuniversalisé ».
Russie-Occident aux sources du déstastre
« La Russie a donné à l'Occident une leçon de grammaire stratégique »
Fin de partie : retour sur l’interventionnisme militaire occidental, 1991-2021
Le retrait d’Afghanistan en août 2021, sur l’échec de l’engagement militaire des États-Unis et de leurs alliés, signe un changement d’approche dans la lutte armée contre le terrorisme et plus généralement un retournement de la politique occidentale d’interventions suivie depuis 1991. Américains et Européens ne peuvent plus compter sur une supériorité stratégique et tactique leur garantissant une faible prise de risque. Ils ont aussi pris conscience qu’en banalisant le recours à la force, ils ont incité d’autres à les suivre dans cette voie.
La Russie coupe les ponts avec l'Otan
La Russie a fermé son bureau de liaison avec l'Alliance atlantique en représailles à des expulsions de ses diplomates accusés d'espionnage. Parallèlement, le chef du Pentagone a entamé une tournée dans la région de la mer Noire, soumise traditionnellement à des ingérences russes.
La Géorgie et son occupation
Les élites géorgiennes voient la Russie comme un ennemi qui, depuis la guerre de 2008, occupe une partie de leur pays. Pour faire face à cette menace, elles cherchent à renforcer sans cesse l’ancrage euro-atlantique de la Géorgie. La rationalité de cette posture victimaire mérite néanmoins d’être questionnée. Le pays gagnerait sans doute à développer une relation plus apaisée avec Moscou, tout en conservant des liens forts avec l’Occident.
Americans First : la géopolitique de l'administration Biden
La géopolitique de l’administration Biden commence à être perçue. Elle entend s’appuyer sur une nation réconciliée, et acceptant de voir dans les objectifs de politique étrangère la défense de ses propres intérêts. Elle cible la Chine comme défi prioritaire, suivant en cela l’administration précédente. Et mise sur les alliés pour reprendre un leadership des nations démocratiques. L’enjeu interne reste ouvert et la nécessaire réconciliation politique pourrait s’avérer difficile à atteindre.
Vers la fin de vingt ans de guerre contre le terrorisme ?
Vingt ans après le 11 Septembre, le bilan de la « guerre contre le terrorisme » est contrasté : lourd coût financier et humain, affaiblissement des « centrales » mais diffusion des implantations, fatigue des guerres sans fin… Les puissances occidentales n’ont jamais pu traiter les problèmes politiques qui survivaient à leurs succès militaires. Une nouvelle hiérarchie des défis sécuritaires semble devoir remettre le terrorisme à sa juste place : un problème stratégique parmi de nombreux autres.
La dette publique est-elle un problème ?
Les inquiétudes souvent avancées sur la dette publique reposent sur nombre d’idées reçues. Le ratio de dette sur PIB est une mesure peu signifiante, et la dette publique absorbe l’épargne privée en excès. Le déficit public ne nuit pas au financement de l’investissement privé et n’est pas un fardeau pour les générations futures. Mais la dette publique doit être gérée sérieusement, mise au service de projets permettant de satisfaire les besoins et objectifs sociétaux, dès lors que l’épargne privée ne les finance pas.
Ukraine : bruits de bottes à l’Est
La tension continue de monter entre les Etats-Unis et la Russie au sujet de l’Ukraine. Comment expliquer cette escalade soudaine? Quelle réaction européenne?
L'Occident face au défi chinois
Le modèle occidental, hégémonique depuis la fin de la guerre froide, est maintenant contesté avec succès par la Chine, qui parvient à s'imposer comme un joueur incontournable dans un nombre croissant de pays.
Covid-19: la menace chinoise éclipse la russe
DÉCRYPTAGE - La crise, parce qu’elle amplifie toutes les tendances déjà à l’œuvre, a propulsé la Chine en tête des puissances perturbatrices du globe.
Les équilibres géopolitiques risquent d'être bousculés par la pandémie
Outre son lourd impact économique, la pandémie de Covid-19 risque de bousculer les équilibres géopolitiques. Tatiana Kastouéva-Jean évoque notamment la façon dont Moscou tente de faire face à cette crise.
Coronavirus : comment Poutine profite de la crise pour (tenter de) renforcer son pouvoir
En aidant l'Italie, le président russe réalise une opération de propagande auprès de l'occident et de son propre peuple, selon Tatiana Kastouéva-Jean.
La Turquie se rapproche de la Russie mais ne renonce pas à sa place dans le camp occidental
La livraison de composants de missiles russes à la Turquie traduit un rapprochement durable mais pas une rupture avec les institutions occidentales comme l’OTAN, analyse Galip Dalay, chercheur à l’Institut français des relations internationales.
Moscou et le G7 : un drame en trois actes, prologue, et épilogue
L’admission au G7/G8 symbolisait pour Moscou son rapprochement de « l’Occident collectif ». Mais l’admission fut lente, et Moscou ne fit jamais complètement partie du club. La Russie a bientôt pris conscience que le G8 n’était pas le directoire souhaité pour traiter ses préoccupations stratégiques. L’avènement du G20, et la crise ukrainienne, ont, pour Moscou, définitivement déclassé l’intérêt d’un G7, qui semble n’assurer que la défense et illustration des intérêts d’un Occident déclinant.
Moscou et le G7 : un drame en trois actes, prologue, et épilogue
L’admission au G7/G8 symbolisait pour Moscou son rapprochement de « l’Occident collectif ». Mais l’admission fut lente, et Moscou ne fit jamais complètement partie du club. La Russie a bientôt pris conscience que le G8 n’était pas le directoire souhaité pour traiter ses préoccupations stratégiques. L’avènement du G20, et la crise ukrainienne, ont, pour Moscou, définitivement déclassé l’intérêt d’un G7, qui semble n’assurer que la défense et illustration des intérêts d’un Occident déclinant.
La dette publique est-elle un problème ?
Les inquiétudes souvent avancées sur la dette publique reposent sur nombre d’idées reçues. Le ratio de dette sur PIB est une mesure peu signifiante, et la dette publique absorbe l’épargne privée en excès. Le déficit public ne nuit pas au financement de l’investissement privé et n’est pas un fardeau pour les générations futures. Mais la dette publique doit être gérée sérieusement, mise au service de projets permettant de satisfaire les besoins et objectifs sociétaux, dès lors que l’épargne privée ne les finance pas.
La Géorgie et son occupation
Les élites géorgiennes voient la Russie comme un ennemi qui, depuis la guerre de 2008, occupe une partie de leur pays. Pour faire face à cette menace, elles cherchent à renforcer sans cesse l’ancrage euro-atlantique de la Géorgie. La rationalité de cette posture victimaire mérite néanmoins d’être questionnée. Le pays gagnerait sans doute à développer une relation plus apaisée avec Moscou, tout en conservant des liens forts avec l’Occident.
Vers la fin de vingt ans de guerre contre le terrorisme ?
Vingt ans après le 11 Septembre, le bilan de la « guerre contre le terrorisme » est contrasté : lourd coût financier et humain, affaiblissement des « centrales » mais diffusion des implantations, fatigue des guerres sans fin… Les puissances occidentales n’ont jamais pu traiter les problèmes politiques qui survivaient à leurs succès militaires. Une nouvelle hiérarchie des défis sécuritaires semble devoir remettre le terrorisme à sa juste place : un problème stratégique parmi de nombreux autres.
Fin de partie : retour sur l’interventionnisme militaire occidental, 1991-2021
Le retrait d’Afghanistan en août 2021, sur l’échec de l’engagement militaire des États-Unis et de leurs alliés, signe un changement d’approche dans la lutte armée contre le terrorisme et plus généralement un retournement de la politique occidentale d’interventions suivie depuis 1991. Américains et Européens ne peuvent plus compter sur une supériorité stratégique et tactique leur garantissant une faible prise de risque. Ils ont aussi pris conscience qu’en banalisant le recours à la force, ils ont incité d’autres à les suivre dans cette voie.
SWIFT : de la neutralité à l'arme géopolitique ?
Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les pays occidentaux ont adopté plusieurs paquets de sanctions contre Moscou. Parmi ces mesures, la déconnexion du système SWIFT – qui facilite les échanges interbancaires – a été décrite comme une « arme nucléaire financière ». Il est encore difficile de mesurer l'impact précis de ces sanctions, mais on s'achemine vraisemblablement vers la mise en place progressive d'un « rideau de fer financier » entre la Russie et l'Occident.
Americans First : la géopolitique de l'administration Biden
La géopolitique de l’administration Biden commence à être perçue. Elle entend s’appuyer sur une nation réconciliée, et acceptant de voir dans les objectifs de politique étrangère la défense de ses propres intérêts. Elle cible la Chine comme défi prioritaire, suivant en cela l’administration précédente. Et mise sur les alliés pour reprendre un leadership des nations démocratiques. L’enjeu interne reste ouvert et la nécessaire réconciliation politique pourrait s’avérer difficile à atteindre.
Le crépuscule de l'universel
Au XIXe siècle, les Occidentaux avaient donné des motifs idéologiques à leurs colonisations : déployer les Lumières sur toute la Terre. Ce projet a été reçu favorablement jusqu’à la seconde moitié du xxe siècle. Depuis une vingtaine d’années, il rencontre une hostilité nouvelle. Les « valeurs universelles » prônées par l’Occident sont aujourd’hui perçues – en Chine, en Russie et en Turquie notamment – comme une forme d’impérialisme appelée à être combattue.
Des “guerres nouvelles” ? Permanences et mutations dans l’art de la guerre (1991-2001)
La décennie 1990, très tôt décrite comme celle des grands bouleversements internationaux, a donné lieu, dans le champ de l’histoire militaire, à une conception que l’on pourrait qualifier de « mutationniste ». C’est l’avis de l’historien israélien Martin Van Creveld, pour lequel cette période correspond à une « transformation de la guerre ».
Comprendre les biais de perception de l’Iran par les États-Unis depuis 1979
Voilà plus de 45 ans que les États-Unis et l’Iran sont engagés dans un conflit acharné. En 1979, le régime du Shah, allié de Washington depuis la Seconde Guerre mondiale, est renversé par la Révolution islamique qui aboutit à l’instauration d’un régime théocratique dirigé par un Guide suprême – l’ayatollah Rouhollah Khomeyni jusqu’à son décès en 1989, l’ayatollah Ali Khamenei depuis lors.
« Le retournement inouï de la situation politique en Syrie ces derniers jours met l’Occident face à ses responsabilités »
Alors que l’Europe s’est jusque-là tenue à distance du conflit syrien, laissant la Russie, l’Iran et la Turquie jouer leur partition, l’hypothèse d’une normalisation est désormais bel et bien sur la table, analyse la spécialiste du monde méditerranéen, dans une tribune au « Monde ».
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.