L’Indo-Pacifique face à Trump II. Dans l’étreinte brutale de l’oncle Sam
L’équipe du Centre Asie de l’Ifri présente dans cette note collective une évaluation synthétique et non exhaustive des relations qui se dessinent entre les États-Unis sous l’administration Trump II et certains des principaux acteurs de l’Indo-Pacifique.
Sous l’administration Trump II, la stratégie américaine dans l’Indo-Pacifique devrait s’inscrire dans une continuité bipartisane, marquée par la compétition stratégique avec la Chine. L’accent sera mis sur la pression économique, notamment via de nouvelles sanctions commerciales, et sur un engagement militaire et technologique accru pour contrer Pékin. Les alliés et partenaires de la région, tels que Taïwan, le Japon, la Corée du Sud, les Philippines et l’Australie, continueront d’être mobilisés pour renforcer leur posture face à la Chine, tandis que des pressions pour augmenter leurs dépenses militaires et acheter des armements américains se poursuivront.
Cependant, des facteurs externes, tels que l’instabilité politique en Corée du Sud et la montée des tensions dans le détroit de Taïwan, pourraient compliquer la mise en œuvre de cette stratégie. En Asie du Sud-Est, l’équilibre fragile entre la dépendance économique à la Chine et la sécurité fournie par les États-Unis reste une ligne de tension majeure.
En somme, l’administration Trump II devrait poursuivre une politique d’engagement déterminée, parfois brutale, avec ses partenaires en Indo-Pacifique, tout en intensifiant la pression sur Pékin et en adaptant ses priorités aux défis géopolitiques émergents.
Contenu disponible en :
Thématiques et régions
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
L’Indo-Pacifique face à Trump II. Dans l’étreinte brutale de l’oncle Sam
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesL'essor des véhicules électriques en Chine et le défi stratégique pour l'industrie automobile japonaise
L'expansion rapide de la production chinoise de véhicules électriques redéfinit la concurrence mondiale dans le secteur automobile pour les constructeurs européens et japonais. Le Japon, pionnier des véhicules hybrides, peine à transposer ce leadership aux véhicules électriques à batterie (BEV), alors que les constructeurs chinois augmentent rapidement leur production et leurs exportations. Parallèlement, la domination chinoise dans la fabrication de batteries et le traitement des minéraux critiques met en évidence les vulnérabilités de l'industrie automobile japonaise. Ces évolutions créent un double défi : l'intensification de la concurrence sur les marchés des véhicules électriques (VE) et la dépendance persistante vis-à-vis des chaînes d'approvisionnement contrôlées par la Chine.
Le Japon : nouvel acteur stratégique dans l'Indo-Pacifique
Confronté à un triple front autoritaire et nucléaire incarné par la Chine, la Russie et la Corée du Nord, ainsi qu’aux atermoiements de son allié américain, le Japon accélère la normalisation de sa posture de défense. Il investit massivement dans ses capacités militaires et assouplit ses contraintes politico-juridiques afin de mieux assurer sa propre protection, mais aussi de s’affirmer comme un partenaire de sécurité central, crédible et recherché, en Asie comme au-delà. La rhétorique désormais assumée de la Première ministre Sanae Takaichi à l’égard de Pékin illustre cette bascule stratégique.
Crise dans le détroit d’Ormuz : un stress test pour Taïwan aux enjeux globaux
L’opération militaire de grande ampleur menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a entraîné une riposte iranienne ayant provoqué la destruction partielle d’infrastructures de liquéfaction de gaz naturel et une perturbation sévère du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Les économies d’Asie de l’Est – la Corée du Sud, le Japon et Taïwan en particulier – sont fortement exposées à cette crise en raison de leur dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié (GNL) pour leur production d’électricité.
Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud : une opportunité historique pour le rapprochement euro-asiatique
Le président Emmanuel Macron effectue une tournée au Japon et en Corée du Sud à un moment où les intérêts entre ces trois pays n’ont jamais été aussi alignés, et plus largement entre l’Europe et les démocraties d’Asie de l’Est.