Politique étrangère chinoise
China's foreign policy is asserting itself between growing tensions with liberal democracies and the commitment of the "Global South". The BRI is complemented by a "Global Development Initiative" whose contours are still unclear.
Chine/Corée du Sud : une frustration réciproque
Les relations entre Séoul et Pékin sont de longue date marquées par l’alternance de rapprochements et de difficultés. Pékin cherche à éloigner la Corée du Sud des États-Unis. Séoul entend préserver ses relations avec la Chine, son premier partenaire commercial, tout en gardant la garantie de sécurité américaine. L’équilibrisme sud-coréen pourrait s’avérer dans l’avenir proche difficile à tenir, et Séoul pourrait avoir intérêt à s’appuyer, au-delà de Washington, sur d’autres partenaires.
Sur le fil : l’Asie de l’Est face à la Chine
L’Asie de l’Est est sans nul doute la région du monde qui concentre aujourd’hui à la fois le plus de tensions (politiques, militaires, stratégiques) et le plus d’intérêts (commerciaux, financiers, technologiques). Elle se trouve prise entre les deux fronts d’une rivalité sino-américaine qui oblige les États de la région à adapter leur positionnement vis-à-vis des deux grandes puissances, et particulièrement d’une Chine dont l’assurance politique et militaire croissante s’exerce aux dépens de ses voisins. L’objectif de ce dossier est d’examiner comment ces acteurs ménagent leurs intérêts et leurs vulnérabilités face à l’imposante puissance chinoise.
Chine/Japon : redéfinir la coexistence
Face à la Chine, le Japon adopte une posture ménageant sa coopération économique avec Pékin, assurant la dissuasion de ses stratégies agressives, et sa sécurité économique globale : sécurisation des approvisionnements, autonomie du développement technologique… L’alliance nippo-américaine, renforcée et articulée à des accords régionaux, vise à former un contrepoids systémique à la Chine. Le raidissement des relations américano-chinoises pourrait rendre la posture d’équilibre de Tokyo plus difficile à tenir.
Pékin : pire et meilleur ennemi de Taïwan
Au cours des dernières années, la politique de la République populaire de Chine à l’égard de Taïwan est devenue de plus en plus agressive. Les pressions économiques s’intensifient et les démonstrations de force militaires sont désormais très fréquentes. La posture chinoise a pour effet de renforcer le soutien international à Taipei. La question taïwanaise occupe plus que jamais une place centrale dans la confrontation sino-américaine, elle-même exacerbée par la crise du COVID-19.
Chine et Asie du Sud-Est : les jeux sont-ils faits ?
La Chine pèse sur son environnement immédiat d’Asie du Sud-Est pour mettre en œuvre son concept de « communauté de destin partagé ». Présence accrue, dialogues multiples, projets communs concourent à réduire la marge de manœuvre des membres d’une ASEAN à l’efficacité réduite. La crise sanitaire a permis à Pékin de déployer ses ressources diplomatiques. Articulant la diplomatie et la pression militaire en mer de Chine, la Chine marginalise les autres acteurs – occidentaux – dans la région.
Diplomatie chinoise : de l'« esprit combattant » au « loup guerrier »
La pandémie de COVID-19 a poussé la Chine à développer une communication agressive, les représentations diplomatiques usant largement des réseaux sociaux pour diffuser une image positive des réalisations chinoises et critiquer les pays occidentaux. S’affirme à cette occasion une volonté de puissance décomplexée, un « esprit combattant » correspondant à la pensée de Xi Jinping en matière internationale. L’effet global pourrait bien cependant être négatif pour l’image internationale de la Chine.
Les dilemmes de la politique russe de l’Inde
La politique russe de l’Inde a nettement évolué après la guerre froide. Elle est déterminée par la dépendance de l’Inde à l’égard de l’industrie de défense russe, par ses besoins en énergie, et plus encore par la crainte que la Russie, poussée par son antagonisme avec les États-Unis, ne tombe dans la sphère d’influence chinoise. L’asymétrie de puissance entre l’Inde, la Chine et la Russie, et les dynamiques stratégiques entre Pékin et Washington, renforcent toutefois les convergences entre Pékin et Moscou.
L’avenir de l’Europe face à la compétition sino-américaine - Conclusions
Dans ce numéro spécial de Politique étrangère consacré aux actes de la Conférence organisée par l'Ifri le 10 avril 2019 au Grand amphithéâtre de la Sorbonne, à l'occasion de son quarantième anniversaire, découvrez l'allocution de Jean-Yves Le Drian, ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères.
L’Indo-Pacifique aux couleurs de la Chine
La montée en puissance économique de la Chine l’installe dans une géographie stratégique nouvelle, du Pacifique à l’Afrique et au Moyen-Orient, ce que traduit sa grande stratégie dite Belt and Road Initiative. Le concept d’Indo-Pacifique, officiellement rejeté par Pékin, tente d’intégrer l’extension de la puissance chinoise dans un cadre multilatéral, qui ferait à sa puissance toute sa place, tout en ménageant les intérêts et les capacités de décision de tous les acteurs de la région.
De l’Indo-Pacifique à l’Océanie : une part oubliée du monde ?
Le concept d’Indo-Pacifique tente d’unifier une très vaste région dans une stratégie de parade à l’affirmation de la puissance chinoise. Mais cette région, historiquement et géographiquement, relève de définitions multiples. Elle est aujourd’hui un point d’appui fondamental pour la puissance américaine, et le cœur de l’économie mondialisée. Elle réunit les problèmes posés par de multiples dialectiques locales et par de pressants enjeux mondiaux : environnement, migrations...
Chine/Corée du Sud : une frustration réciproque
Les relations entre Séoul et Pékin sont de longue date marquées par l’alternance de rapprochements et de difficultés. Pékin cherche à éloigner la Corée du Sud des États-Unis. Séoul entend préserver ses relations avec la Chine, son premier partenaire commercial, tout en gardant la garantie de sécurité américaine. L’équilibrisme sud-coréen pourrait s’avérer dans l’avenir proche difficile à tenir, et Séoul pourrait avoir intérêt à s’appuyer, au-delà de Washington, sur d’autres partenaires.
Pékin : pire et meilleur ennemi de Taïwan
Au cours des dernières années, la politique de la République populaire de Chine à l’égard de Taïwan est devenue de plus en plus agressive. Les pressions économiques s’intensifient et les démonstrations de force militaires sont désormais très fréquentes. La posture chinoise a pour effet de renforcer le soutien international à Taipei. La question taïwanaise occupe plus que jamais une place centrale dans la confrontation sino-américaine, elle-même exacerbée par la crise du COVID-19.
Face à la Chine, l’Australie en résistance
La Chine est le plus important partenaire commercial de l’Australie depuis 2007 et cherche à étendre son influence dans ce pays en utilisant trois méthodes : la cooptation, la corruption et la coercition. Les responsables politiques australiens, toutefois, ne sont pas naïfs. Ils ont adopté une série de mesures pour limiter les ingérences étrangères, déclenchant la colère de représentants chinois. Le bras de fer entre Canberra et Pékin peut fournir des enseignements utiles aux Européens.
Sur le fil : l’Asie de l’Est face à la Chine
L’Asie de l’Est est sans nul doute la région du monde qui concentre aujourd’hui à la fois le plus de tensions (politiques, militaires, stratégiques) et le plus d’intérêts (commerciaux, financiers, technologiques). Elle se trouve prise entre les deux fronts d’une rivalité sino-américaine qui oblige les États de la région à adapter leur positionnement vis-à-vis des deux grandes puissances, et particulièrement d’une Chine dont l’assurance politique et militaire croissante s’exerce aux dépens de ses voisins. L’objectif de ce dossier est d’examiner comment ces acteurs ménagent leurs intérêts et leurs vulnérabilités face à l’imposante puissance chinoise.
Diplomatie chinoise : de l'« esprit combattant » au « loup guerrier »
La pandémie de COVID-19 a poussé la Chine à développer une communication agressive, les représentations diplomatiques usant largement des réseaux sociaux pour diffuser une image positive des réalisations chinoises et critiquer les pays occidentaux. S’affirme à cette occasion une volonté de puissance décomplexée, un « esprit combattant » correspondant à la pensée de Xi Jinping en matière internationale. L’effet global pourrait bien cependant être négatif pour l’image internationale de la Chine.
Les dilemmes de la politique russe de l’Inde
La politique russe de l’Inde a nettement évolué après la guerre froide. Elle est déterminée par la dépendance de l’Inde à l’égard de l’industrie de défense russe, par ses besoins en énergie, et plus encore par la crainte que la Russie, poussée par son antagonisme avec les États-Unis, ne tombe dans la sphère d’influence chinoise. L’asymétrie de puissance entre l’Inde, la Chine et la Russie, et les dynamiques stratégiques entre Pékin et Washington, renforcent toutefois les convergences entre Pékin et Moscou.
L’avenir de l’Europe face à la compétition sino-américaine - Conclusions
Dans ce numéro spécial de Politique étrangère consacré aux actes de la Conférence organisée par l'Ifri le 10 avril 2019 au Grand amphithéâtre de la Sorbonne, à l'occasion de son quarantième anniversaire, découvrez l'allocution de Jean-Yves Le Drian, ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères.
De l’Indo-Pacifique à l’Océanie : une part oubliée du monde ?
Le concept d’Indo-Pacifique tente d’unifier une très vaste région dans une stratégie de parade à l’affirmation de la puissance chinoise. Mais cette région, historiquement et géographiquement, relève de définitions multiples. Elle est aujourd’hui un point d’appui fondamental pour la puissance américaine, et le cœur de l’économie mondialisée. Elle réunit les problèmes posés par de multiples dialectiques locales et par de pressants enjeux mondiaux : environnement, migrations...
L’Indo-Pacifique aux couleurs de la Chine
La montée en puissance économique de la Chine l’installe dans une géographie stratégique nouvelle, du Pacifique à l’Afrique et au Moyen-Orient, ce que traduit sa grande stratégie dite Belt and Road Initiative. Le concept d’Indo-Pacifique, officiellement rejeté par Pékin, tente d’intégrer l’extension de la puissance chinoise dans un cadre multilatéral, qui ferait à sa puissance toute sa place, tout en ménageant les intérêts et les capacités de décision de tous les acteurs de la région.
La Chine dans le monde
Aujourd’hui, les initiatives internationales de la Chine se multiplient et se diversifient : la Chine investit dans les infrastructures de transport ou de télécommunication à l’étranger, maintient ses revendications territoriales et maritimes, ouvre de nouvelles bases militaires, crée de nouvelles institutions multilatérales, renforce son réseau de médias en langues étrangères…
Guerre au Moyen-Orient : quels effets de bord en Russie et en Asie ?
La guerre en cours au Moyen-Orient a de multiples impacts, notamment dans le domaine économique en raison de la flambée des prix des hydrocarbures. Comment ceci impacte-t-il les pays des BRICS, et plus spécifiquement, la Russie, la Chine et l’Inde ?
Comment cette île minuscule et ses sept habitants se retrouvent-ils au cœur des tensions entre deux superpuissances ?
"Aucun intérêt à se mettre en difficulté" : pourquoi la Chine reste à distance dans la guerre au Moyen-Orient
Des déclarations fortes, des condamnations, l'envoi d'un "émissaire" et… c'est à peu près tout. Pourtant soutien du régime iranien et principal acheteur de son pétrole, la Chine est particulièrement discrète face aux évènements qui embrasent le Moyen-Orient. Mercredi 4 mars, elle a annoncé avoir envoyé un émissaire pour apporter sa médiation dans le conflit. Pourtant, selon les experts, celle qui achète entre 12 et 18% de son pétrole en Iran ne devrait pas s'impliquer beaucoup plus dans le dossier. Pourquoi ?
Hezbollah et Hamas affaiblis, Russie accaparée par la guerre en Ukraine… Le régime iranien peut-il vraiment compter sur ses alliés?
Bateau de surveillance, renseignement... La Chine aide-t-elle l'Iran face à la menace d'intervention militaire américaine?
Dans un contexte de tensions grandissantes entre les États-Unis de Donald Trump et l'Iran et à deux jours d'une nouvelle session de négociations, la Chine affiche un soutien prudent à Téhéran, son partenaire.
Boycott touristique, tensions en haute mer… Cinq minutes pour comprendre la crise diplomatique entre la Chine et le Japon
Depuis l’arrivée au pouvoir à Tokyo de Sanae Takaichi, les relations entre les deux géants se détériorent avec en fond la question de Taïwan.
En visant le Venezuela et l’Iran, Trump défie ouvertement Poutine et à Xi Jinping et vient leur rappeler qui est le « prédateur dominant »
Le monde doit désormais faire avec un président américain qui assume pleinement un recours désinhibé à l’usage de la force. C’est un changement de donne majeur et surtout une lourde humiliation pour ses homologues russe et chinois.
Capture de Nicolás Maduro : « la Chine vient de perdre un pays partenaire proche, sans doute le plus proche »
Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, les États-Unis ont mené une opération militaire au Venezuela, aboutissant à l’arrestation du président Nicolás Maduro, transféré à New York pour y être jugé. Illégale au regard du droit international, cette intervention marque un tournant stratégique majeur qui pourrait donner des idées à la Chine. Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’Ifri analyse la situation.
cité par Mathilde Durand dans 20 Minutes
Négociations pour la paix en Ukraine: est-ce que la Chine peut et veut peser sur une issue du conflit ?
Emmanuel Macron est en visite d’État en Chine jusqu’au vendredi 5 décembre. Il espère convaincre Xi Jinping de « peser » sur la Russie, le partenaire stratégique de la Chine, pour la « convaincre » d'accepter un cessez-le-feu. Mais le pays a-t-il la volonté et le pouvoir d’infléchir l'intransigeance de Moscou ?
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L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.