La démocratie en Afrique : tours et détours
Politique étrangère, vol. 84, n° 2, été 2019
La démocratie est un produit complexe, qui articule un cadre juridique et une base sociale lui permettant de s’enraciner.
Loin des naïves espérances des années 1990, les expériences de plusieurs pays d’Afrique décrivent un chemin qui demeure, à des degrés divers, chaotique : en Mauritanie, en République démocratique du Congo, en Centrafrique ou au Nigeria par exemple… Le dossier de Politique étrangère rappelle que la mise en place d’institutions supposées permettre la démocratie n’est qu’un signe, un prélude. Les avancées, sur le terrain, devront beaucoup plus aux sociétés qu’aux intervenants extérieurs, quelle que soit la bonne volonté de ces derniers. Le constat, une fois de plus, devrait inciter ces intervenants à redéfinir des politiques prenant mieux en compte des conditions politiques locales.
Sur une scène internationale où la revendication de puissance se fait plus bruyante, quelle place occupe le G7, que préside cette année Paris ? Reste-il pertinent, seul forum brassant les grands problèmes du monde, des politiques économiques au statut des femmes, en passant par la sauvegarde des océans ? Témoigne-t-il seulement de la volonté de voir perdurer un Occident divisé et isolé dans un monde qui le nie ? La rubrique Contrechamps confronte une vision canadienne – le Canada a présidé le G7 en 2018 –, et une vision russe – la Russie a été exclue du G8 en 2014… Bonne occasion de réfléchir sur la conception qu’a Moscou de ses propres intérêts, et sur la nouvelle hiérarchie des puissances.
DOSSIER
LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE : TOURS ET DÉTOURS
Vers un retour de l'autoritarisme en Afrique ?, par Victor Magnani et Thierry Vircoulon (lire l'article)
Nigéria : les méfaits de la democrazy, par Marc-Antoine Pérouse de Montclos
La démocratisation « post-conflit » en Afrique centrale: les causes d'un échec, par Thierry Vircoulon
Les évolutions paradoxales de la démocratie mauritanienne, par Alain Antil
CONTRECHAMPS
À QUOI SERT LE G7 ?
De l'utilité du G7 : témoignage d'un sherpa, par Peter M. Boehm
Moscou et le G7 : un drame en trois actes, prologue, et épilogue, par Andrey Kortunov
ACTUALITÉS
Guerre au Yémen : an V, par François Frison-Roche (lire l'article)
Le djihadisme au Sahel après la chute de Daech, par Djallil Lounnas
Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro, par Mathilde Chatin
REPÈRES
Révolution numérique et transformation de l'action publique, par Carlos Santiso
LIBRES PROPOS
L'Union européenne vue de Russie, par Roman Volkov
L'après-poutinisme en Russie : une succession ouverte ?, par Vladimir Tchernega
LECTURES
Sous la responsabilité de Marc Hecker
The Empty Throne: America's Abdication of Global Leadership, de Ivo Daalder et James Lindsay
A New Foreign Policy: Beyond American Exceptionalism, de Jeffrey D. Sachs
The Jungle Grows Back: America and Our Imperiled World, de Robert Kagan
Par Laurence Nardon
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
La démocratie en Afrique : tours et détours
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesPropagande en ligne en temps de guerre au Soudan
Dans le conflit soudanais, la bataille de propagande entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapides (FSR) à travers les médias classiques et les réseaux sociaux entretient une grande confusion informationnelle. Et ce d’autant plus que l’absence de journalistes sur le terrain facilite la désinformation. Bien que l’armée et les FSR tentent de promouvoir leurs discours grâce à leurs réseaux de communicants et en pratiquant la désinformation et la censure, ils ne peuvent contrôler complètement l’information sur le conflit. Dans le cadre de cette guerre, les réseaux sociaux sont devenus un espace d’expression où les politiciens, militaires, influenceurs et militants expriment leurs rivalités, leurs mensonges et leur propagande.
Une élection dans les crises. Quelles perspectives pour les élections générales éthiopiennes de 2026 ?
Les citoyens éthiopiens sont appelés aux urnes le 1er juin 2026, à l’occasion des prochaines élections générales, les septièmes depuis la fondation de la République fédérale démocratique d’Éthiopie en 1995. Il est peu probable que ces élections conduise à une alternance. Comme le montre en effet cette étude, le gouvernement semble avoir déjà mis en place les mesures qui permettront sa réélection, dans un contexte de multiplication des conflits armés qui n’est propice ni à l’ouverture ni aux transitions politiques.
Quelle place pour l’Afrique subsaharienne dans le monde ?
En s’appuyant sur une approche extrinsèque, alliant histoire globale, géopolitique et relations internationales, ce papier tente de périodiser les modalités des relations de l'Afrique subsaharienne avec le reste du monde. Après un retour rapide sur les périodes précoloniales, coloniales et de Guerre froide, sont explorées plus spécifiquement les périodes 1990-2015 et 2015-2025.
Un « faux départ » : l’avenir des chefferies coutumières en Afrique
Au-delà du seul cas du Burkina Faso, la cérémonie hebdomadaire du « faux départ » du Moro Naba, « l’empereur des Mossi » symbolise dans l'Afrique d’aujourd'hui la position paradoxale de dirigeants traditionnels jouissant d'une influence qui se situe en marge de la sphère politique moderne tout en conservant à la différence de celle-ci, une forte dimension religieuse.