Systèmes Politiques
À la fin de la guerre froide, s'est répandue l'idée que la démocratie libérale allait s'imposer dans le monde. En réalité, les régimes autoritaires ont résisté et les systèmes politiques demeurent variés.
La crise des réfugiés en Allemagne
La massive arrivée de réfugiés dans l'Allemagne de 2015 aura sur le pays des effets de long terme, comparables à ceux de la réunification : nouvelles divisions de la société allemande, montée des partis populistes et d'extrême droite, remise en cause de la position du pays dans le processus d'intégration européenne.
Les migrations face au défi identitaire en Europe
Les Européens ont largement gommé la mémoire de leur histoire des migrations, au profit de débats sur des identités nationales mythifiées. Au-delà des nouveaux discours identitaires, de l'idée des cultures antagonistes et immobiles, c'est le projet européen lui-même qui se trouve mit en cause.
L'asile en Europe : un avenir incertain
L'Union européenne n'a pas su gérer la crise prévisible provoquée par l'afflux de réfugiés en 2015 et 2016. Les mesures prises ont été des échecs. L'accord passé avec Ankara ne constitue pas une solution durable. Et les institutions européennes ne semblent pas en mesure de proposer une politique commune de l'asile.
RAMSES 2017. Un Monde de ruptures
La 35e édition du RAMSES 2017, portée par l'équipe de l'Ifri et ses collaborateurs extérieurs, se place sous le triple signe de l'extension du terrorisme djihadiste, des dynamiques de décomposition du Moyen-Orient et du doute qui s'approfondit sur le projet européen. Les mois qui s'annoncent seront décisifs pour un monde où se redessinent les rapports entre puissances et les logiques économiques, un monde dont la diversité et la complexité nouvelle surprennent, et qui appelle à repenser analyses et moyens d'action.
Dossier RAMSES 2017 : Moyen-Orient, monde arabe : de la division au chaos ?
Sous la direction de Denis Bauchard, conseiller pour le Moyen- Orient à l'Ifri, et Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie contemporaine de l'Ifri.
Europe : Back to the Future
Le Brexit est le symptôme d'une crise du projet européen. Les peuples européens ne se reconnaissent pas dans la bureaucratie bruxelloise et tendent à se replier sur leur pré carré national.
Repenser l'Europe
L'Europe est aujourd'hui menacée par trois « ismes » : le djihadisme, le poutinisme et le populisme. Face à l'ampleur de la crise, les dirigeants des pays membres de l'Union européenne font pâle figure et ont beau jeu de blâmer Bruxelles.
La République démocratique du Congo : de la fin de règne au règne sans fin ?
Selon la Constitution, le second mandat de Joseph Kabila doit prendre fin en novembre 2016, date prévue de la prochaine élection présidentielle, et le président en exercice ne peut se représenter pour un nouveau mandat.
War and Democratic Decision Making: How do Democracies Argue and Decide Whether or Not to Intervene in Distant Wars?
Quelle est la place propre à la prise de décision de guerre ou de paix dans une démocratie ? Sur ce sujet, il est étonnamment très difficile de trouver un consensus, tant en théorie qu'en pratique. Alors qu'en Irak, en Libye et en Syrie, toutes les actions occidentales ont abouti à un échec, il semble nécessaire d'analyser la place et l'importance de cet aspect de la prise de décision démocratique.
The Taboo of the Armenian Genocide, Part Two: The Politics of American Avoidance
Le génocide arménien est depuis un certain temps devenu un sujet de débats et de tribulations dans la politique américaine. Il a souvent été un point important des campagnes présidentielles, comme ce le fût lors de celle du Président actuel Barack Obama: il avait alors promis de le reconnaître. Le génocide a fait l'objet de nombreux votes (le plus récent eu lieu en 2010), qui n'ont pour l'instant jamais réussit à le faire reconnaître. Il a été un point de convergence pour les intérêts, le lobbying, et les investissements étrangers. Avec la récente reconnaissance allemande du génocide et l'arrivée de l'élection présidentielle américaine, la spéculation de la reconnaissance américaine a une fois de plus atteint un niveau élevé. S'il existe différents acteurs clés de la politique américaine, la spécificité de la question du génocide arménien est l'importance des lobbies arménien, turc et israélien, ainsi que les circonscriptions qu'ils représentent.
Leçons de la crise burundaise : les ratés du peacebuilding démocratique
Après une phase de contestation non violente du pouvoir d’avril à juillet 2015, le Burundi est entré, depuis la réélection du président Nkurunziza le 27 juillet, dans une phase de confrontation armée qui se poursuit encore à ce jour. Si pour le moment la basse intensité de ce conflit conduit à minimiser sa dangerosité, une escalade avec des effets déstabilisateurs dans la sous-région n’est pas à exclure. En effet, l’enlisement dans la violence radicalise les positions et ravive les démons du temps de la guerre ethnique.
États-Unis : les nominations à la Cour suprême, enjeu des élections de 2016
Le 13 février dernier s'éteignait le juge de la Cour suprême Antonin Scalia, phare de la pensée conservatrice et juriste le plus influent de ces 30 dernières années aux États-Unis. La question de son remplacement est immédiatement devenue l'un des enjeux de la campagne pour les élections présidentielles de novembre prochain. Si les nominations à la Cour étaient dans le passé un processus relativement consensuel, elles sont aujourd'hui elles aussi affectées par la polarisation de la vie politique américaine.
La Russie a-t-elle une grande stratégie au Moyen-Orient ?
En intervenant militairement en Syrie, la Russie n’a pas cherché à s’affirmer comme une puissance hégémonique au Moyen-Orient. Loin de promouvoir l’unilatéralisme, Moscou défend en fait le multilatéralisme. La démonstration de force en Syrie avait notamment pour but de faire comprendre aux États-Unis et à leurs alliés qu’il ne saurait y avoir de négociations
multilatérales dans la région – et au-delà – en excluant la Russie.
Moyen-Orient, le nouveau «Grand Jeu»
Le Moyen-Orient décomposé redevient-il le centre d’un nouveau « Grand Jeu » ?... S’y réinscrivent les puissances globales : des États-Unis faussement tentés par l’éloignement, une Russie qui s’impose sur un échiquier inattendu, une France secouée par les contradictions de ses politiques… Et s’y affrontent les candidats à l’hégémonie régionale : Iran, Turquie, Arabie Saoudite.
L'Europe centrale à l'épreuve de l'autoritarisme
En 2010, le virage autoritaire de la Hongrie a pu être perçu comme une parenthèse qui allait se refermer rapidement. En réalité, le modèle de « démocratie illibérale » instauré par Viktor Orban a fait des émules. Le Polonais Jaroslav Kaczynski s’en inspire ouvertement. Il estime qu’en deux mandats, il pourra faire table rase de la IIIe République et ancrer son nouveau modèle. Face à ce tournant autoritaire, les sociétés civiles tentent de se mobiliser.
Les Balkans occidentaux, pierre de touche de la politique étrangère allemande et européenne
La politique de l’Allemagne envers les Balkans de l’Ouest se caractérise par un engagement continu qui comprend pourtant plusieurs phases, à savoir la reconstruction, la stabilisation, la consolidation de l’État de droit et de l’économie du marché, enfin de member-state building.
La Malaisie de Najib Razak : Solidité économique sur fond de tension politique
Entamé en 2009 durant la crise financière globale, le mandat de Najib Razak en tant que Premier ministre de Malaisie s’ouvre dans la crainte d’une perte de contrôle sur l’endettement public et d’une chute dans le « piège des pays à revenus intermédiaires ».
La citoyenneté à la française. Valeurs et réalités
La question de la citoyenneté occupe une place importante dans les débats publics autour de l’immigration en France. Ces discussions passionnées sont le reflet des controverses actuelles sur le sens à donner à des valeurs comme « laïcité », « universalisme », « égalité » ou « communauté », et sur la façon dont elles prennent corps dans la réalité sociale et politique.
Exploit humanitaire ou échec ? La crise des réfugiés en Allemagne et en Europe
Depuis l’été 2005, la République fédérale est confrontée à un afflux massif de personnes cherchant protection, venant principalement de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan. Cet afflux de migrants est devenu le sujet dominant de la vie politique et sociale. L’attitude à adopter à l’égard des réfugiés a donné lieu à des prises de position de plus en plus conflictuelles. Le climat social qui entoure la crise des migrants est devenu beaucoup plus sombre, et l’atmosphère politique plus rude.
La pensée et l'action
Alors que la géopolitique est souvent associée à la guerre, Thierry de Montbrial n’a cessé de travailler pour une géopolitique de la paix. Il considère qu’il n’y a pas de tâche collective plus importante que la mise en place d’une gouvernance mondiale légitime et efficace.
La crainte de la France d'une Allemagne faible
75 % des Français ont une bonne opinion d'Angela Merkel. L'élite politique attend les élections au Bundestag avec inquiétude et espoir. Ils n'ont plus peur d'un "diktat" allemand.
Épisode 4 : Diplomatie : entre volontarisme européen et “Germany First”
Longtemps cantonnée à son rôle de leader européen mais plutôt discrète sur la scène internationale, l’Allemagne a dû s'affirmer sur plusieurs dossiers clés, quitte à remettre en cause ses partenariats traditionnels.
Macron deviendra-t-il le leader de l'UE après Merkel ?
La chancelière allemande Angela Merkel, qui a marqué la politique européenne depuis 16 ans, fait ses adieux à la politique après les élections qui se tiendront la semaine prochaine. Comment le départ de Merkel, qui n'est pas à nouveau candidate, aura-t-il un impact sur la France, l'un des deux pays dynamo de l'UE ?
Quand Merkel partira, Macron prendra-t-il les rênes de l'UE, ou les formules qui émergeront des élections constitueront-elles aussi un risque pour Macron ? Comment les relations franco-allemandes seront-elles affectées par ce résultat ? Quel est le plan européen de Macron, qui prendra la présidence de l'UE juste avant les élections présidentielles, pour l'après-Merkel ?
Les questions clés des prochaines élections parlementaires en Allemagne
Les élections allemandes, un risque pour l’agenda politique de Macron
Le parti vainqueur des élections, le 26 septembre, devra s’allier avec les Verts et/ou les libéraux du FDP, une situation inédite et porteuse d’incertitudes pour Paris. Surtout s’il tarde à former un gouvernement, comme ce fut le cas en 2017.
Épisode 2 : Industrie : "das Auto" en perte de vitesse
Entre concurrence, pénuries et contexte post-pandémie, l’automobile est-elle devenue le talon d’Achille de l’industrie allemande ?
« Elle a surtout géré des crises »
Angela Merkel, la chancelière allemande achève ses 16 ans de pouvoir en pleine gloire malgré un bilan controversé.
Merkel a géré les crises, mais a peu innové, selon un analyste français
La chancelière a maintenu la prospérité, mais a réalisé peu de réformes, au niveau national et européen, selon Paul Maurice. Après 16 ans au pouvoir, la chancelière allemande Angela Merkel laisse de nombreux défis à son successeur, qui sortira des élections le 26 septembre. Mme Merkel a marqué l'histoire de l'Allemagne et de l'Europe, mais elle n'était pas une réformatrice. Elle a géré les crises, stabilisé et maintenu la prospérité de l'Allemagne. Parmi ses décisions historiques, la sortie du nucléaire et le soutien aux énergies renouvelables décidés en 2011, et l'accueil des réfugiés en 2015 - en réponse partielle à la dépendance énergétique et au vieillissement de la population. Mais Mme Merkel n'a pas su anticiper des défis de taille, tels que l'avancée du numérique selon l’analyse de Paul Maurice, chercheur au Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Ifri.
Russie: quels enjeux pour les prochaines élections ?
A l’approche des élections parlementaires du 17 septembre, Tatiana Kastouéva-Jean revient sur le contexte politique intérieur russe et notamment sur la situation de l’opposition.
Afghanistan: tragique destins
Le retour des talibans en Afghanistan semble clore une période de 20 ans, ouverte par l’effondrement des tours du World Trade Center et consacrée sous l’influence des néoconservateurs américains à la démocratisation par la force du monde arabo-musulman. L’idée était que la démocratie devait chasser l’islamisme radical.
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