Systèmes Politiques
À la fin de la guerre froide, s'est répandue l'idée que la démocratie libérale allait s'imposer dans le monde. En réalité, les régimes autoritaires ont résisté et les systèmes politiques demeurent variés.
The Taboo of the Armenian Genocide, Part Two: The Politics of American Avoidance
Le génocide arménien est depuis un certain temps devenu un sujet de débats et de tribulations dans la politique américaine. Il a souvent été un point important des campagnes présidentielles, comme ce le fût lors de celle du Président actuel Barack Obama: il avait alors promis de le reconnaître. Le génocide a fait l'objet de nombreux votes (le plus récent eu lieu en 2010), qui n'ont pour l'instant jamais réussit à le faire reconnaître. Il a été un point de convergence pour les intérêts, le lobbying, et les investissements étrangers. Avec la récente reconnaissance allemande du génocide et l'arrivée de l'élection présidentielle américaine, la spéculation de la reconnaissance américaine a une fois de plus atteint un niveau élevé. S'il existe différents acteurs clés de la politique américaine, la spécificité de la question du génocide arménien est l'importance des lobbies arménien, turc et israélien, ainsi que les circonscriptions qu'ils représentent.
Leçons de la crise burundaise : les ratés du peacebuilding démocratique
Après une phase de contestation non violente du pouvoir d’avril à juillet 2015, le Burundi est entré, depuis la réélection du président Nkurunziza le 27 juillet, dans une phase de confrontation armée qui se poursuit encore à ce jour. Si pour le moment la basse intensité de ce conflit conduit à minimiser sa dangerosité, une escalade avec des effets déstabilisateurs dans la sous-région n’est pas à exclure. En effet, l’enlisement dans la violence radicalise les positions et ravive les démons du temps de la guerre ethnique.
États-Unis : les nominations à la Cour suprême, enjeu des élections de 2016
Le 13 février dernier s'éteignait le juge de la Cour suprême Antonin Scalia, phare de la pensée conservatrice et juriste le plus influent de ces 30 dernières années aux États-Unis. La question de son remplacement est immédiatement devenue l'un des enjeux de la campagne pour les élections présidentielles de novembre prochain. Si les nominations à la Cour étaient dans le passé un processus relativement consensuel, elles sont aujourd'hui elles aussi affectées par la polarisation de la vie politique américaine.
La Russie a-t-elle une grande stratégie au Moyen-Orient ?
En intervenant militairement en Syrie, la Russie n’a pas cherché à s’affirmer comme une puissance hégémonique au Moyen-Orient. Loin de promouvoir l’unilatéralisme, Moscou défend en fait le multilatéralisme. La démonstration de force en Syrie avait notamment pour but de faire comprendre aux États-Unis et à leurs alliés qu’il ne saurait y avoir de négociations
multilatérales dans la région – et au-delà – en excluant la Russie.
L'Europe centrale à l'épreuve de l'autoritarisme
En 2010, le virage autoritaire de la Hongrie a pu être perçu comme une parenthèse qui allait se refermer rapidement. En réalité, le modèle de « démocratie illibérale » instauré par Viktor Orban a fait des émules. Le Polonais Jaroslav Kaczynski s’en inspire ouvertement. Il estime qu’en deux mandats, il pourra faire table rase de la IIIe République et ancrer son nouveau modèle. Face à ce tournant autoritaire, les sociétés civiles tentent de se mobiliser.
Moyen-Orient, le nouveau «Grand Jeu»
Le Moyen-Orient décomposé redevient-il le centre d’un nouveau « Grand Jeu » ?... S’y réinscrivent les puissances globales : des États-Unis faussement tentés par l’éloignement, une Russie qui s’impose sur un échiquier inattendu, une France secouée par les contradictions de ses politiques… Et s’y affrontent les candidats à l’hégémonie régionale : Iran, Turquie, Arabie Saoudite.
Les Balkans occidentaux, pierre de touche de la politique étrangère allemande et européenne
La politique de l’Allemagne envers les Balkans de l’Ouest se caractérise par un engagement continu qui comprend pourtant plusieurs phases, à savoir la reconstruction, la stabilisation, la consolidation de l’État de droit et de l’économie du marché, enfin de member-state building.
China’s rise: the view from South Korea
Suivre l’évolution des relations entre la Chine et la Corée du sud est important pour l’Union Européenne, alors que les deux pays sont des partenaires stratégiques, et qu'un accord de libre-échange a été signé avec la République de Corée en 2011. Comment la montée en puissance de la Chine est-elle perçue en Corée du Sud ?
La Malaisie de Najib Razak : Solidité économique sur fond de tension politique
Entamé en 2009 durant la crise financière globale, le mandat de Najib Razak en tant que Premier ministre de Malaisie s’ouvre dans la crainte d’une perte de contrôle sur l’endettement public et d’une chute dans le « piège des pays à revenus intermédiaires ».
La citoyenneté à la française. Valeurs et réalités
La question de la citoyenneté occupe une place importante dans les débats publics autour de l’immigration en France. Ces discussions passionnées sont le reflet des controverses actuelles sur le sens à donner à des valeurs comme « laïcité », « universalisme », « égalité » ou « communauté », et sur la façon dont elles prennent corps dans la réalité sociale et politique.
La pensée et l'action
Alors que la géopolitique est souvent associée à la guerre, Thierry de Montbrial n’a cessé de travailler pour une géopolitique de la paix. Il considère qu’il n’y a pas de tâche collective plus importante que la mise en place d’une gouvernance mondiale légitime et efficace.
Inquiétudes à l'Est
L’adhésion à l’Union européenne n’a pas eu l’effet unificateur, voire niveleur, prévu. À l’Est, le vent dominant semble s’opposer aux plus anciennes références de la construction européenne. Et ébaucher une nouvelle division de l’Europe, qui prend naissance à l’intérieur même de l’Union.
Migrations : logiques africaines
Les causes des déplacements de populations africaines, dans leurs pays, sur le continent, ou vers l'Europe, sont anciennes et multiples. Le terme de « migrations » recouvre des situations, et des implications, internes et internationales, très diverses. Les facteurs de la mobilité doivent être analysés finement. On ne peut répondre à la complexité du problème par la simple gestion des frontières, ou l'externalisation de la question, comme semble tentée de le faire l'Union européenne.
Migrations en Afrique : un regard neuf. Politique étrangère, n° 1, printemps 2016
Les déplacements des Africains concernent massivement…l’Afrique seule. Se préoccuper des migrations internationales, c’est donc porter le regard bien au-delà des conjonctures européennes. Ce numéro de Politique étrangère s’y attache, tentant de décrire (dans son dossier Migrations en Afrique : un regard neuf) les déterminants multiples des mouvements migratoires, les tentatives des États du continent noir pour gérer le problème majeur des déplacés internes, les difficultés d’intégration des migrants du travail dans les sociétés d’accueil, ou les faux-semblants des accords euro-africains de réadmission…
Le bilan de la politique étrangère du gouvernement Harper
Les élections fédérales canadiennes d’octobre 2015 ont vu la défaite du gouvernement conservateur de Stephen Harper et le retour au pouvoir du Parti Libéral. Le nouveau premier ministre Justin Trudeau a aussitôt mis fin aux opérations de combat de son pays contre l’Etat Islamique dans le cadre de la coalition internationale, respectant ainsi l’une des ses promesses de campagne.
Politique de l’immigration en Russie : nouveaux enjeux et outils
La politique migratoire de la Russie est entrée dans une nouvelle phase. Les modifications et les innovations apportées à la législation depuis 2010, ainsi que le « Concept de politique migratoire en Russie jusqu’en 2025 », adopté en juin 2012, témoignent du virage effectué en matière de gestion des flux migratoires.
Le HDP, un nouveau venu en quête d’ancrage
L’élection présidentielle du mois d’août 2014, puis les élections législatives de 2015 en Turquie ont attiré l’attention sur l’émergence d’un nouveau venu sur la scène politique : le Parti Démocratique des Peuples (HDP, Halkların Demokratik Partisi). Sous l’impulsion de ses deux co-présidents, Figen Yüksekdağ et surtout Selahattin Demirtaş, candidat à l’élection présidentielle de 2014 et figure charismatique désormais indissociable du parti, le HDP s’est imposé sur cet intervalle de temps comme une nouvelle force d’opposition au gouvernement islamo-conservateur du président turc, Recep Tayyip Erdoğan, et de son parti l’AKP.
Terrorisme : les bonnes armes ?
Le terrorisme, ça peut marcher. Certes pas avec les résultats rêvés par les illuminés. Mais dans les démocraties, ou les sociétés semi-ouvertes (Russie…), qui sont les victimes tout désignées des terroristes, ceux-ci peuvent à terme réussir à installer la peur, à instiller le doute sur l’efficacité et la résilience des institutions, à semer le conflit et la division, bref, au-delà des réflexes unanimistes, à dresser les sociétés contre elles-mêmes, parfois à les pousser à la folie.
Le « conservatisme » en Russie : instrument politique ou choix historique ?
Le troisième mandat de Poutine se déroule sous la bannière du « tournant conservateur ». Le Kremlin est-il finalement parvenu à définir son idéologie en faisant du conservatisme sa doctrine officielle ? Ou cette invocation du conservatisme n'est-elle qu'une manœuvre politique visant l’atteinte de certains de ses objectifs ?
Le Nigeria : de Goodluck Jonathan à Muhammadu Buhari
Le Nigeria a connu, grâce aux élections présidentielles et législatives du 28 mars 2015, une nouvelle alternance politique permettant le retour au pouvoir de Muhammadu Buhari, général en retraite qui fut au pouvoir entre 1983 et 1985. Pour ce dernier, les échéances de 2015 représentaient une quatrième tentative consécutive après avoir essuyé des échecs aux élections présidentielles de 2003, 2007 et 2011.
Elections allemandes : « Le parti vainqueur aura du mal à dépasser 25 % »
La parole à... Paul Maurice, chercheur spécialiste de l’Allemagne à l’Institut français des relations internationales (Ifri).
Succession de Merkel : Macron sonde le terrain auprès des deux candidats clé
PARIS : Le président français Emmanuel Macron a reçu mercredi le candidat conservateur à la succession d'Angela Merkel, après celui de la gauche lundi, avec en toile de fond la crainte que le calendrier électoral allemand ne bouscule la présidence française de l'Union européenne (UE) et le scrutin présidentiel de 2022.
Pourquoi Emmanuel Macron craint le FDP
Dans les coulisses de Berlin, le président français fait campagne pour une réforme du pacte de stabilité. Mais ses amis du parti libéral, parmi tous les autres, lui font la vie dure. A Paris, une éventuelle participation du FDP au gouvernement est donc considérée de manière critique.
Allemagne : l'inconnue électorale inquiète Paris
Emmanuel Macron reçoit cette semaine les deux principaux candidats au poste de chancelier. Mais ce qui s'annonce le plus compliqué pour le gouvernement français, c'est le jeu des coalitions qui sont encore floues mais vont immanquablement peser sur la relation bilatérale et sur la politique de l'Union européenne.
Scholz ou Laschet : qui est le plus Macron-compatible ?
En pleine campagne des législatives, les successeurs potentiels d'Angela Merkel se pressent à l'Elysée. Le social-démocrate Olaf Scholz est reçu ce lundi.
Allemagne : Olaf Scholz, le successeur naturel d’Angela Merkel ?
Olaf Scholz, actuel ministre allemand des Finances au sein du gouvernement de coalition, est le candidat du SPD aux législatives du 26 septembre. Les derniers sondages donnent son parti en tête pour les législatives. Un chancelier social-démocrate pourrait donc succéder à Angela Merkel.
Merkel a entretenu des relations fonctionnelles avec la France, mais n'a jamais créé de "couple"
Départ des Américains de Kaboul: «Un scénario catastrophe», selon Marc Hecker (Ifri)
Vingt ans après le 11-Septembre et le déclenchement de la guerre contre le terrorisme, épisode humiliant pour les États-Unis : les talibans sont de retour à Kaboul. Une reconquête du territoire à vitesse éclair en forme de revanche pour ceux qui avaient été chassés du pouvoir en 2001. Illustration de l’échec de la guerre globale contre le terrorisme qui avait suivi le traumatisme des attentats de 2001.
Le monde du djihâd
Quelles seront les conséquences de la victoire des Talibans en Afghanistan sur le djihâd mondial ? Il y a trois semaines, déjà, Kaboul tombait aux mains des Talibans. Stupéfaits, nous assistions en direct, jour après jour, à la défaite de la première puissance du monde par ceux-là même qu'elle avait entrepris d'éradiquer vingt ans auparavant.
Législatives allemandes : le casse-tête
A trois semaines des élections législatives (le 26 septembre 2021), les Allemands sont en plein flou électoral. Aucune force politique ne se dégage suffisamment pour écarter la possibilité d’une future coalition à trois. Chercheur au Centre d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’IFRI, Paul Maurice décrypte les enjeux du scrutin.
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