Dissuasion et prolifération
Les enjeux liés à la dissuasion nucléaire et à la prolifération des armes reviennent dans les rapports de force entre États. Chine, Russie, Iran, Corée du Nord : les arsenaux s’accroissent et se modernisent.
Sujets liés
« Nous n'en sommes qu'au début des réflexion avec les Européens. La question du nombre de têtes est prématurée. Beaucoup de choses sont déjà possibles avec notre arsenal, qui n'est pas dimensionné par rapport à ce que l'on veut protéger mais par rapport aux dommages inacceptables qu'on veut infliger. Nos alliés pourraient se sentir rassurés par une augmentation du nombre de têtes. Mais l'objectif n'est pas de répliquer le modèle américain. »
citée par Nicolas Barotte dans Le Figaro
Trump au Moyen-Orient : dollars et stratégie
A l'aune de la visite annoncée de Donald Trump en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, sa première tournée officielle dans la péninsule arabique, quelle priorité du président étasunien ? S’agit-il d’une tournée diplomatique ou financière ?
Heloïse Fayet : « La dissuasion nucléaire fonctionne toujours »
Heloïse Fayet responsable du programme de recherche « Dissuasion et prolifération » au Centre des études de sécurité de l’Ifri, décrypte pour WARM by 2050NOW les grands enjeux du nucléaire militaire dans un contexte géopolitique bouleversé.
Un consensus fragilisé ? La pression sur la norme contre les essais nucléaires
À l’exception de la Corée du Nord, aucun État n’a mené d’essais nucléaires au xxie siècle, rendant compte de l’émergence d’une norme internationale forte contre de tels essais.
Nucléaire iranien : Donald Trump peut-il négocier un nouvel accord ?
On connaît l'amour du président des États-Unis pour « The Art of the Deal », l'art de la négociation.
Vers un accord Trump-Iran sur le nucléaire ?
Donald Trump a entamé avec les mollahs des négociations au sujet du nucléaire iranien. Un revirement inattendu, alors que les deux pays n’entretiennent plus de relations diplomatiques officielles depuis 1980.
La dissuasion nucléaire française peut-elle protéger l'Europe ?
La France est la seule puissance nucléaire souveraine d'Europe, alors que les bombes atomiques américaines sont soumises à l'accord de Trump et que la dissuasion britannique semble plus fragile que jamais. De nombreux pays d'Europe souhaiteraient donc bénéficier de ce « parapluie nucléaire ».
La question est de savoir s’ils réussiront à imposer leur vision, quand on voit comment les Etats-Unis et Trump imposent leurs conditions à l’Europe au sujet de l’Ukraine.
citée dans Le Monde.
Les sous-marins de Cherbourg : l’industrie navale prend du galon (épisode 29/44)
Face aux menaces russe et chinoise et à l'arrivée de Donald Trump, le marché des sous-marins est en progression. La France y occupe une place déterminante grâce au groupe historique de Naval Group, qui exporte des sous-marins et assure une dissuasion nucléaire depuis son site de Cherbourg.
Armes nucléaires, vers un partage opérationnel ?
Une question revient sur le devant de la scène : l'Europe doit-elle se doter de son propre parapluie nucléaire ? Héloïse Fayet est avec Margot Haddad pour en discuter.
Face à Trump, des alliés de Washington rouvrent le débat sur l'arme nucléaire
Les assauts de Donald Trump contre l'OTAN et l'ordre établi sapent la confiance de ses alliés dans le parapluie nucléaire américain, alimentant les craintes d'une prolifération à terme des armes nucléaires, selon des experts interrogés par l'AFP. « La confiance dans le parapluie nucléaire américain a été profondément ébranlée par la rhétorique provocatrice et incohérente de Trump », explique Byong-Chul Lee de l'université Kyungnam à Séoul.
Vers une dissuasion nucléaire européenne ?
Neuf pays à ce jour possèdent l'arme nucléaire, dont la France, les États-Unis et la Russie. Seuls deux pays la détiennent en Europe : le Royaume-Uni et la France. Grâce à cette arme (au sol, en vol ou sous-marine), ces pays peuvent dissuader des États menaçants d'attaquer leurs intérêts vitaux. C'est ce qu'on appelle la dissuasion nucléaire.
Dissuasion nucléaire : Héloïse Fayet x Louis Gauthier
Héloise Fayet chercheuse et responsable du programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l'Ifri, et Louis Gauthier, Magistrat à la Cour des comptes, ancien secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, étaient les invités de France Inter mardi 18 mars pour débattre de la dissuasion nucléaire française.
L'Allemagne, nouveau moteur de la défense européenne ?
800 milliards d'euros pour "réarmer l'Europe", l'Union européenne redéfinit sa stratégie de défense alors que le parapluie américain prend l'eau. L'Allemagne est en première ligne de ce changement stratégique.
La France peut-elle proposer un nucléaire européen ?
La France peut-elle élargir son « parapluie nucléaire » à l’échelle européenne ? Emmanuel Macron relance cette question dans un contexte de tensions croissantes. Alors que l’OTAN est fragilisée et que l’engagement américain est incertain, une dissuasion nucléaire européenne est-elle envisageable ?
On a besoin d’inventer notre propre modèle de dissuasion, qui ne soit pas calqué sur le modèle américain [qui déploie des armes nucléaires dans plusieurs pays européens]. Il faut une dissuasion nucléaire française robuste, un dispositif militaire conventionnel et surtout un engagement politique.
Par exemple, les Estoniens considèrent presque que les militaires français déployés dans leur pays viennent avec chacun une petite arme nucléaire dans leur dos: ils représentent une sorte de projection de la dissuasion nucléaire française.
Citée par l'AFP dans Le Journal du Quebec.
Sommet européen sur l'Ukraine
Les dirigeants des 27 pays membres de l'UE ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky sont à Bruxelles pour évoquer l'avenir de la défense européenne alors que les Etats-Unis ont gelé leur aide militaire à Kiev.
Peut-on partager l'arme nucléaire ?
Face au risque de désengagement américain, Emmanuel Macron a indiqué mercredi 5 mars vouloir « ouvrir le débat » sur la protection de l’Europe par le parapluie nucléaire français. La France possède environ 300 têtes nucléaires pouvant être lancées par l’aviation ou les sous-marins nucléaires.
L’extension du parapluie nucléaire français et britannique en Europe suscite un intérêt grandissant de la part des alliés
Le 21 février, l’Allemagne, par la voix du probable futur chancelier Friedrich Merz, a pour la première fois admis son intention de « discuter » avec Londres et Paris d’un élargissement de la protection nucléaire. Beaucoup de questions demeurent toutefois sur la mise en œuvre d’un tel projet.
Dissuasion nucléaire européenne : est-ce que la France peut partager sa bombe ?
Au lendemain de l’entretien houleux entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron remet sur la table la question de la dissuasion nucléaire et d’une défense européenne. Une proposition qui divise et qui questionne les capacités de la France en matière de défense.
Nucléaire iranien : qu'est-ce que le "snapback" ?
L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont déclenché le « snapback » contre contre l’Iran le 28 août. « Le snapback », c’est le nom de cet outil diplomatique qui ouvre la possibilité de rétablir des sanctions onusiennes. Celles-là mêmes qui avaient été levées par l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Pourquoi brandir cette menace maintenant ? Que va-t-il se passer ? Des négociations sont-elles encore possibles ? Quelles peuvent être les conséquences pour l’Iran ?
"On reste inaudibles": les partisans du désarmement nucléaire tentent de faire bouger les lignes pour les 80 ans d'Hiroshima
De nombreuses commémorations sont organisées ce mercredi 6 août pour les 80 ans des bombardements d'Hiroshima. Le mouvement pour l'interdiction des armes nucléaires participe à cet anniversaire mais peine à faire avancer sa cause. En France, les partisans de ce désarmement voient le contexte géopolitique actuel comme un moment décisif.
80 ans après Hiroshima, quid des ambitions d’abandon des armes nucléaires ?
Ce mercredi 6 août marque les 80 ans du bombardement atomique d'Hiroshima par les Américains. Le Japon y organise une cérémonie, qui devrait réunir 120 pays, avec l'espoir de dénucléariser les arsenaux. Mais cette volonté se heurte à un monde de plus en plus instable, où le recours à l'arme atomique est brandi avec de plus en plus d'hubris.
Il y a 80 ans, Hiroshima et Nagasaki changeaient le monde
Les 6 et 9 Août 1945, les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki précipitaient la reddition du Japon, mettant fin à la guerre du Pacifique. Un tournant de l’histoire et de la guerre qui a changé la face du monde. La mémoire de cet évènement tragique résonne comme un rappel nécessaire alors que l’actualité nous confronte à la menace de l’arme nucléaire et de sa prolifération dans le monde.
Dissuasion nucléaire : Paris et Londres vers un accord de "coordination"... pour changer quoi ? "La France gardera sa souveraineté"
La France et le Royaume-Uni sont prêts à "coordonner" leurs dissuasions nucléaires pour protéger l’Europe, ont fait savoir Emmanuel Macron et Keir Starmer ce jeudi 10 juillet, à l’issue d’un sommet franco-britannique, à Londres. Jean-Louis Lozier, conseiller auprès de l’Ifri, spécialiste des questions de dissuasion nucléaire, nous explique les enjeux d’un tel accord. Entretien.
Dissuasion nucléaire "coordonnée" entre la France et le Royaume-Uni : que va changer cette déclaration inédite sur le recours à l'arme atomique ?
Emmanuel Macron et Keir Starmer ont signé jeudi une déclaration qui évoque pour la première fois la possibilité de recourir de manière "coordonnée" à "la puissance des forces nucléaires des deux nations", dans un contexte de désengagement américain de l'Otan face à la menace de la Russie.
La France et le Royaume-Uni prêts à « coordonner » leurs dissuasions nucléaires pour protéger l’Europe
A l’occasion de la visite d’Etat à Londres d’Emmanuel Macron, le président français et le premier ministre britannique, Keir Starmer, entérineront, jeudi, cette évolution majeure de leur doctrine. Un « groupe de supervision nucléaire », coprésidé par les deux dirigeants, va être créé.
« On a perdu toute traçabilité sur le programme nucléaire iranien »
ENTRETIEN. La chercheuse Héloïse Fayet estime que les frappes israéliennes et américaines ont ralenti les activités atomiques de l’Iran mais que celles-ci échappent désormais au contrôle international.
La Russie sort-elle renforcée de la guerre israélo-iranienne ?
Alors que Téhéran vient d’annoncer la fin de la « guerre des douze jours » qui l’a opposé à Israël et aux États-Unis, nous vous proposons un entretien avec le politologue Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri et spécialiste de l’Iran et, notamment, de ses relations avec la Russie, afin de comprendre l’impact que la déflagration que vient de subir le Moyen-Orient a eu sur Moscou, allié « stratégique » de la République islamique.
« La stratégie de dissuasion iranienne a échoué à prévenir une offensive »
Si les destructions occasionnées par les frappes américaines et israéliennes ralentiront sans doute le programme nucléaire iranien, il n’est cependant pas anéanti, estime, dans une tribune au « Monde », Héloïse Fayet. Elle évalue les options qui s’offrent désormais à Téhéran, mais aussi les conséquences mondiales en matière de prolifération nucléaire.
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