Dissuasion et prolifération
Les enjeux liés à la dissuasion nucléaire et à la prolifération des armes reviennent dans les rapports de force entre États. Chine, Russie, Iran, Corée du Nord : les arsenaux s’accroissent et se modernisent.
Sujets liés
Iran : autopsie d'un régime qui bouge encore
Dans cet épisode enregistré le 20 mars 2026, Marc Hecker reçoit Sophia Mahroug, maître de conférences à la Sorbonne Abou Dhabi et auteure d'une thèse doublement primée sur le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Des missiles et des hommes
Entre l'héritage antinucléaire des "99 Luftballons" de Nena et les récentes annonces stratégiques d'Emmanuel Macron, Berlin et Paris tentent un rapprochement historique : celui de la dissuasion nucléaire élargie. Groupe de pilotage conjoint, parapluie élargi et enjeux industriels : dans cet épisode, on décrypte ce dossier "atomique" qui pourrait bien redéfinir l'avenir de la défense européenne. Mais attention à ce qu'il ne devienne pas radioactif pour la politique allemande ! Le pacifisme allemand est-il compatible avec la dissuasion française ?
Iran : comment le régime parvient à se maintenir
Malgré la mort du Guide suprême dès le début du conflit, le régime iranien menace toujours la circulation dans le détroit d’Ormuz. L’Iran est-il prêt à une confrontation longue ? Héloïse Fayet, chercheuse à l’Ifri, répond.
La guerre selon Donald Trump – jusqu’où ira-t-il ?
Dans une pièce de doctrine publiée dans la revue, « La garde prétorienne de l’Empereur : Trump et la russification de l’armée américaine », Thomas Crosbie et Olivier Schmitt considèrent que la guerre contre l’Iran, commencée le 28 février, fait basculer l’armée des États-Unis dans une autre logique : « non pas une armée agissant contre l’autorité civile, mais une armée agissant comme sa courroie de transmission idéologique ».
Moyen-Orient : pourquoi ce nouveau conflit n’a pas grand-chose à voir avec la guerre des Douze jours de juin dernier
Le conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran est dorénavant plus long que la précédente opération armée confrontant les trois protagonistes en juin 2025, dénommée « guerre des Douze jours » par Donald Trump.
Dissuasion nucléaire : l’offre de la France à l’Europe
Le 2 mars à l'Ile Longue, Emmanuel Macron a annoncé le renforcement de la dissuasion nucléaire française, désormais élargie à l'Europe. Quelles sont les conditions de cette dissuasion avancée ? Signerait-elle la fin du parapluie nucléaire américain en Europe ? Et quelles réactions des Européens ?
Dissuasion nucléaire : ce qui change après le discours d’Emmanuel Macron
Lors de son discours très attendu sur la dissuasion nucléaire, le 2 mars, Emmanuel Macron a annoncé la création d'une dissuasion avancée. La chercheuse Héloïse Fayet décrypte cette notion pour Le Monde.
Dissuasion nucléaire : la France prête à ouvrir son parapluie aux Européens ?
Lundi 2 mars, Emmanuel Macron a prononcé un discours sur la base de l’île Longue qui abrite les quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Le chef d’État a infléchi la doctrine nucléaire française en annonçant la mise en place d’une "dissuasion avancée" en collaboration avec certains pays européens, offrant ainsi la "possibilité pour les partenaires de participer aux exercices de dissuasion française".
La dissuasion nucléaire française fait un grand pas vers l’Europe
Dans son discours à la base navale de l’île Longue, lundi, Emmanuel Macron a mis l’accent sur la coopération et la solidarité avec des alliés de la France sur le Vieux Continent, dévoilé un nouveau concept de « dissuasion avancée » et une augmentation du nombre de têtes nucléaires françaises.
Discours sur la dissuasion nucléaire d’Emmanuel Macron : « Une réponse forte au nouveau contexte international »
Selon Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (Ifri), la nouvelle doctrine nucléaire française présentée par Emmanuel Macron est une « inflexion majeure » dans un moment de ruptures géopolitiques.
"On reste inaudibles": les partisans du désarmement nucléaire tentent de faire bouger les lignes pour les 80 ans d'Hiroshima
De nombreuses commémorations sont organisées ce mercredi 6 août pour les 80 ans des bombardements d'Hiroshima. Le mouvement pour l'interdiction des armes nucléaires participe à cet anniversaire mais peine à faire avancer sa cause. En France, les partisans de ce désarmement voient le contexte géopolitique actuel comme un moment décisif.
Il y a 80 ans, Hiroshima et Nagasaki changeaient le monde
Les 6 et 9 Août 1945, les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki précipitaient la reddition du Japon, mettant fin à la guerre du Pacifique. Un tournant de l’histoire et de la guerre qui a changé la face du monde. La mémoire de cet évènement tragique résonne comme un rappel nécessaire alors que l’actualité nous confronte à la menace de l’arme nucléaire et de sa prolifération dans le monde.
Dissuasion nucléaire : Paris et Londres vers un accord de "coordination"... pour changer quoi ? "La France gardera sa souveraineté"
La France et le Royaume-Uni sont prêts à "coordonner" leurs dissuasions nucléaires pour protéger l’Europe, ont fait savoir Emmanuel Macron et Keir Starmer ce jeudi 10 juillet, à l’issue d’un sommet franco-britannique, à Londres. Jean-Louis Lozier, conseiller auprès de l’Ifri, spécialiste des questions de dissuasion nucléaire, nous explique les enjeux d’un tel accord. Entretien.
Dissuasion nucléaire "coordonnée" entre la France et le Royaume-Uni : que va changer cette déclaration inédite sur le recours à l'arme atomique ?
Emmanuel Macron et Keir Starmer ont signé jeudi une déclaration qui évoque pour la première fois la possibilité de recourir de manière "coordonnée" à "la puissance des forces nucléaires des deux nations", dans un contexte de désengagement américain de l'Otan face à la menace de la Russie.
La France et le Royaume-Uni prêts à « coordonner » leurs dissuasions nucléaires pour protéger l’Europe
A l’occasion de la visite d’Etat à Londres d’Emmanuel Macron, le président français et le premier ministre britannique, Keir Starmer, entérineront, jeudi, cette évolution majeure de leur doctrine. Un « groupe de supervision nucléaire », coprésidé par les deux dirigeants, va être créé.
La Russie sort-elle renforcée de la guerre israélo-iranienne ?
Alors que Téhéran vient d’annoncer la fin de la « guerre des douze jours » qui l’a opposé à Israël et aux États-Unis, nous vous proposons un entretien avec le politologue Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri et spécialiste de l’Iran et, notamment, de ses relations avec la Russie, afin de comprendre l’impact que la déflagration que vient de subir le Moyen-Orient a eu sur Moscou, allié « stratégique » de la République islamique.
« On a perdu toute traçabilité sur le programme nucléaire iranien »
ENTRETIEN. La chercheuse Héloïse Fayet estime que les frappes israéliennes et américaines ont ralenti les activités atomiques de l’Iran mais que celles-ci échappent désormais au contrôle international.
« La stratégie de dissuasion iranienne a échoué à prévenir une offensive »
Si les destructions occasionnées par les frappes américaines et israéliennes ralentiront sans doute le programme nucléaire iranien, il n’est cependant pas anéanti, estime, dans une tribune au « Monde », Héloïse Fayet. Elle évalue les options qui s’offrent désormais à Téhéran, mais aussi les conséquences mondiales en matière de prolifération nucléaire.
Bombe atomique : « Si les Iraniens avaient encore besoin d'une motivation, les États-Unis viennent de la leur donner »
Les États-Unis ont bombardé, ce dimanche 22 juin, trois sites nucléaires clés en Iran, rejoignant ainsi l'offensive lancée par Israël le 13 juin. Héloïse Fayet, responsable du programme de recherche « dissuasion et prolifération » au Centre d'études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri) analyse ce nouveau tournant dans la guerre.
Iran / Israël : de l’escalade à la guerre ouverte ?
Vendredi, Israël a lancé son opération « Rising Lion », une attaque massive sur des sites nucléaires iraniens, neutralisant toute une partie de son état major. Des pertes lourdes pour l’Iran, qui a répliqué par des tirs de missiles. Assistons-nous aux premiers jours d’une guerre ouverte ?
Dissuasion nucléaire européenne : est-ce que la France peut partager sa bombe ?
Au lendemain de l’entretien houleux entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron remet sur la table la question de la dissuasion nucléaire et d’une défense européenne. Une proposition qui divise et qui questionne les capacités de la France en matière de défense.
La France va-t-elle partager son parapluie nucléaire ?
La tension entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky marque davantage la distance entre l'Europe et les États-Unis. Pour se défendre alors, le Vieux Continent réfléchit à son autonomie de défense, dont celle de son parapluie nucléaire qui pourrait être partagé par la France.
La prolifération nucléaire face aux incertitudes américaines
Alors que l’attitude récente de la diplomatie trumpienne avec les alliés des États-Unis laisse planer des doutes sur les garanties de sécurité américaines, le Collimateur fait le point sur les risques de prolifération nucléaire, avec Héloïse Fayet (Ifri) et Camille Grand (ECFR).
L'arme nucléaire en grave crise de prolifération
Depuis 10 ans, le nombre d’armes nucléaires dans le monde est en augmentation. Selon le SIPRI, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, on recense plus de 12.000 têtes dans les arsenaux des neuf États possédant des armes nucléaires, dont près de 4.000 déployées et 2.100 en alerte c’est-à-dire prêtes à l’emploi.
Quand l’armée affiche ses tirs de missile
Dans cette vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’armée française célèbre un tir d’entraînement complexe et entend ainsi démontrer sa force militaire par l’image. Une stratégie de communication inédite où la recherche d’équilibre entre visibilité et secret est un enjeu majeur.
Le missile ORECHNIK : un missile "inarrêtable", vraiment ?
La dissuasion nucléaire est-elle encore un rempart efficace ? Chercheuse au Centre des Etudes de Sécurité de l'IFRI, Héloïse FAYET apporte un éclairage suite à l'introduction d'un nouveau missile par la Russie : le missile ORECHNIK
OTAN : 75 ans de solidarité stratégique (replay)
Guerre en Ukraine, partage du fardeau entre Alliés, désengagement des Etats-Unis de l'Europe, nouveaux domaines de conflictualité... Alors que l'Alliance vient de fêter ses 75 ans et que l'ère Stoltenberg touche à sa fin après dix ans la tête de l'organisation, l'agenda de l'OTAN témoigne de la diversité de ses domaines d'actions mais aussi des différentes perceptions des Alliés sur l'ensemble de ces enjeux.
Au lendemain du sommet de Washington, cette conférence réunissant diplomates, militaires et chercheurs a pour ambition d'analyser les perspectives à court et moyen terme pour l'Alliance atlantique.
Dissuasion et prolifération : comprendre la dimension nucléaire des conflits actuels
Ce nouvel épisode du podcast « Le monde selon l'Ifri », offre une plongée au cœur du concept de dissuasion nucléaire avec Héloïse Fayet, chercheuse et responsable du Programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l’Ifri.
Le fait nucléaire dans le contexte du retour de la conflictualité armée en Europe
Une table ronde organisée par le comité Dissuasion de l'Ecole de guerre.
Deux ans de guerre en Ukraine : bilan et perspectives
Pour quelles raisons la contre-offensive ukrainienne de 2023 a-t-elle échoué ? Peut-on dire que les Ukrainiens et les Occidentaux ont sous-estimé la résilience de l’armée russe ? Qu'adviendra-t-il de l'Ukraine en cas de baisse significative du soutien américain ?
La guerre nucléaire aura-t-elle lieu ?
Intervention d'Héloïse Fayet au webinaire organisé par l'université de Bordeaux ayant pour sujet : "la guerre nucléaire aura-t-elle lieu ?".
L'avenir de la dissuasion nucléaire française
Xerfi Canal a reçu Thomas Gomart, Directeur de l’Institut Français des Relations Internationales, pour parler de la dissuasion nucléaire.
(Dis)integrating Asia? - Entretien avec Euan Graham
Euan Graham, chercheur au programme de sécurité maritime de la Rajaratnam School of International Studies (RSIS), présente la position de l'Australie vis-à-vis de l'intégration régionale asiatique.
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